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La sortie de crise s'éloigne pour l'hôtellerie et la restauration italiennes

Conjoncture - jeudi 27 octobre 2022 14:05
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Le tourisme est l'un des secteurs les plus importants pour le PIB italien. De nombreuses aides ont été mises en place pour le soutenir, représentant plus d'un milliard d'euros. Pour autant, les difficultés persistent.



“Le bon déroulement de l’été, n’a pas suffi à égaliser le bilan du système touristique italien”, explique Bernabò Bocca, président de Federalberghi, la Fédération des associations italiennes de l’hôtellerie et du tourisme. Il continue : “D’ailleurs, on regarde avec beaucoup d’inquiétude les prochains mois et le risque que tous les secteurs, et non seulement le tourisme, soient frappés par une combinaison explosive due à l’augmentation des coûts et à la réduction de la demande.”

Une lente reprise

Selon le baromètre du tourisme publié par Federalberghi, même si le deuxième trimestre 2022 montre des signaux positifs, les indicateurs n’ont pas retrouvé le niveau de 2019. En particulier en ce qui concerne l’occupation des chambres (- 14,9 %), le trafic aérien (- 23 %) et le tax free shopping (- 56 %). Le secteur de l’hôtellerie-restauration ne fait pas exception. Selon l’Istat, l’Institut italien de statistiques, au premier semestre 2022 l’activité dans le secteur de l’hôtellerie a chuté de 19,9 %, alors que dans la restauration, il diminue seulement de 8,4 %.

Avec 13 % du PIB italien, le tourisme est un poids lourd de l’économie italienne. Un secteur qui était en pleine croissance avant la pandémie. En 2019, le pays enregistrait son record absolu de fréquentation avec de 131,4 millions de clients (+ 2,6 %) et 436,7 millions de nuitées (+ 1,8 %) dans les établissements d'hébergement.

Des aides du gouvernement

Par conséquent, l’État a soutenu très largement ce secteur stratégique au travers de deux mesures, l’une fiscale et l’autre financière, avec plusieurs décrets-législatifs. Côté fiscalité, une suspension des impôts a été mise en place. Une décision appliquée en 2021 dans toutes les régions, puis réservée aux zones les plus touchées. Il a aussi été introduit un crédit d’impôt équivalent à 60 % des dépenses effectuées en 2020.

Au cours de l’été 2020, le gouvernement a également proposé un bonus vacances, équivalent à 500 €, pour encourager les Italiens à rester sur le territoire. Une personne par foyer bénéficiait de 80 % de la valeur du bonus venant en réduction de la facture de l’hôtel. Les 20 % restants étaient déduits lors de la déclaration des impôts.

Le deuxième type d’aide qui a été apporté est financier : plusieurs fonds ont été mis en place pour un total de 150 M€ entre 2020 et 2021. De plus, un fond de 20 M€ a été créé pour la promotion du tourisme, ainsi qu’un fond de 250 M€ pour le soutien des entreprises dans le secteur de la restauration.

La flambée des prix de l’énergie : de nouveaux défis

Mais aujourd’hui, les entreprises doivent faire face à la hausse des coûts. Bernabò Bocca, président de Federalberghi, a récemment déclaré à l’ANSA, principale agence de presse italienne, que “la condition de l’hôtellerie est dramatique. On a besoin d’une intervention immédiate, comme pour le Covid”. Il continue : “Le montant des factures d’électricité a été multipliée par six par rapport à 2019.” Il craint qu’avec la fin de la haute saison, beaucoup d’hôtels soient contraints de fermer parce que “les coûts ne seront plus couverts par les entrées”. Au mois de janvier 2022, le gouvernement avait déjà injecté 1,6 milliard d'euros dans le secteur face aux conséquences de la crise Covid et à la flambée du prix de l’électricité. Aujourd’hui, le secteur appelle à une nouvelle intervention immédiate.

#italie #tourisme

Chiara De Martino, Press Aletheia

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