Les enjeux sont de taille : en France, 9 tomates consommées sur 10 sont importées. Née de fusions coopératives au début des années 1990, Terres du Sud fédère près de 6 000 agriculteurs, emploie plus de 1 400 salariés et réalise environ 600 millions d’euros de chiffre d’affaires. “Nous sommes des développeurs de terroirs”, indique Jean Le Gouvello, commercial, ingénieur en agriculture chez Terres du Sud. La tomate de transformation est un pilier essentiel de l’entreprise.“La production française ne couvre que 10 % des besoins en tomates transformées. Nous voulons développer une filière solide face à un marché mondialisé”, explique Laurent de Vaujany, directeur de la branche fruits et légumes.
La restauration, un levier économique et territorial
Historiquement, 98 % des volumes de tomates transformées étaient destinés aux industriels de l’agroalimentaire, mais ce marché est de plus en plus exposé à la volatilité mondiale, avec la pression de pays à très gros volumes (Italie, Espagne, Chine). “La restauration ouvre de nouvelles perspectives. Les restaurateurs sont porteurs de notre message et le transmettent à leurs clients, à savoir l’origine locale de la tomate, le modèle coopératif et la production du champ à la transformation”, ajoute Jean Le Gouvello.
Pulpe, purée, concentré sont conditionnés en poches aseptiques de 5 ou 10 kg sans aucun sucre ni additif. La tomate de Marmande n’a pas besoin d’artifices, elle est peu acide et naturellement sucrée. Elle est cultivée dans le Lot-et-Garonne, en Dordogne et en Gironde, à moins de 80 km de l’usine de Bergerac.
La filière pourrait encore gagner en reconnaissance puisqu'un dossier d’Indication géographique protégée (IGP) pour la tomate de Marmande a été déposé auprès de l’INAO.
Publié par Dorisse PRADAL
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