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du 22 janvier 2004
VIE PROFESSIONNELLE

Manifestation de restaurateurs devant l'ambassade d'Allemagne à Paris

L'UMIH PLAIDE SA CAUSE EN DIRECT

Toque en tête, plus de 2 000 restaurateurs, selon l'Umih, ont manifesté lundi 19 janvier devant l'ambassade d'Allemagne à Paris. Une délégation, conduite par André Daguin, a été reçue par des responsables allemands. L'opération se voulait cordiale. Elle l'a été.


Philippe Villalon (à gauche) et André Daguin ont défendu la TVA à 5,5 auprès de Michel Zenner, ministre plénipotentaire à l'ambassade d'Allemagne.

Quelles raisons poussent l'Allemagne à faire entrave à la baisse de la TVA en restauration en France ? Lundi 19 janvier, à la veille de la réunion Ecofin, les restaurateurs de l'Umih* ont décidé de poser eux-mêmes la question aux représentants allemands en France.
Conduits par Philippe Villalon, président de la FNRF, ils se sont donné rendez-vous place du Canada à Paris, près de l'ambassade d'Allemagne. "Nous voulons faire pression sur eux pour qu'ils révisent leur point de vue. Nous sommes là aussi pour aider le gouvernement dans ses négociations", lâche Dominique Degenne, tout juste arrivé d'Orléans et parmi les premiers à battre le pavé parisien. Même objectif pour Pascal Delozier, patron de La Petite Auberge à Saint-Lo dans la Manche, qui est accompagné de son équipe, Carinne Girard et Soizick Vimound. "Nous voulons peser dans la balance. Plus nous serons nombreux et mieux ce sera." 11 heures. Quelque 600 personnes jouent du coude à coude derrière des grilles qu'ils ont promis de ne pas dépasser. "Nous ne sommes pas ici dans une démarche revendicative. Nous voulons seulement comprendre, explique Philippe Villalon. Nous avons demandé à être reçus par des responsables de l'ambassade, et ils ont accepté. Nous voulions marquer le coup en étant une centaine. Lorsque nos adhérents ont appris ce que nous allions faire, ça n'a pas arrêté de sonner rue d'Anjou. Tout le monde voulait venir... Vous savez, c'est vraiment de l'avenir de la profession dont il s'agit."
Des banderoles en français et en allemand prennent le relais : "Amis européens, amis allemands, aidez-nous à créer des emplois." D'autres pancartes s'adressent cette fois au gouvernement français : "Promesse non tenue", "l'Europe a bon dos", grondent certaines. Vers midi, la foule continue de grandir sous l'œil des forces de l'ordre impassibles. L'atmosphère reste bon enfant, tandis qu'André Daguin est reçu par Michel Zenner, ministre plénipotentiaire pour les Affaires économiques et européennes à l'ambassade, et par Thomas Schmitt, délégué de l'ambassadeur. Là aussi, l'ambiance est cordiale. Le président de l'Umih est accompagné par Philippe Villalon, Dany Deleval, vice-président de la FNRF, Jean Terlon (Essonne) et Vincent Sciré (Var). Il entre dans les bâtiments les bras chargés d'une corbeille aux couleurs du Midi, remplie de mimosa. Non, décidément, l'heure n'est pas au bras de fer. L'entrevue terminée, la délégation se réjouit d'avoir été "bien reçue" et "écoutée". Le dossier sera transmis au chancelier Schroeder, a-t-on promis. De source diplomatique, il n'y a d'ailleurs pas "d'obstacle principal", seulement des discussions en cours, des experts au travail... "L'harmonisation du taux de TVA à 5,5 constitue un enjeu vital pour nous. En venant frapper directement à la porte des Allemands, nous voulions plaider notre cause en toute légitimité. Je crois qu'ils l'ont compris et c'est important. De toute manière, c'est au gouvernement français de tenir promesse", conclut Philippe Villalon, qui estime à 2 000 le nombre total de manifestants devant l'ambassade, chiffre à diviser par deux selon la police.
S. Soubes zzz74v zzz66f

* L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie.


Message rédigé en allemand pour ce restaurateur orléanais.

Message officiel de l'Umih
"Les professionnels vont à la rencontre de nos amis allemands pour établir un dialogue. Une décision unanime des 15 pays européens laisserait chaque pays libre d'appliquer ou non le taux réduit chez lui. La restauration française est un secteur à forte intensité de main-d'œuvre qui pourrait faire partie de ceux bénéficiant d'un taux réduit pour 2 ans (annexe K). D'ici là, la France montrera les effets positifs en termes de créations d'emploi de cette mesure."

Baisse de la TVA en restauration
La CPIH préfère agir auprès des ministres

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