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Accueil > Actualités > Vie professionnelle

Engagements des OTA, loi Macron : hôteliers, voici ce qu'il en est

Vie professionnelle - mardi 7 juillet 2015 14:08
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Laurent Duc, président national des hôteliers de l'Umih, fait le point avec nous sur ce qu'il en est des relations actuelles et futures entre hôteliers et OTA.



Laurent Duc.
Laurent Duc.

L'Article 33 octies A de la loi Macron instaure un contrat de mandat* entre l'hôtelier et les plateformes de réservation. A partir de la promulgation de la loi, qui devrait intervenir avant le 15 août, il n'existera plus aucune forme de parité. La parité restreinte tombera de fait. L'hôtelier retrouvera sa liberté commerciale et tarifaire.

En attendant la promulgation de la loi Macron, les engagements pris par Booking. Com auprès de l'Autorité de la concurrence (après débat contradictoire) sont entrés en application au 1er juillet dernier. Expédia a embrayé le pas à Booking.com en modifiant ses clauses, avec une application au 1er août 2015 (sans débat contradictoire). « Booking.com a parlé d'une négociation très difficile. Notons ici que les résultats ont dû être tout de même satisfaisants pour elle, puisque que la plateforme les a étendus à toute l'Europe... ».

L'Umih vient d'éditer une plaquette (Mode d'emploi#1) qui alerte les hôteliers sur la conduite à tenir dès aujourd'hui et jusqu'à l'entrée en vigueur de la loi Macron vis-à-vis de Booking.com et d'Expedia. « La situation est complexe pour l'hôtelier.  Ils vont retrouver leur liberté, ils auront à nouveau le pouvoir d'être l'interlocuteur direct et exclusif avec leur clientèle. Et ils pourront communiquer sur tous les supports. D'ici là, ils peuvent et doivent dès à présent renouer ce contact avec le client. Un client qui réserve par une OTA, c'est un prospect. Un client qui revient, via l'OTA, c'est une hérésie commerciale. C'est l'hôtel qui doit prendre la main sur le client. Mais pour cela, il faut qu'il ait une nouvelle démarche proactive vis-à-vis de sa clientèle et nous venons de mettre en place des outils pratiques pour cela, qu'il suffit de télécharger ».

Etape suivante. « Une fois la loi Macron promulguée après le vote solennel à l'Assemblée Nationale (qui lui, doit intervenir avant le 14 juillet), l'instauration d'un contrat de mandat va redonner tout pouvoir à l'hôtelier. Destination, cible, prix : c'est l'hôtelier qui va fixer les conditions. Les hôteliers vont être libres de signer ce qu'ils veulent. Les OTA ne pourront plus prétendre avoir les meilleurs tarifs. Mais les plateformes ne vont pas s'arrêter là. Je fais confiance aux opérateurs  pour avoir assez d'imagination afin de séduire les hôteliers. Et c'est ce que nous attendons d'eux : une relation enfin équilibrée et partenariale ».  Un document de l'Umih intitulé Mode d'emploi #2 accompagnera la promulgation de la loi Macron.

Mais le combat n'est pas fini. « L'utilisation du nom de propriété de l'hôtel et l'utilisation du nom de domaine relèvent du Tribunal du Commerce et non de l'Autorité de la concurrence. Nous allons continuer à nous battre.  Comme je viens de vous le dire, un travail de pédagogie est nécessaire pour que l'hôtel se réapproprie sa clientèle. Maintenant, nous allons aussi tout faire pour faire gagner de l'argent à l'Etat, au travers de l'hébergement dit collaboratif... »

* Le contrat de mandat (Article 1984 du Code civil) : "Le mandat ou procuration est un acte par lequel une personne donne à une autre le pouvoir de faire quelque chose pour le mandant et en son nom. Le contrat de se forme que par l'acceptation du mandataire". Exemple : entre un vendeur d'un bien et l'agent immobilier. 

 


Sylvie Soubes
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