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Réouverture : les professionnels alsaciens entre joie et incertitudes

Restauration - vendredi 18 juin 2021 15:05
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► Nicolas Stamm, chef et copropriétaire de la Fourchette des ducs à Obernai

“Nous avons pu rouvrir dans des conditions quasiment normales et on est très enthousiastes. Nous ne sommes pas à plaindre : nous sommes le seul pays du monde où les restaurateurs ont eu autant d'aides de la part de l’État. Maintenant, il s'agit de se remettre au travail, à 200 %, pour redonner à nouveau du bonheur aux gens.

Pour la reprise, j'avais la boule au ventre, d'autant que nous avons fait d'importants travaux ces derniers mois pour créer une nouvelle terrasse. Pour l'équipe, c'est comme une nouvelle salle, avec de nouvelles habitudes et automatismes à prendre. Je me demandais comment ça allait se passer. Mais dès le premier service, on avait l'impression qu'on s'était quittés la veille. Il y a eu un formidable enthousiasme en cuisine comme en salle, qui s'est communiqué aux clients.

On voit la vie différemment après neuf mois de fermeture. Une telle épreuve m'a permis de réaliser à quel point nous avions une équipe exceptionnelle. Je n'aurais pas pu rêver mieux.”

 

► Gilles Egloff, du groupe Diabolo Poivre, qui gère sept restaurants à Strasbourg et un à Lyon

“Nous avons rouvert progressivement nos différents établissements depuis le 19 mai. Cela nous a permis de reprendre tranquillement nos marques. Bien sûr, nous sommes très contents de rouvrir, surtout nos établissements qui n'avaient pas de terrasse. Et pour ceux qui en ont, nous sommes désormais moins focalisés sur les prévisions météo ! On a eu beaucoup de plaisir à retrouver nos clients et on sent que c'est réciproque. On ressent leur engouement. Certains sont même venus manger sous la pluie ! À Strasbourg, on a l'impression que les touristes reviennent, mais les parlementaires, les Américains et les Asiatiques manquent.

Nous sommes également impatients de connaître les nouvelles mesures qui seront appliquées à partir du 30 juin. On a envie que ce soit enfin comme avant. Les deux derniers mois ont été difficiles moralement, pour tout le monde. Mais désormais, je suis très confiant.”

 

► Jérôme Freis, barman au Schluch, une institution familiale du centre-ville de Strasbourg

“Comme nous n'avons qu'une petite terrasse, nous avons rouvert le 9 juin. Après plus de sept mois, ça faisait long... Dès le premier jour, nous avons tout de suite retrouvé nos clients fidèles. Ici, c'est un bar d'habitués. Comme nous, ils étaient très contents de revenir.

Pour cette reprise, je trouve qu'il y a eu moins de difficultés qu'entre les deux confinements. Le port du masque est devenu quelque chose de normal. Et le lavage des mains, je le pratiquais déjà fréquemment... Les nouvelles règles n'ont pas été plus contraignantes. Je crois aussi que je l'accepte mieux que la première fois ; on a pris des automatismes. Et surtout, si ça peut nous permettre de ne pas être reconfinés, je suis plus que d'accord ! Car je suis quand même inquiet pour la suite. J'ai peur que l'épidémie reparte et qu'on soit obligés de refermer à nouveau en septembre. En tant que simple bistrot, nous sommes les premiers ciblés. D'ailleurs, on n'avait pas trop compris cette règle sur le coup : ça nous a semblé injuste que ceux qui ne servent pas à manger soient pénalisés avant les autres. Certains ont essayé de tricher alors qu'ils n'avaient pas de cuisine. Nous, ici, on ne vend que des bretzels !”

#strasbourg #obernai #reouverture


Sophie Dungler