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Gilles Goujon : "Nous avons besoin d'une baisse de la TVA dès la réouverture de nos restaurants"

Restauration - jeudi 7 mai 2020 17:28
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Fontjoncouse (10) Trois questions à Gilles Goujon, chef-patron du restaurant L'auberge du Vieux Puits à Fontjoncouse, 3 étoiles Michelin.



Gilles Goujon : 'Il faut que les assurances prennent en charge de 15 à 25% de la perte d'exploitation'.
Gilles Goujon : 'Il faut que les assurances prennent en charge de 15 à 25% de la perte d'exploitation'.

Etes-vous pour une réouverture rapide des restaurants ?

"C’est aux épidémiologistes de nous dire quand nous pouvons rouvrir. Moi, je pense que rouvrir tant que le virus circule, c’est trop tôt et c’est dangereux. Ça veut dire que nous pouvons être des contaminants. Donc ne rouvrons pas trop tôt. Est-ce qu’on est capable de garantir à 100% la sécurité de nos employés, de nos clients et de nous-mêmes ? Il faut les protéger les siens au travail, les siens à la maison et ses clients. Je n’ai pas envie d’être responsable de la contamination de qui que ce soit. Par ailleurs, oui, nous sommes des pros de l’hygiène, mais il ne faut pas oublier non plus le cahier d’évaluation des risques. Il va falloir mettre en place de nouvelles procédures et former le personnel. Cela demande du temps. On nous a obligés à fermer. Il est impératif de retarder l’accueil du public afin de rouvrir dans de bonnes conditions, c’est-à-dire sans risques sanitaires. En attendant, il faut nous aider. Je pense qu’on peut arriver à vaincre le Covid par les sacrifices acceptés par notre profession.

 

Que demandez-vous au gouvernement ?

Il faut que les assurances prennent en charge de 15 à 25% de la perte d’exploitation. Je pense que le gouvernement peut faire plier les assurances. En Bavière, cela a bien été fait. Dans le même temps, il faut qu’un fonds catastrophe sanitaire-épidémie soit mis en place. Il sera financé en partie par les professionnels au travers de surprimes très raisonnables. Ce devrait être une assurance obligatoire afin de protéger tous les professionnels.

Le gouvernement a fait beaucoup. Il doit aller encore plus loin grâce au PGE porté à 4mois de chiffre d’affaire et à des conditions d’accès assouplies. Nous avons besoin d’une baisse de la TVA dès la réouverture de nos restaurants afin de faire face aux remboursements des prêts PGE qui auront permis à tous les restaurateurs de se maintenir à flot. On peut, par exemple, étaler le PGE sur 10 ans et baisser la TVA à 5,5%. Evidemment, cette baisse de TVA ne concernerait que les restaurants ouverts avant la crise du Covid-19. Ainsi, on aide tout le monde à la même échelle. Si on nous donne les bons outils.

 

Que proposez-vous en contrepartie ?

Aujourd’hui, nos salariés en chômage partiel ne touchent que 84% de leur salaire. Avec ces aides, nous pourrions assurer le complément de salaire de nos collaborateurs. C’est important à double titre : pour eux qui n’ont pas à assumer financièrement les conséquences de cette crise et pour leur pouvoir d’achat. Arriver à conserver le pouvoir d’achat à 1 million de salariés, cela va se ressentir sur la consommation. Tout le monde va s’y retrouver".

#gillesgoujon #coronavirus #tva #restaurant

 

 


Nadine Lemoine
Deux revendications pour les entreprises saisonnières

Les saisonniers

"Avec une activité réduite de moitié, les employés saisonniers ne seront pas tous repris. Ceux qui le seront, ne travailleront pas le nombre de jours nécessaires pour ouvrir leurs droits. Il faut penser à eux afin qu’ils soient pris en charge. "

 

Les entreprises saisonnières

"Comment une entreprise peut-elle résister quand elle perd 3 mois d’activité sur 6 ? Et quand sur ces 3 mois, le chiffre d’affaires est divisé par 2 car la clientèle n’est pas au rendez-vous ? Comment fait-elle pour payer ses salariés permanents jusqu’à la saison suivante ? Le chômage partiel doit être prolongé jusqu’à la réouverture des établissements en 2021.

Les saisonniers et assimilés aussi doivent être aidés pour faire une saison blanche. C’est une nécessité au regard de la santé publique".

 

 

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