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Coronavirus : Bruno Le Maire annonce 45 milliards d'euros pour les entreprises et les salariés

Juridique et social - mardi 17 mars 2020 12:57
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Lors d'une conférence téléphonique avec la presse ce mardi 17 mars, Bruno Le Maire a présenté le plan de soutien du gouvernement aux entreprises et aux salariés d'un montant de 45 milliards d'euros dans un premier temps.



Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances : 'Nous devons faire face à une crise financière et économique qui sera longue et violente.'
Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances : 'Nous devons faire face à une crise financière et économique qui sera longue et violente.'

“Nous devons faire face à une crise financière et économique qui sera longue et violente et devra mobiliser toutes nos forces nationales, européennes et du G7”, a annoncé Bruno le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, mardi 17 mars. Le Gouvernement a prévu un plan de soutien aux salariés et aux entreprises d’un coût global de 45 milliards d’euros dans un premier temps.

  • 8,5 milliards d’euro pour le chômage partiel

Les mesures exceptionnelles de chômage partiel, qui couvre l’ensemble des salariés, devraient avoir un coût global de 8,5 milliards d’euros sur deux mois. L’objectif est de maintenir les compétences et les savoir-faire, pour éviter les licenciements et permettre le redémarrage de l’économie le plus vite possible, une fois la crise passée.

  • 32 milliards d’euros de report de charges fiscales et sociales

Ce montant correspond à l’estimation pour le mois de mars. Ce dispositif ne concerne pas les impôts indirects comme la TVA. Ce report pourra être transformé à la fin de la crise en annulation.

  • 2 milliards d’euros pour le fonds de solidarité

Ce fonds va représenter 2 milliards d’euros de dépense publiques pour un mois. Il concerne deux types d’entreprise :

- celles dont l’activité a été fermée comme les restaurants et débits de boissons  (160 000 entreprises)

- les TPE qui auraient perdu 70 % de chiffre d’affaires. Pour apprécier ce seuil, il faut faire la comparaison entre le chiffre d’affaires de mars 2019 et celui de mars 2020. Autre condition à respecter pour ces entreprises, leur chiffre d’affaires doit être inférieur à 1 M€.

Ce fonds de solidarité consistera en :

- une aide rapide de 1 500 €, versée sur simple déclaration à la direction générale des finances publiques (DGFIP) ;

- un dispositif anti-faillite pour les entreprises qui ont au moins un salarié et qui seraient en très grande difficulté malgré le recours à tous les autres dispositifs. Dans ce cas, le montant serait augmenté au cas par cas pour éviter toute faillite.

 

Garantie par l’État de tous les nouveaux prêts bancaire à hauteur de 300 milliards d’euros

Cette mesure massive a vocation à maintenir la trésorerie pour les entreprises. Les banques n’ont donc plus aucune raison de refuser d’accorder quelque prêt que ce soit à quelque entreprise que ce soit.

 

Zéro recette, zéro dépense

Le ministre a insisté sur le principe du ‘zéro recette, zéro dépense’, avec le non versement des charges fiscales et sociales et a annoncé des négociations avec les assureurs et bailleurs. Le report des factures se fera sur demande des petites entreprises à leur fournisseur.

 

Report des factures d’eau et d’électricité

Ce dispositif ne concerne que les petites entreprises et pas les particuliers. Bercy est en négociation avec Engie pour le report des factures de gaz.

 

Report des loyers

Le report des loyers a été négocié avec les grands bailleurs, notamment pour les commerces situés dans les centres commerciaux, lesquels sont dispensés de payer leur loyer pour l’instant. En revanche, le ministre a refusé le report de tous les loyers, afin de ne pas pénaliser les bailleurs avec une petite retraite, pour qui cela représente un complément de revenus. Le médiateur des entreprises pourra trancher sur les cas litigieux en matière de baux commerciaux et de loyers.

 

Pas de prise en charge par les assureurs

Les entreprises ne sont pas prises en charge par leur assurance pour la perte d’exploitation. La garantie perte d’exploitation souscrite par un commerçant lui permet la prise en charge par son assureur des frais fixe et du salaire des employés. Mais cette garantie ne joue que pour les interruptions d’activités liés à certains événements précis (une épidémie n’en fait pas partie) ou en cas de catastrophe naturelle (garantie obligatoirement délivrée lors de la souscription au contrat d’assurance). Une catastrophe sanitaire, comme celle qui se produit actuellement, n’est pas considérée comme une catastrophe naturelle et ne peut donc être prise en charge par les assurances. Bruno Le Maire a précisé que ses services étaient en négociation avec les assureurs et qu’il les appelle à la solidarité nationale.

 

#Coronavirus #LeMaire #Gouvernement


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