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Le Monte-Carlo Beach à l'heure écologique

Hôtellerie - lundi 2 mai 2022 09:45
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Roquebrune-Cap-Martin () Le 5 étoiles monégasque prône un luxe green, en jonglant entre protection de la biodiversité, tri pointu, réduction de la consommation d'eau ou encore restauration certifiée Ecocert.



Au Monte-Carlo Beach, “pas de green washing”, sourit Emmanuel Taillandier, directeur adjoint de l’établissement monégasque. Dans cet hôtel Relais & Châteaux, on ne badine pas avec le tri. “Au sein de la chambre, on propose aux clients de trier à deux niveaux en séparant le papier du reste. Sinon, nous trions à douze niveaux : le verre, le papier, le carton, les emballages ménagers recyclables, les ordures ménagères, les huiles de cuisson, les déchets organiques de cuisson qui sont déshydratés sur place et réduits en granulats valorisés par d’autres filières, les déchets électroniques et électriques, les ampoules incandescentes et tubes fluo, ainsi que les piles usagées, énumère-t-il. Ces collectes nous coûtent plusieurs milliers d’euros par saison. Seules les huiles de cuisson peuvent être revendues, à quelques centaines d’euros la tonne.” Pour éviter les déchets inutiles, les cintres métalliques sont restitués au pressing, les palettes en bois aux fournisseurs… Et bientôt, les pains de savon seront également recyclés, tout comme les mégots des clients qui deviendront des matériaux isolants.

Côté cuisine, le restaurant gastronomique Elsa est certifié Ecocert depuis 2013 pour sa cuisine “100 % bio et pêche sauvage”. Il s’approvisionne en “produits de saison et de grande proximité” : les légumes frais viennent par exemple du Domaine d’Agerbol, niché sur les hauteurs de Monaco. “Nous proposons peu de bœuf à la carte, des plats végétariens et pas d’espèces en voie de disparition. Les clients des restaurants peuvent récupérer les restes alimentaires dans une Gourmet box. On passe plus de mille boîtes par saison. On a aussi remplacé le buffet par un petit déjeuner à la carte, à table, afin d’éviter le gaspillage”, souligne Emmanuel Taillandier.

 

Un travail d’équipe

Pour réduire sa consommation d’eau et limiter l’utilisation de produits chimiques, l’hôtel de 40 chambres nettoie désormais son parking au souffleur électrique, et propose à ses clients de ne pas changer leurs draps quotidiennement, mais un jour sur deux. Sur le chapitre de l’énergie, l’établissement a opté pour le renouvelable et les détecteurs de présence ; d’ici deux ans, il espère installer des panneaux photovoltaïques. Engagé dans la préservation de la biodiversité, le 5 étoiles a aussi créé en 2021 une digue récifale, à 100 mètres du rivage, afin de protéger la plage et de permettre la régénération des espèces endémiques. La pinède de l’hôtel, située sur la pointe de la Vigie, a été classée LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), et recense une vingtaine d’espèces d’oiseaux nicheurs ou protégés. “Le Monte-Carlo Beach est engagé depuis plus de vingt ans et au sein du groupe Monte-Carlo Société des bains de mer, il est pilote à beaucoup d’égards. Depuis huit ans, nous avons le label Green Globe, qui a un niveau d’exigence élevé avec ses 360 critères. Nous sommes toujours dans une dynamique d’amélioration continue”, précise Emmanuel Taillandier. 

Pour aller au bout de cette démarche écoresponsable, les collaborateurs (300 au plus fort de la saison) et les clients ont un rôle central. “On affiche notre charte d’engagement dans l’entrée. Cela sensibilise les clients sur leur propre comportement de consommateur. Très souvent, ils jouent le jeu. On suggère, mais on ne veut pas contraindre. Il faut une approche ouverte”, note le directeur adjoint. Au sein de l’hôtel, une quinzaine de salariés encadre la démarche. C’est la “Green team, garante des bonnes pratiques”. Dans cette équipe, tous les services de l’hôtel sont représentés, sans hiérarchie. “La parole de la femme de chambre pèse autant que la mienne, glisse Emmanuel Taillandier. Une démarche de développement durable, c’est avant tout du bon sens. Cela génère une énergie, une cohésion d’équipe”. Une belle façon de “valoriser les collaborateurs et de donner du sens à leur travail”.


Violaine Brissart
Journal & Magazine
SOS Experts
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