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Cédric Gorini : "Les annulations pleuvent et nos clients ont déjà reporté jusqu'à trois fois leur séjour"

Hôtellerie - vendredi 27 novembre 2020 16:05
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Val Thorens (73) Le Gouvernement a annoncé cette semaine que si les Français pourront se rendre dans les stations, ils ne pourront pas skier et les infrastructures ne rouvriront pas pour les fêtes. Une situation ubuesque que déplorent les professionnels de la montagne.



Cédric Gorini, gère avec son frère Arnaud, son épouse et ses parents, un groupe hôtelier construit, au fil des années à Val Thorens (Savoie). Le groupe Gorini compte l’Hôtel des 3 Vallées (trois étoiles), deux restaurants d’altitude, et le Pashmina. “C’est un 5 étoiles de 56 chambres, donc un gros investissement, que nous avons fait, il y a cinq ans. Nous tenons le choc, mais nous tirons nos dernières cartouches”, explique Cédric Gorini.

Ce qui le préoccupe, entre autres choses, ce sont les positions divergentes des pays concernant les stations de ski. En France, Jean Castex a annoncé le 26 novembre que les infrastructures ne rouvriront pas pour les fêtes. Les Français pourront donc se rendre en station mais ne pourront pas skier. “Il ne faut pas que nous soyons les seuls à ne pas ouvrir et laisser un boulevard à nos concurrents.” Car si l'Italie, l'Allemagne et l’Autriche se dirigent vers une fermeture, la Suisse (qui n’est pas membre de l’Union européenne) ne limite jusqu'à présent le ski dans aucun canton et compte bien ouvrir les restaurants dès la mi-décembre. “C’est injuste et incohérent. Les annulations pleuvent et nos clients fidèles ont déjà reporté jusqu'à trois fois leur séjour.” Cédric Gorini regrette aussi ne pas pouvoir vraiment prévoir. “Or, diriger une entreprise, c’est prévoir. On ne fait que repousser nos décisions.”

 

“Nos saisonniers ont les grandes victimes de la crise”

“Nous sommes heureux d’avoir enfin une date au 20 janvier, mais il faudrait que cela coïncide avec l’ouverture des frontières et nous n’en sommes pas sûrs à ce jour.” Car Val Thorens est fréquentée à 60 % par des étrangers. “La ministre du Travail nous dit de ne pas hésiter à embaucher nos saisonniers, que l’État assumera. Elle a juste oublié le logement en station que l’on doit anticiper en amont. Nous recevons les saisonniers toute la journée, ce sont les grandes victimes de la crise”, déplore Cédric Gorini. Beaucoup arrivent en fin de droits. “Il faut jongler avec des CDD, en attendant l’ouverture, les rassurer, leur transmettre un peu de positif. Je pense sincèrement que dans notre métier, le cœur du réacteur, c‘est l’équipe. Il ne faut pas casser ceux qui font tourner nos établissements.”

En attendant le 20 janvier, les Gorini ont recruté malgré tout et fait une mise en place à minima pour être fin prêts dès que la date d’ouverture sera effective. “Toutes les stations n’attendent plus que cela. Ces semaines perdues représentent une très grosse partie de la fréquentation.”

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Fleur Tari
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