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Comment réagir aux demandes des blogueurs-influenceurs ?

Hôtellerie - mardi 28 août 2018 12:30
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Confrontés aux fréquentes sollicitations de blogueurs-influenceurs, les hôteliers doivent répondre aux demandes susceptibles de générer des retombées positives pour eux, et habilement en refuser d'autres. Voici quelques pistes pour faire les bons choix.



De nombreux hôteliers sont régulièrement sollicités par des blogueurs-influenceurs souhaitant séjourner dans leurs établissements en échange de textes et photos publiés sur un blog. Demandes de gratuité, de rabais ou de sur classement… par des blogueurs, qui en général ne viennent pas seuls. Qu'est-il pertinent d'accepter ou pas ?

Pour Catherine Parinaud, directrice de l'hôtel 4 étoiles Best Western Premier Bayonne Etche-Ona à Bordeaux, le sujet est ambivalent. "Je recense deux typologies de blogueurs. D'un coté, ceux qui veulent passer un agréable week-end à moindre frais et que l'on ne voit pas lors de leur séjour… c'est une majorité. Leurs textes comportent ensuite des erreurs et manquent de précisions. L'effet marketing en termes de visibilité peut être important, avec un pic de visites sur notre site officiel ainsi que des commentaires positifs sur notre page Facebook, mais cela reste très éphémère et les ventes sont presque inexistantes. Toutefois cela reste intéressant si l'hôtel a une actualité, comme une rénovation ou un nouveau service. D'autre part, nous recevons des blogueurs qui recherchent vraiment de l'information, visitent l'hôtel, discutent avec nous.

Pour moi, le bon blogueur est spécialisé et il a de l'expérience dans le tourisme. Nous avons reçu six blogueurs en 2017 et 2018, dont deux étrangers animant une agence de voyage via leur blog. Là, nous avons vu de nettes retombées, avec des clics et des conversions derrière, analyse-t-elle. Désormais, "nous sommes plus sélectifs. Un blog généraliste 'lifestyle' (mode, beauté, voyage) n'est pas adapté à notre cible, et ses lecteurs ne sont pas de futurs clients. Je décline gentiment les demandes ne correspondant pas à notre profil", explique la directrice, qui reçoit deux demandes par mois en moyenne.

Ne pas refuser de façon frontale

L'hôtel de Toiras (5 étoiles) et sa Villa Clarisse Relais & Châteaux, sur l'île de Ré, reçoivent également deux ou trois demandes par mois, surtout l'été, qui proviennent notamment d'instagrameurs. L'hôtel travaille, par ailleurs, avec une agence de relation presse, qui traite une dizaine de demandes par mois (blogueurs et journalistes confondus). 
"L'agence nous conseille par rapport aux blogueurs, elle fait le tri et souvent nous acceptons. En direct, nous acceptons la moitié des demandes, en fonction du blog et des disponibilités de l'hôtel. C'est un échange de bons procédés : nous invitons ou faisons une belle offre. Il est difficile de calculer les retombées, mais c'est positif pour la visibilité et coûte moins cher qu'un encart publicitaire", précise Benjamin Debout, responsable des réservations de l'hôtel. "Si nous refusons car cela n'a pas d'intérêt pour nous, nous ne le faisons pas de façon frontale. Certains demandent par exemple une gratuité : dans ce cas, nous proposons autre chose - une promotion - et l'échange s'arrête assez naturellement", constate-t-il. 

Suite à une demande, n'hésitez pas à évaluer la motivation et le sérieux du blogueur : pourquoi a-t-il choisi votre établissement, que compte-t-il faire ? Et renseignez-vous sur son blog pour savoir s'il est spécialisé, de qualité… et fréquenté.

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Laetitia Bonnet Mundschau