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Ils avaient prévu 6 mois de travaux, il aura fallu trois ans

Hôtellerie - vendredi 9 mars 2018 08:43
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Racheté (murs et fonds) en octobre 2013, le Best Western Plus Comédie St-Roch, situé face à la gare de Montpellier, a été fermé en novembre 2014 pour la mise aux normes incendies, accessibilité et son rafraîchissement, avec une réouverture prévue au bout de six mois. Mais « ça s'est très vite compliqué, explique Loïc Aparicio, directeur d'exploitation pour le groupe ES Industries & Hôtels (créé par Dominique et Christine Escarra). Des problèmes de structure sont apparus liés aux appartements mitoyens ou encore à l'agrandissement du rez-de-chaussée. « Plus on avançait, plus de nouvelles difficultés se présentaient.  A titre d'exemple, quand on a cassé les plafonds, pour les coupes feu, les cloisons se sont écroulées… il n'y avait que les murs porteurs et périphériques sur lesquels on pouvait compter » se souvient Loïc Aparicio qui craignait le pire, chaque jour révélant son lot de complications. Mais « l'investisseur a en fait décidé de miser sur le long terme, avec une rénovation de fonds en combles et même l'acquisition d'appartements mitoyens libres pour créer des suites ».  Tout a dû, bien sûr, être remis à plat avec un nouvel appel d'offres, un autre architecte, la redistribution des espaces, une stratégie revue de A à Z, comprenant l'ensemble des contraintes administratives : dépôts de dossiers, permis de construire, demandes d'autorisation… « Le chantier a complétement changé de dimension. Quitte à faire, le groupe a choisi de faire bien ». Dans cet esprit, 90% des travaux ont été réalisés par des entreprises locales. Imprévus et découvertes, mauvaises et bonnes, ont continué durant tous les travaux. « Au rez-de-chaussée, la société a qui nous avions racheté le local, avait fait tombé les murs porteurs et les poutres qui soutenaient les piliers étaient sous-dimensionnés » se souvient Loïc Aparicio. « Quand on a creusé en sous-sol pour installer le monte-charge du linge et aménager des locaux techniques, nous avons trouvé un vieux puits » qui a inspiré un autre aménagement. « Nous avons choisi d'installer les toilettes à cet endroit, en mettant un sol vitré avec un système d'éclairage qui illumine le puits. Les toilettes sont devenues une petite attraction atypique. Nous avons utilisé les choses au fur et à mesure, on s'est approprié les lieux selon la faisabilité et les opportunités » comme la création d'une suite 'balnéo' avec un lite de 2 mètres de large et une baignoire de 140 cm sur 190 cm, ouverte sur la chambre. « Ca été quasiment une reconstruction, sachant aussi que nous sommes dans un secteur sauvegardé » et qu'il a donc fallu avoir l'aval des Bâtiments de France... L'escalier central de l'hôtel avec main courante en fer forgé date du 19ème siècle.

4,5 millions d'euros au final

L'hôtel a rouvert le 1er juin 2017. La rénovation aura duré presque trois ans. L'investissement initial était arrêté à 1,8 million d'euros. Il aura été au final de 4,5 millions d'euros. Entre juillet 2017 et octobre 2017, le taux de remplissage était de 95%, avec un prix moyen de 80/85 euros. Une grande table d'hôtes avec prises internet et électrique intégrée séduit la clientèle d'affaires, qui peut échanger, partager, parler business. Si le nettoyage des chambres est sous-traité, la gouvernante est salariée. Le dernier logement mitoyen acquis a permis la création d'une salle de séminaire et d'un appartement avec coin kitchenette, permettant de surfer sur d'autres types d'hébergement. Bien vu.

#Travaux #BestWestern #LoicAparicio


Sylvie Soubes
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