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Réussite : Les Sibuet, des hôteliers visionnaires

Hôtellerie - mardi 6 février 2018 10:02
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Megève En une trentaine d'années, la famille Sibuet a construit un groupe de onze hôtels, qui pèse 45 M€ de chiffre d'affaires et emploie jusqu'à 800 salariés en saison. Rencontre.





Chez les Sibuet, on a "l'art de recevoir et de vivre" chevillé au corps - une passion qui se transmet de génération en génération. Issus de deux familles d'hôteliers, Jocelyne et Jean-Louis Sibuet se lancent à leur compte en 1981, à Megève (Haute-Savoie), en reprenant un hôtel de charme d'une vingtaine de chambres, Au Coin du Feu. "Ils avaient trente ans et sont partis de zéro", raconte leur fille, Marie, aujourd'hui codirectrice de Maisons et Hôtels Sibuet. 

Huit ans plus tard, Les Fermes de Marie voient le jour. Jean-Louis rachète des chalets qu'il démonte puis reconstruit, morceau par morceau, à Megève, tandis que Jocelyne chine et s'improvise décoratrice. Résultat : neuf chalets, 70 chambres et 5 étoiles. "Un hôtel conçu dans l'esprit d'une maison, c'était extrêmement novateur. C'est un peu l'ancêtre du boutique-hôtel", note la cofondatrice. 

La marque de fabrique Sibuet est née : en signant des adresses "exceptionnelles parce qu'uniques", elle s'oppose aux "palaces impersonnels et aux hôtels standardisés". "On fait du sur mesure. Jamais deux chambres ne sont identiques. Chacun de nos établissements est complètement différent. À chaque fois, c'est un nouveau défi", souligne Marie Sibuet. Visionnaire, le couple considère que "le luxe est avant tout une expérience". "Ce qui vous laissera un souvenir dans quinze ans, ce ne sont pas les robinets en or dans une salle de bains, mais c'est ce que vous aurez vécu, par exemple une chasse à la truffe en Provence, un déjeuner dans un chalet d'alpage…", estime Jocelyne Sibuet. 

 

Un credo : l'authenticité

Au fil des années, les Sibuet acquièrent de nouvelles propriétés et y appliquent leur philosophie, axée sur l'authenticité. En 1993, le couple fonde ainsi Les Chalets des Fermes de Marie, des propriétés à louer à Megève avec le service 5 étoiles d'un hôtel de luxe. L'année suivante, il reprend le mythique Hôtel Mont Blanc : l'établissement, qui fut fréquenté par Brigitte Bardot, Charles Aznavour ou encore Françoise Sagan, est revisité dans un esprit vintage. Toujours à Megève, le Lodge Park, inauguré en 1996, jongle entre les influences venues du grand Nord, de la savane africaine ou d'un manoir écossais, pour créer un "repaire de trappeurs chic". 

Dès 2000, le groupe cherche à lisser son activité sur l'année en s'aventurant hors de l'hôtellerie de montagne : La Bastide de Marie, blottie au coeur des vignes du Luberon, ouvre ses portes à Ménerbes, suivie par La Cour des Loges et Villa Marie, deux 5 étoiles situés respectivement à Lyon et Saint-Tropez. En parallèle, Jocelyne surfe sur le bien-être. Elle est "l'une des premières", dès 1990, à "concilier hôtellerie de montagne et spa", et développe toute une gamme de cosmétiques conçus avec des plantes alpines.

  

La jeune génération reprend le flambeau 

 En 2011, la saga se poursuit en famille. Marie et son frère Nicolas reprennent peu à peu les rênes du groupe, et enchaînent les ouvertures : Altapura (5 étoiles) à Val Thorens, l'Hôtel des Dromonts (4 étoiles) à Avoriaz, Totem (3 étoiles) à Flaine, Villa Marie (5 étoiles) à Saint-Barth, et enfin le Refuge du Montenvers à Chamonix. "Cette phase d'acquisitions illustre une dynamique de sang neuf, une volonté d'évoluer et de se diversifier. Nos hôtels de Flaine et Chamonix, par exemple, sont plus abordables, et visent une clientèle de trentenaires. Car aujourd'hui, un client ne consomme pas que du haut de gamme : il est zappeur et recherche aussi bien une chambre à 1 000 € qu'à 150 €", explique Marie Sibuet. 

La nouvelle génération a également voulu professionnaliser l'organisation du groupe, en créant une centrale de réservation et en mettant l'accent sur les ressources humaines. "Il faut arriver à attirer des équipes qualifiées : on a tout un travail de formation en début de saison, on trouve des passerelles entre les différentes saisons, on propose des projets de carrière...", déclare-t-elle. 

Mais attention : il ne s'agit pas de "perdre son âme en développant le groupe". Bien au contraire, insiste Marie Sibuet : "La qualité de nos établissements passe par l'humain, par la proximité avec nos équipes et nos clients. On parle de maison plus que d'hôtel, et c'est cet ADN qu'on souhaite conserver."



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