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Philippe Maidenberg réécrit son enfance à travers l'architecture

Hôtellerie - jeudi 24 mai 2012 17:33
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Philippe Maidenberg.
Philippe Maidenberg.

Philippe Maidenberg ne se destinait pas à l'architecture. Lui, c'était plutôt le stylisme qui l'intéressait. Pourtant, lorsqu'il décide de son orientation, les conseils familiaux l'orientent vers un métier plus 'solide'. C'est ainsi qu'il s'inscrit en architecture après le bac. Au cours de ses études, plusieurs rencontres vont confirmer ce choix, comme ce stage qu'il effectue sur le chantier de la pyramide du Louvre, ou à Chicago auprès d'Helmut Jahn, créateur du Hyatt Roissy Charles de Gaulle. Il obtient son diplôme DPLG (diplômé par le Gouvernement) en 1990 et fait ses premières armes chez des particuliers. Puis en 1995, il rencontre l'un des hommes clé de l'hôtellerie parisienne, Serge Cachan. Ensemble, ils vont apprendre à s'apprécier, jusqu'à ce qu'il lui confie une rénovation complète d'un de ses établissements, Le Lorrette il y a dix ans. C'est pourtant avec Le Joyce en 2008 qu'il va donner toute sa mesure et déployer toute son inventivité d'architecte décorateur. On y retrouve comme dans chacune de ses réalisations des thèmes récurrents : le vent, le ciel, les nuages, la mobilité… Sans doute le souvenir de ces nombreux voyages organisés par ses parents. Philippe Maidenberg retranscrit les vision de son enfance dans le langage de l'architecture.

L'Hôtellerie Restauration : Philippe Maidenberg, diriez-vous que vous avez un style ?

Philippe Maidenberg : Je n'estime pas avoir ou présenter un style. Tout me va, tant que ce n'est pas sérieux. J'aime quand il y a de la légèreté dans les projets. Je n'aime pas la rigidité. J'aime aussi la mobilité, je n'aime pas les choses statiques. Je n'ai ni couleur préférée, ni matériaux ni tissus privilégiés. En revanche, j'aime être surpris. Mes hôtels plaisent à ceux qui aiment être surpris. Si vous prenez Le Joyce, c'est un hôtel conçu pour des personnes qui ont gardé une âme d'enfant, et qui sont âgées de 7 à 77 ans. Leur seul point commun, c'est l'élégance.

D'après vous, quelles sont les tendances actuelles ? Avez-vous observé une évolution ces dernières années ? 

Les règlementations sur la sécurité, les normes incendie et celles relatives à l'accessibilité ont bouleversé le travail des architectes. Les autres, les vraies tendances, viennent du travail de Ian Shraeger à New York et Philippe Starck et Andrée Puttman en France. Depuis, rien n'a vraiment changé. Par exemple, le mobilier dont je m'inspire est tiré d'une collection d'oeuvres danoises et finlandaises qui datent de 1930.

On voit aussi apparaître une certaine profusion d'hôtels thématiques, mais c'est une chose dont on se lasse aussi. En ce qui me concerne, je crois  que la vraie révolution existe dans les rencontres. Ce sont elles qui font évoluer les choses. Je pense avoir appris davantage en travaillant sur Le Triangle d'or, avec les musiciens qui ont participé à la réalisation de cet hôtel qu'avec l'arrivée des nouvelles technologies.

Cela ne veut pas dire que je ne les utilise pas. En tant qu'architecte, je travaille beaucoup sur le numérique. Je viens par exemple de terminer, pour le Bel Ami, un espace au rez-de-chaussée - café-bar- restaurant - où nous avons utilisé des bandes vidéos pour donner une impression de balade le long des rues. Cela crée une sorte de décor mobile, qui échappe à la pesanteur. Je pense également qu'au 123 Sébastopol, nous allons installer partout de la domotique. Mais pour moi, ce ne sont pas des « tendances » , ce sont uniquement des outils.

Quels sont les hôtels qui vont ont le plus marqué ?

Philippe Maidenberg : Si le Lorette  dont les travaux remontent à neuf ans, a été le point de départ d'une expression plus libre, c'est Le Joyce qui constitue un tournant dans mon expérience professionnelle. Le Triangle d'or est aussi un moment important pour moi. Les rencontres que j'ai pu y faire m'ont en effet profondément marquées et m'ont permis d'évoluer.
Évelyne de Bast