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Une journée avec Florin Donca, majordome au Tsuba Hôtel

Emploi - lundi 21 août 2017 14:47
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75 - Paris Tout à la fois maître d'hôtel, valet, assistant personnel et concierge, celui que l'on désigne sous le terme de butler en anglais doit être diplomate, cultivé et polyvalent, pour satisfaire au mieux ses clients.





•7 heures : Peu importe la forme qu'il prend, le tsuba, cet élément du sabre japonais destiné à protéger la main, se doit d'allier la beauté à l'efficacité. C'est avec la même ambition que le Tsuba Hôtel a ouvert à deux pas de l'Arc de triomphe (Paris, XVIIe), il y a six mois. Dans un style art déco japonisant, à la fois chic et décontracté, l'établissement compte 82 chambres et suites, à partir de 108 € la nuit. Parmi la dizaine d'employés, Florin Donca, majordome fraîchement diplômé de French Touch Attitude, une école niçoise formant des butlers.

• 7  h 25 : À peine arrivée, Florin Donca regarde les consignes laissées par son binôme du soir. Ce matin, il doit organiser des transferts vers l'aéroport, récupérer des bagages en vue d'un check-out et trouver un fer à repasser dans la demi-heure. Il ne perd pas une minute et réussit à tout organiser en un rien de temps.

• 8 heures : Inspection des parties communes de l'hôtel. Un calepin à la main, Florin Donca relève les dysfonctionnements : "Une ampoule cassée, de la poussière dans le lobby et une glace salie dans l'un des ascenseurs", énumère l'homme de 38 ans.

• 9 h 10 : Après avoir donné un coup de main aux réceptionnistes, il se charge de monter plusieurs bagages en chambre. Il en profite pour expliquer à chaque nouveau client les équipements disponibles en chambre et dans l'hôtel. 

• 10 h 25 : "Les moments d'accalmie me permettent de gérer l'administratif", explique Florin Donca. Il assiste également l'équipe des petits déjeuners : "S'ils ont besoin d'aide, je les épaule. C'est la même chose pour le bar, si le barman est débordé ou absent. C'est cette polyvalence que je trouve passionnante, insiste le butler, ancien employé de maison pour de riches particuliers. Majordome, c'est un métier nouveau et en devenir. Les limites de la profession sont encore floues et modulables, c'est très appréciable." Modulable sans doute, indispensable c'est certain : depuis son arrivée, le majordome est sollicité par les différents services du Tsuba Hôtel.

• 12 h 40 : Après une pause, le jeune homme renseigne un couple d'anglais sur les visites intéressantes aux alentours : "Pour cela, il faut bien connaître Paris et l'actualité locale. On peut leur conseiller un spectacle, un restaurant, un musée, notre seule limite c'est l'imagination !", s'amuse Florin Donca.

• 14 h 05 : Homme à tout-faire, le majordome accompagne un client perdu à la recherche du spa, situé en sous-sol. Il effectue ensuite quelques courses pour l'hôtel : des fruits exotiques à dénicher, un costume à déposer au pressing, des petites douceurs pour un enfant et un colis à récupérer à La Poste pour des clients pressés.

• 15 h 33 : Peu avant son départ, le majordome note à son tour les consignes pour son collègue du soir. À mi-chemin entre la réception, la bagagerie ou encore la conciergerie, la profession de butler est en pleine expansion en France. Avec de plus en plus d'hôtels de luxe mettant à disposition de leurs clients un majordome, l'insertion professionnelle est à ce jour très favorable.


Mylène Sacksick
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