Édito du magazine n° 3471 du 5 novembre 2015 : "Ne pas se laisser faire"

Dijon (21)

Publié le 04 novembre 2015 à 16:23
Les commentaires négatifs, voire injurieux, au regard du travail du restaurateur sont monnaie courante. Laisser courir ou répondre, parfois le choix est cornélien. Quant à l'action judiciaire, cela demande réflexion. Pour Dominique Loiseau et Ahlame Buisard, directrice du groupe Bernard Loiseau, le choix a été rapide puisqu'il relevait de toute évidence d'une volonté de nuire. Sur le site des Pages jaunes, on pouvait lire au sujet de Loiseau des Ducs à Dijon : « Restaurant très surfait, tout en apparat, très peu de chose dans l'assiette, l'assiette la mieux garnie est celle de l'addition. » Il n'y a qu'un petit problème : le restaurant n'est pas encore ouvert quand sous le pseudo Le Clarifieur, l'internaute a posté son commentaire. Un fait qui n'a pas échappé au tribunal de grande instance de Dijon qui a estimé que l'avis « ne peut pas correspondre à l'expression d'un avis objectif se fondant sur une expérience réelle ». « Ces commentaires fautifs (…) du fait même de leur diffusion sur Internet sur un site largement consulté par les internautes à la recherche des coordonnées d'établissements, visaient à dissuader de potentiels futurs clients de se rendre dans le restaurant critiqué ». L'internaute malveillant a été condamné à 2 500 euros d'amende, plus 5 000 euros de frais.

 

 

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Publié par Nadine LEMOINE



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