Depuis de nombreuses années et contrairement à d’autres organisations patronales (le GHR pour ne pas le citer), la position de l’Umih est restée la même : on ne promeut pas le modèle dans sa globalité parce qu'il met en cause notre modèle social et parce qu'il est porteur de risques pour le chef d'entreprise.
L'Umih rappelle que le statut de la relation de travail ne dépend pas de la forme du contrat, mais bien des conditions réelles d’exécution : directives, contrôle, intégration dans un service organisé ou horaires imposés. En cas de contrôle, les entreprises risquent une requalification en contrat de travail, des redressements sociaux et fiscaux, voire des poursuites pour travail dissimulé dans les cas les plus graves.
La solution : le titre emploi-service entreprise (Tese)
Fidèle à sa ligne, l’Umih recommande le Titre emploi-service entreprise (Tese), dispositif simplifié par l’Urssaf depuis le 1er janvier 2026 (annoncé lors du congrès de Perpignan), qui peut désormais être utilisé uniquement pour les extras, saisonniers ou occasionnels. Le Tese permet de centraliser les formalités d’embauche (DPAE, contrat, cotisations), de générer automatiquement les bulletins de paie et de sécuriser les pratiques sociales.
Une campagne nationale lancée par le ministre du travail
En amont d’une phase de contrôle, le ministre du travail lance une campagne nationale de contrôle, inscrite dans le plan d’action pluriannuel 2026-2029 de l’Inspection du travail. L'objectif est de renforcer la protection des droits fondamentaux des travailleurs et de lutter contre les situations où une relation de travail salariée se dissimule derrière un contrat d’indépendant.
La phase de contrôle, prévue de mars à août 2026, sera suivie d’une évaluation nationale de l’impact : évolution des pratiques, régularisations et changements de comportement des entreprises.
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