×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités

Produits & techniques

achats

Dégustation

De Tutiac à Saint-Vincent

Dans le Blayais, la Cave des Hauts de Gironde se bat pour une reconnaissance de la qualité. Plusieurs vins, comme le Quintet, référencé régulièrement par les Brasseries Flo à Paris, séduisent aussi par la sagesse de leur prix.

m Sylvie Soubes

Dans les années 70, le Bordelais se structure. Pour répondre à la crise des vins blancs, 130 viticulteurs du Blayais décident de se regrouper au sein de la coopérative des Hauts de Gironde. 25 ans après, la Cave recense 350 adhérents et un vignoble quasiment reconverti. Vinifier en coopérative "est un choix technico-économique" qui permet notamment aux plus petites structures "de bénéficier d'un revenu complémentaire et de participer au maintien du tissu rural", explique Lydia Bellan-Héraud, directrice de la communication, du marketing et de l'export. La Cave des Hauts de Gironde intègre aussi de nombreux viticulteurs qui ne "vivent que de la vigne". Ceux-ci, ajoute Lydia Bellan-Héraud, "pourraient bien sûr faire un autre choix, mais ils sont persuadés qu'ensemble ils iront plus vite et plus loin dans la production de vins de grande qualité".
La Cave des Hauts de Gironde est aujourd'hui le principal producteur de l'appellation premières côtes de blaye. "Nous travaillons actuellement à l'éclaircissement d'une bonne partie du vignoble (qu'il soit rouge ou blanc) et nous nous attachons à limiter les rendements." Les cuvées l'Excellence de Tutiac ne dépassent pas les 45 hectolitres/hectare, et les cuvées spéciales descendent à 38 hectolitres/hectare. Si 90 % de la production restent du vrac, la Cave affiche la volonté de développer la commercialisation en bouteille avec 2 millions de cols en 2000 contre 1,5 million de cols les années précédentes (le circuit traditionnel français représente 55 % de la production bouteille). "Nous cherchons à construire des partenariats à long terme", précise Lydia Bellan-Héraud. Depuis plusieurs années maintenant, Quintet est référencé par les Brasseries Flo. "Le rapport qualité/prix et la régularité sont pour nous des atouts essentiels." De 17 à 42 F la bouteille.
Cet été, la Cave souhaite obtenir la certification Agri Confiance. "Ce référentiel assurance qualité est établi par la Confédération française de la coopération agricole. Il certifie la qualité et la sécurité des flux de produits d'information ou de service. C'est également fournir au client un produit qui soit conforme à ses exigences et dont le fournisseur (la Cave) peut apporter, à tout moment, la preuve de sa maîtrise." Non négligeable par les temps qui courent ! En cours également : la plantation d'un vignoble de petit verdot sur 3 hectares avec une densité de 6 666 pieds l'hectare (la moyenne dans la région est de 4 500 pieds/ha). A suivre... n

Hommage à Saint-Vincent

"Avec le millésime 98, l'équipe de la Cave des Hauts de Gironde a décidé de produire un vin pour lequel des moyens exceptionnels ont été mis en œuvre, d'une part dans la conduite du vignoble (merlot avec des rendements limités à 38 hectolitres/hectare et avec un degré naturel à 13,2), et d'autre part, dans les méthodes de vinification et d'élevage. Baptisé Hommage à Saint-Vincent, du nom de l'église de Marcillac, il devient son ambassadeur. En effet, la Cave s'est engagée à reverser 3 francs par bouteille vendue pour aider
à la restauration de l'édifice
."

Notre coup de cœur

Excellence de Tutiac : Blanc et bois ne font pas forcément bon ménage en Gironde. Et pourtant, l'Excellence de Tutiac, vieilli en fût de chêne et issu de sauvignon blanc, servi pas trop frais, mérite toute votre attention gourmande. Une robe légèrement dorée, un nez dominé par l'écorce d'orange et le miel, une bouche ample et assez nerveuse... Ce vin, sous le millésime 1998, devrait se conserver encore 3 à 4 ans. Il fait merveille sur des poissons en sauce, des feuilletés au fromage et en accompagnement de foies gras !

Notre Sélection

 

Terroirs de Tutiac, rouge, premières côtes de blaye

Ce vin, issu à 85 % de merlot et 15 % de cabernet sauvignon, est élevé en cuve. Les raisins proviennent des sols sablo-graveleux. Il offre une palette aromatique à la fois ronde et vive. Un rouge facile à boire sur de nombreuses viandes rouges ou blanches. On peut en outre s'attendre à une garde de 5 à 8 ans sans problème.

Terroirs de Tutiac, blanc sec

90 % de sauvignon, 10 % de sémillon. Ce vin bénéficie d'une sélection parcellaire poussée. Après macération pelliculaire à froid et fermentation à basse température (18 °C), il bénéficie d'un élevage sur lies fines pendant 4 mois. Un vin à boire jeune pour son fruit mais qui mérite aussi quelques années de vieillissement. Pour les palais les plus curieux.

Terroir de Tutiac, rouge, élevé en fût de chêne

70 % de merlot, 20 % de cabernet sauvignon, 10 % de cabernet franc. Ce vin bénéficie également d'une sélection de parcelles et d'une cuvaison longue de trois semaines. Il passe ensuite huit mois en bois. Les amateurs vous disent que c'est un vin classique, dont le gras et les tanins se marient parfaitement avec la cuisine bordelaise.

Adresse


Vos commentaires : cliquez sur le Forum des Blogs des Experts

L'HÔTELLERIE n° 2703 Magazine 1er Février 2001


zzz46d
zzz46v
L'Application du journal L'Hôtellerie Restauration
Le journal L'Hôtellerie Restauration

Le magazine L'Hôtellerie Restauration