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du 9 décembre 2004
VIE PROFESSIONNELLE

CÔTE D'AZUR

Le Syndicat des hôteliers est inquiet quant à l'avenir d'Acropolis

Nice (06) Le verdict est tombé la semaine dernière. La municipalité a choisi de confier la gestion d'Acropolis, le palais des congrès, à la société privée GL Events au détriment de la CCI ou de l'association Nice Acropolis, dirigée par Jean-Paul Cordero. Une décision que ne comprennent pas les professionnels.
Réaction de Michel Tschann, président du Syndicat des hôteliers de Nice-Côte d'Azur…

"Acropolis appartient à tous les Niçois. Ni à ses élus, ni à ses personnels, ni aux hôteliers, ni aux commerçants… C'est le phare de notre activité tourisme d'affaires, grâce à laquelle nous pouvons remplir nos hôtels durant l'hiver, avec des clients de qualité. Clients qui consomment d'ailleurs dans les boutiques, restaurants, taxis, et tous les commerces de la ville. Cela est particulièrement indispensable au moment où les travaux du tramway pénalisent le commerce. Le tramway est en effet une grande et indispensable réalisation, mais il ne faudrait pas qu'il roule demain dans un désert commercial. Le tourisme, surtout d'affaires, nécessite de la continuité, un respect des partenaires et une politique concertée, claire et admise par tous. Nos concurrents, qui sont actifs et qui investissent beaucoup, ont des plans sur 10 ans. Alors, pourquoi changer de politique toutes les 2 semaines, décider d'un transfert important quelques semaines avant la date du transfert ? Si des rationalisations sont à faire à Acropolis, elles ne seront admises que si elles sont expliquées, étayées et avec une constante fermeté. Après avoir, depuis plusieurs années, refusé d'investir dans Acropolis, comment la Ville peut-elle aujourd'hui se déclarer prête à donner des subventions à une société privée ? Jean-Paul Cordero a fait depuis 1 an - bénévolement et à la demande du maire de Nice - un travail remarquable qui commençait à porter ses fruits. Pourquoi tout anéantir aujourd'hui ? Le recours à une société privée comporte un risque d'évasion du portefeuille niçois vers d'autres destinations gérées par la même société, et surtout de ne pas privilégier les manifestations hébergées sur l'agglomération Nice-Côte d'Azur. Des assurances ont-elles été obtenues en la matière dans le contrat qui aurait été négocié de gré à gré avec GL Events ?
Certes, comme le disait Deng Xiaoping, "qu'importe qu'un chat soit noir ou gris, l'essentiel est qu'il attrape des souris", encore faut-il s'assurer que le matou soit efficace et fidèle. L'appel d'offres qui a été déclaré infructueux était déjà en retard d'un an, nous sommes aujourd'hui en plein maelström, avec un risque grave sur la tenue de la réunion de l'Otan début février. Aujourd'hui et demain, Nice ne peut se complaire dans l'impéritie et l'abandon. Nous demandons donc qu'une table ronde réunissant les parties (Ville, association Nice Acropolis, personnels d'Acropolis, commerçants, hôteliers…) soit réunie très rapidement, et que la Ville nous présente un plan crédible de développement du tourisme d'affaires sur les 10 ans à venir. " zzz70

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L'Hôtellerie Restauration n° 2902 Hebdo 9 décembre 2004 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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