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du 18 novembre 2004
ÉDITO

Faire avec

inutile d'espérer, notre devise européenne risque fort de subir encore longtemps une surévaluation qui convient si bien aux économistes de la 'Fed', c'est-à-dire la banque centrale américaine, qui fait, quoi qu'on en pense, la pluie et le beau temps sur le marché des changes.
En clair, et sans entrer dans des considérations techniques, il devient de plus en plus cher pour un client de la 'zone dollar' de séjourner dans la Vieille Europe alors que les pays où règne le billet vert sont de plus en plus attractifs sur le marché international du tourisme.Certes, les optimistes nous diront, à juste raison, que l'appréciation de l'euro (1,30 dollar cette semaine) allège notre facture pétrolière d'autant, sans que l'État se sente néanmoins obligé de faire profiter le consommateur de l'aubaine, ce qui contribue à la stagnation du pouvoir d'achat.
Pour les professionnels, en revanche, la situation est simple à analyser, mais difficile à gérer : les prix pratiqués dans la zone euro - donc en France - subissent une hausse d'au moins 20 % depuis un an par rapport au dollar, ce qui ne contribue bien évidemment pas à un retour rapide de cette clientèle tant attendue dont le 'ticket moyen' avait l'habitude de crever tous les plafonds. Cette ère est hélas révolue, et sans doute pour longtemps. Les autorités américaines, qui savent compter, considèrent comme un atout considérable pour développer leurs exportations de vendre avec un taux de change plus que favorable : autant un fabricant de Detroit ou de Pittsburg bénéficie du fameux 'avantage compétitif', autant son homologue de Francfort ou de Clermont-Ferrand souffre d'un désavantage équivalent. Sans doute le prix à payer pour l'unification monétaire européenne, dont il faut espérer qu'elle est un bon investissement pour l'avenir.
En attendant, que faire ? Plaider auprès des politiques pour un allégement de charges susceptible d'améliorer notre compétitivité, mais manifestement, les responsables ont l'oreille dure.
Multiplier les opérations de promotion sur les marchés extérieurs, notamment ceux dits 'émergents', où les perspectives de progression sont élevées. Et tenter de convaincre les cousins d'Amérique de franchir à nouveau l'Atlantique pour découvrir ou redécouvrir les charmes
de la douce France.
Mais la concurrence est de plus en plus vive, les préjugés tenaces, et la réalité économique guère encourageante : conjoncture interne languissante, emploi dégradé, charges toujours aussi pénalisantes, fiscalité rigide et compétitivité affaiblie.
L'équation devient de plus en plus difficile à résoudre…
L. H. zzz80

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L'Hôtellerie Restauration n° 2899 Hebdo 18 novembre 2004 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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