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Courriers des Lecteurs

Rubrique animée par Pascale Carbillet

Exclusivement réservée aux établissements abonnés. pcarbillet@lhotellerie-restauration.fr

Ça va mieux en le disant
Coup de colère

Cela fait bientôt 10 ans que je suis abonnée à L'Hôtellerie. Je commence par être fortement agacée de lire, de voir chaque semaine toutes les éloges que vous prodiguez aux grands chefs connus et reconnus par tous d'ailleurs, ainsi qu'aux grandes chaînes donc aux grands financiers. Très rarement on peut lire un article sur «les petits ou moyens» de la restauration (article très rare et isolé). Nous n'apparaissons que dans la rubrique «fonds de commerce à vendre».

Pourtant, la restauration dite «moyen panier» représente au moins 80% du commerce de la restauration française. N'y a-t-il vraiment rien à dire sur cette restauration ? Je sais, il y en a des mauvais, mais aussi des bons, des professionnels sérieux qui ne font pas de bruit, ne sont pas médiatisés et qui pourtant auraient besoin d'un petit coup de pouce.

Qui pourrait parler de nos problèmes de gestion, de nos courbes descendantes de salariés lorsque la réduction d'horaires va arriver, du besoin de publicité qu'il nous est impossible d'assurer, sans parler des charges sociales qui étranglent complètement les petites structures comme les nôtres...

Ne doit-on faire que de la nouvelle cuisine dite «gastronomique» ou carrément du «fast-food» pour être considéré et reconnu ?

Bien cordialement.

(E.Q. de La Flèche)

Merci de nous écrire et de nous dire en toute sincérité, ce que vous avez sur le coeur. Lectrice depuis 10 ans, vous êtes agacée. L'Hôtellerie n'est pas là pour prodiguer des éloges. Nous nous contentons d'essayer d'informer nos lecteurs hôteliers, restaurateurs et cafetiers sur la vie de leur profession en leur faisant découvrir commentaires, initiatives d'autres professionnels. La mise en commun de l'expérience a une certaine utilité.

Nous ne consacrons pas nos articles exclusivement aux grandes chaînes ou aux grands chefs et parlons très souvent de ceux que vous qualifiez de «petits et moyens». Ne prenez pour exemple que le seul numéro du magazine de décembre dans lequel 10 entreprises inconnues, indépendantes ont été présentées pour 5 entreprises appartenant à un groupe. Des sujets qui concernent très fortement les «petits et moyens» avec des entreprises au CA annuel de 900.000 francs l'une, 1.900.000 francs l'autre. L'installation d'un restaurateur à Rennes dans un cadre de ferme (une idée à prendre), l'installation de jeunes professionnels à Boulogne, un sujet qui traite de la commercialisation des hôtels ruraux, un autre de la passion d'une femme pour la sommellerie, elle vient de Lozère. Vous le voyez, nous avons beaucoup de chose à dire sur ce secteur des indépendants.

Maintenant, il est exact que nous vous informons aussi sur des initiatives de groupes d'hôtels gérés par des financiers, par des groupes d'hôtels, de restaurants, mais il est essentiel pour vous de savoir comment ils fonctionnent, vous êtes sur le même marché et donc, dans certains cas, en situation de concurrence avec les unités proches de chez vous. Qui plus est, connaître leur stratégie, leurs projets peut vous donner quelques idées. A vous de savoir utiliser ces informations et n'hésitez pas, vous aussi, à communiquer pour que l'on puisse parler encore plus de vous les «petits et moyens».

A très bientôt dans nos colonnes.

Lettre ouverte aux offreurs d'emploi

Cette lettre s'adresse à la majorité des offreurs d'emploi pour exprimer mon mécontentement et mon indignation. En tant que chercheur d'un travail, j'ai à plusieurs reprises ces derniers mois répondu à des annonces trouvées dans les journaux en général et le vôtre en particulier. Espérant mettre fin à une période de chômage, j'ai pris le parti de faire de la candidature spontanée et de répondre à des annonces.

Pour la candidature spontanée, je ne m'attends pas à recevoir systématiquement une réponse, bien que de grandes sociétés telle Disneyland Paris (pour n'en citer qu'une), m'ont fait le plaisir d'une réponse, négative, mais une réponse quand même.

Quant aux candidatures répondant à des annonces parues dans la presse, je trouve anormal qu'elles n'obtiennent qu'exceptionnellement des réponses.

Si un demandeur d'emploi totalise le coût du papier, des enveloppes, des timbres postaux, des photos, du téléphone, des frais de déplacement... la recherche d'un travail constitue un budget important à la limite de l'investissement. En outre, les ASSEDIC peuvent lui demander à tout moment de justifier ses recherches, et les réponses même négatives sont des preuves qui lui permettent de bénéficier des allocations chômage. Sans ces preuves, il peut voir ces aides supprimées.

Maintenant, là où je suis choquée, c'est par le manque de savoir-vivre de certains «offreurs d'emploi» qui en plus de la lettre de motivation, d'un C.V. et d'une photo demandent une enveloppe timbrée, pour je suppose (ayant un esprit cartésien) me faire parvenir une réponse. Là où le bât blesse, c'est qu'à plusieurs reprises, j'ai répondu à ce genre d'annonces et je n'ai pas plus de réponse. Que font ces personnes de nos documents ? Ayez la décence et la politesse de nous renvoyer nos C.V., nos photos dans les enveloppes timbrées que nous vous envoyons.

(E.M. de Rennes)

Ouvrages et formation professionnelle

Je voudrais savoir si je peux imputer sur le montant de la participation professionnelle le coût de mon abonnement à L'Hôtellerie ? Dans l'affirmative, est-il possible d'imputer aussi des ouvrages de cuisine que j'achète dans le cadre de mon activité ? (C.F. de Paris)

Une circulaire n° 471 du 17 août 1989 a défini les règles particulières de prise en charge du coût des abonnements à des publications scientifiques, techniques, financières et économiques de la presse spécialisée, au titre de la participation à la formation professionnelle.

Il est possible d'imputer ces dépenses sur la participation à la formation professionnelle dès lors que ces publications sont en relation avec l'activité de l'entreprise et que leur choix s'inscrit dans le cadre de la concertation sociale de l'entreprise. L'Hôtellerie étant une revue professionnelle, il est donc parfaitement possible d'imputer sur le montant de la participation à la formation professionnelle, le coût de votre abonnement à L'Hôtellerie, ainsi que celui de vos collaborateurs d'ailleurs. Quant aux ouvrages professionnels, une réponse ministérielle à M. Godfrain, publiée au J.O. Assemblée Nationale du 30 mai 1994 p. 2758, est venue préciser la position de l'administration.

En effet, dans cette réponse, l'administration admet que l'on puisse étendre ces règles particulières d'imputabilité à la prise en charge du coût des ouvrages répondant aux mêmes caractéristiques, c'est-à-dire lorsqu'ils relèvent des domaines scientifiques, techniques, financiers ou économiques. En outre, l'administration précise que la distinction fondée sur le caractère périodique ou non de la publication du support de l'information, n'apparaît pas comme un critère déterminant au regard de l'objectif recherché.

Vous pouvez donc imputer sur votre participation à la formation professionnelle, non seulement le coût de votre abonnement à L'Hôtellerie, mais aussi tous les ouvrages techniques que vous achetez dans le cadre de votre activité professionnelle.

Pas de droit de préemption
pour le locataire commercial

Je suis propriétaire d'un fonds de commerce depuis 1985. Quelle n'a pas été ma surprise de voir récemment dans un journal que mon propriétaire vendait les murs. Ne doit-il pas m'en informer et n'ai-je pas un droit de priorité sur l'achat de ces murs ? (F.L de Chambery)

Non ! Vous ne bénéficiez d'aucune priorité sur l'achat des murs de votre fonds de commerce. Le décret de 1953 qui réglemente les relations entre le propriétaire et le locataire d'un local commercial, n'accorde pas de droit de préemption au bénéfice du locataire.

Le droit de préemption, est un droit reconnu dans certains cas et qui permet lors d'une vente, de préférer un acheteur à un autre. Ce droit existe bien mais en matière de baux civils.

En effet, l'article 11 de la loi du 22 juin 1982 dite «loi Quilliot» avait institué au profit des locataires de locaux d'habitation ou à usage mixte d'habitation et professionnel, un droit de préemption en cas de vente du local par le propriétaire avec une faculté de substitution à l'acquéreur, si ce dernier a bénéficié de conditions plus avantageuses que celles figurant dans l'offre de vente.

Ce dispositif a été abrogé par la loi du 23 décembre 1986 dite «loi Méhaignerie». Cependant, ce droit de préemption a été maintenu expressément en vigueur pour les baux en cours au moment de l'application de la loi, c'est-à-dire au 26 décembre 1986.

En pratique, ce droit de préemption va en diminuant, car seuls peuvent en profiter, les locataires dont le contrat de location est soumis lors de sa conclusion à la «loi Quilliot» et dont le contrat est toujours en cours de validité le jour de la naissance du droit de préemption.

Ce droit qui tend à disparaître pour les locataires de baux d'habitation n'a de toute façon jamais existé pour les locataires commerciaux.

Interbrew

Fidèle lecteur de votre journal, j'aurais besoin des coordonnées de la société Interbrew dont vous avez parlé dans votre magazine de décembre 1997. (S.A. de Achères)

Vous pouvez contacter cette société aux coordonnées suivantes :

* Interbrew France

14 avenue Pierre-Brossolette

B.P. 9

59426 Armentières Cedex

Tél. : 03.20.48.30.30.

Fax : 03.20.48.31.97.



L'HÔTELLERIE n° 2541 Hebdo 25 decembre 1997


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