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Hôtel de La Marine : une reprise de titres cofinancée par Bpifrance

Fonds de commerce - mardi 3 mai 2016 12:11
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Barneville-Carteret (50) Depuis février 2016, un nouveau capitaine tient la barre de l'établissement : Gérard Euller, qui a repris l'entreprise et les murs.



Avant de reprendre La Marine, Gérard Euller a, avec son épouse, cherché longtemps. "Pendant trois ans, nous avons visité une centaine d'affaires dans toute la France, surtout dans le Sud", se souvient-il. Mais, c'est dans le Nord, à Barneville-Cateret, sur la côte ouest du Cotentin, que le couple trouve finalement la perle rare. Un hôtel-restaurant de 26 chambres, 70 couverts, de bonne réputation et surtout sans travaux. "Nous voulions éviter des travaux de mise aux normes et pouvoir reprendre sans interruption d'activité", précise le chef d'entreprise, qui a repris l'ensemble du personnel composé d'une dizaine de permanents en saison hivernale, et qui ne projette pas de grand changement si ce n'est une ouverture désormais simultanée du restaurant et de l'hôtel.

Côté vendeur, la transmission de l'établissement exploité par la famille Cesne depuis 1876 a elle aussi demandé du temps : deux ans entre la mise sur le marché et le changement de propriétaire. "Nous étions conscients que la situation dans une station balnéaire dont la population se réduit à 2 000 habitants l'hiver, avec activité étalée sur huit mois et demi, et la répartition du chiffre d'affaires de 1/3 pour l'hôtel et 2/3 pour le restaurant, pouvaient en désintéresser plus d'un", explique Laurent Cesne, l'ex-propriétaire et le chef 1 étoile Michelin dès 1986. "Il est toujours délicat de bien vendre une affaire lorsque la qualité de la table est fortement liée à l'exploitant", complète Bruno Huard, directeur du cabinet Michel Simond de Caen mandaté par la famille Cesne.


Une transmission réfléchie

Mais le temps qui s'écoule se révèle parfois un allié. Entre 2014 et 2016, quelques imprévus vont changer la donne. En 2015, la mère de Laurent Cesne, qui co-exploitait l'établissement avec son fils, quitte l'entreprise pour raisons de santé. Laurent Cesne reprend les responsabilités de l'accueil et de la réception, et délégue progressivement la tête de la cuisine à son second, Damien Goguet, fidèle au poste depuis quinze ans. "Cette réorganisation a permis de dissocier exploitant et réputation de la table. C'est rassurant pour l'acquéreur et son banquier", poursuit le représentant de Michel Simond.

Autre événement inattendu : la vente était sur le point de se faire au profit d'un groupe d'investisseurs qui s'est désisté après quelques mois, faute de financement. Un coup de théâtre qui jouera en faveur des époux Euller, hôteliers à Strasbourg, qui venaient justement de céder leur hôtel-bureau. Nous sommes alors en novembre 2015. La passation sera officialisée trois mois plus tard. Un délai plutôt court au regard de la complexité juridique d'une reprise de murs et de titres.

Le dossier de vente était fin prêt puisqu'il avait été préparé pour un premier acquéreur potentiel, "mais l'efficacité du négociateur a beaucoup aidé. Il a, par exemple, organisé et concentré sur une seule journée sur place tous les rendez-vous bancaires. C'est un gain de temps énorme", raconte l'actuel propriétaire. Fort de son expérience d'hôtelier et de l'apport tiré de la vente de son établissement, l'acquéreur a su convaincre la banque et Bpifrance, qui est intervenu en garantie mais aussi, chose plus rare, en cofinancement. "Nous avons garanti 50 % du financement des titres. Et, compte-tenu de la qualité du dossier, nous avons aussi financé une partie du crédit bancaire à hauteur de 40 % du montant emprunté pour les titres et 50 % pour les murs", explique Jean-Charles Perette, chargé d'affaires financement chez Bpifrance Normandie.


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