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du 1er février 2007

ÉDITO

Concours en or

malgré tous les défauts que leur prêtent ceux qui n'ont jamais dépassé le niveau de la meilleure terrine du canton, les concours culinaires, certes perfectibles, ont l'immense mérite de mettre en valeur des talents capables de se surpasser dans la lutte pour l'excellence de leur art. Ce qui n'est pas une mince affaire, à l'image de la rude compétition du Bocuse d'or, véritable 'Nobel' de la cuisine, qui s'est disputé la semaine dernière à Lyon.
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pour suivre en direct - miracle de la technique - la finale 2007 qui a attribué l'or à Fabrice Desvignes, illustre inconnu jusqu'à ce jour, qui s'était préparé dans l'ombre discrète des cuisines de la présidence du Sénat, où l'on apprécie visiblement l'excellence de la table.
Les observateurs avertis, il ne saurait y en avoir d'autre espèce, n'ont pas manqué de relever cette 2e victoire successive d'un Français, victoire qui dément avec éclat les trissotins de la critique qui ne jurent que par les tables forcément situées hors de l'Hexagone. Et pourtant, avec Heston Blumenthal comme président d'honneur du jury, enfant terrible de la cuisine anglaise à qui Michelin vient de confirmer ses 3 étoiles, impossible de soupçonner un quelconque chauvinisme de la part des juges. Après Serge Viera il y a 2 ans, lui-même disciple de Régis Marcon, autre vainqueur du Bocuse d'or, Fabrice Desvignes confirme la vitalité de ce que l'on peut appeler 'l'école française de la cuisine', mélange subtil de créativité maîtrisée au service du produit, et modernité assumée dans le respect des grands principes qui ne peuvent être évacués au profit exclusif de l'usage immodéré de l'azote et de l'émulsion à toutes les sauces.
À Lyon, les candidats des 24 pays en lice ont donné le meilleur de leur savoir-faire et de leur inspiration, 'poussés' par une ambiance survoltée digne d'une finale de foot ou de rugby. Car c'est aussi cela, le Bocuse d'or : résister à la pression médiatique, aux flashs des photographes, à la présence bienveillante mais toujours impressionnante de Monsieur Paul, aux enthousiasmes parfois débordants de supporters américains, japonais, espagnols ou mexicains qui savent 'chauffer' une salle. La profession ne peut que se féliciter de l'initiative lyonnaise dont c'était la 11e édition, et dont le succès ne s'est jamais démenti depuis le couronnement de Jacky Fréon.
Bien sûr, il y aura d'autres occasions pour les cuisiniers de se mettre en valeur, et il faut se réjouir de la multiplication des manifestations qui font aujourd'hui de notre pays la référence incontestable de l'art culinaire. D'ici au printemps, il y aura le festival Omnivore au Havre, la finale de Un des Meilleurs ouvriers de France à Thonon et les Rencontres internationales de la gastronomie à Toulouse. Sans oublier la publication de l'édition 2007 du "Michelin France".
L. H.
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