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du 28 septembre 2006
ÉDITO

C'était le bon temps…

Certains d'entre vous s'en souviennent peut-être : lorsque le gouvernement, déjà, a voulu réduire le nombre d'heures d'équivalence dont bénéficiait la profession, le président de la FNIH de l'époque utilisait la comparaison entre le travail en usine et celui d'un serveur de restaurant pour justifier le maintien de ces précieuses heures d'équivalence. C'était en quelque sorte le bon temps décrit avec faconde par Alphonse Roustan, qui ne manquait jamais d'évoquer la douceur de vivre au bord des arènes de Nîmes, où il faisait si bon regarder passer les filles (qui sont très jolies à Nîmes) en attendant les clients. Pour ce délicieux passe-temps, pas question évidemment d'en rémunérer les bénéficiaires.
Mais les temps ont changé, et l'évolution sociologique exige aujourd'hui une approche moderne des relations de travail où les questions salariales sont devenues le pivot de toute négociation.
Après l'échec des pourparlers entamés depuis quelques semaines, et malgré la volonté d'aboutir du gouvernement qui a provoqué lundi dernier une rencontre au plus haut niveau pour rapprocher les positions des employeurs et des salariés, il faut absolument trouver un terrain d'entente sans 'jouer la montre' en attendant la décision que le Conseil d'État a prévu de rendre le 9 octobre prochain.
Vous lirez en pages 2 et 3 tous les détails techniques qu'il faut connaître pour apprécier la globalité de l'enjeu.
Mais il est en revanche plus simple de poser la seule question qui préoccupe tous les esprits : est-il encore possible au XXIe siècle de pratiquer un système instauré par une loi de 1936 par le gouvernement socialiste de Léon Blum qui voulait, avec la loi sur les 40 heures de travail hebdomadaire, accorder la réalité des entreprises avec les exigences législatives ? Bien évidemment, ces fameuses 'heures d'équivalence' aujourd'hui ramenées à 4 heures hebdomadaires posent un problème de principe juridique qui ne devrait pas être insurmontable à résoudre. À condition de faire preuve de pragmatisme de part et d'autre. Du côté des employeurs, il sera sans doute difficile de rester sur le statu quo, et donc accepter la requalification de ces heures en temps de travail effectif, soumises à une rémunération majorée, à condition de bien définir les fonctions concernées et les taux applicables. Bref, d'accepter que le temps de travail légal de la profession s'aligne sur la loi commune : 35 heures, même si le principe se révèle un handicap pour l'économie nationale, tous les secteurs n'étant pas à même de réaliser des gains de productivité suffisants pour maintenir leur rentabilité. Et du côté des salariés, leurs représentants doivent également rester réalistes en formulant des propositions d'aménagement compatibles avec les spécificités de la profession, ses contraintes, sans oublier de préserver le fragile équilibre financier des nombreux établissements.
Seule une solution acceptée réciproquement pourra concilier des intérêts plus souvent conjoints que divergents.
L. H.
zzz80

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L'Hôtellerie Restauration n° 2996 Hebdo 28 septembre 2006 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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