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du 9 mars 2006
RESTAURATION

Parce qu'il a été construit "illicitement sur la plage"

La justice ordonne la démolition d'un McDonald's

Cagnes-sur-Mer (06) Le McDonald's, situé sur la plage de la commune, devra cesser son activité d'ici à un mois et être démoli dans un délai de 2 mois pour avoir été construit sur le domaine public maritime.

Les juges du tribunal administratif de Nice ont suivi le 13 février le réquisitoire du commissaire du gouvernement qui a relevé que McDonald's avait construit "illicitement un restaurant sur la plage et non un restaurant de plage".

L'établissement en béton occupe une superficie de 420 m2 en bord de mer, dispose d'un balcon terrasse surplombant la mer, d'une plateforme en bois de 90 m2 directement sur les galets. Éric Gravier, vice-président de McDonald's France, a affirmé que le groupe ne fera pas appel de la décision de justice. "Nous n'avons pas l'intention de servir d'exemple dans un combat très symbolique. On est cependant désolé de devoir détruire un établissement qui donnait du travail à des locaux et qui bénéficiait d'une bonne fréquentation."

Selon la direction, le McDo de Cagnes-sur-Mer accueille une moyenne de 2 000 clients par jour et emploie, en fonction de la saison, entre 30 et 50 salariés qui devraient être reclassés dans d'autres restaurants du groupe. L'établissement a connu une vie judiciaire mouvementée depuis son ouverture fin 1996. Le premier permis de construire avait été rapporté par l'actuel maire, Louis Nègre, qui en avait cependant octroyé un autre après avoir exigé la démolition d'une terrasse, la création d'une contre-allée et la mise en place de feux tricolores pour sécuriser l'accès. Mais une nouvelle action en justice d'un boulanger de Cagnes-sur-Mer, proche voisin de l'établissement, avait abouti en décembre 1999 à l'annulation du permis, la justice se basant alors sur la violation de la loi littoral.

En 2003, les services de l'État faisaient constater l'occupation illégale du bord de mer mais le PV poursuivait le gérant de l'établissement et non pas, comme il aurait fallu, la société McDonald's France.

En janvier 2004, la préfecture des Alpes-Maritimes constatait que le restaurant était ouvert toute l'année, enfreignant là aussi les dispositions de la loi littoral. La décision de justice a provoqué la réprobation de clients qui regrettent de ne plus avoir un accès facile et bon marché à la plage pour les enfants, et l'inquiétude de l'association des plagistes qui redoute que d'autres restaurants du bord de mer puissent être à leur tour concernés. En revanche, les associations de riverains ont dit leur satisfaction de voir disparaître une "verrue architecturale et gastronomique".    
Bernard Degioanni 
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L'Hôtellerie Restauration n° 2967 Hebdo 9 mars 2006 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE


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