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du 9 février 2006
L'ÉVÉNEMENT

DEVANT L'UMIH

Renaud Dutreil et Léon Bertrand n'ont pas convaincu

Mardi, André Daguin a convié les ministres Renaud Dutreil et Léon Bertrand à s'exprimer devant les responsables départementaux de l'Umih. Les propositions avancées n'ont pas fait mouche.
Par Sylvie Soubes

Une soixantaine de députés ont participé mardi soir dans les salons du Lutetia, à Paris, aux débats organisés par l'Umih sur la subsidiarité. Pourquoi ce principe n'est-il pas mis en oeuvre par le gouvernement, alors que tout le monde s'accorde à reconnaître que la baisse de TVA en restauration en France est un problème interne, touchant un secteur non délocalisable ? Maître Jean-Claude Bouchard et Melchior Wathelet, ancien juge de la cour de justice des Communautés européennes, ont montré que le dossier était loin d'être clos (lire notre interview exclusive de maître Bouchard page 6). Avant cela, dans la journée, Renaud Dutreil, ministre des PME, et Léon Bertrand, ministre délégué au Tourisme, ont répondu à l'invitation d'André Daguin, en présence d'une centaine de responsables départementaux réunis en conseil d'administration extraordinaire. épreuve de force ou pot de fer contre pot de terre ? Les représentants de l'état annoncent d'emblée la couleur : ils sont là pour travailler avec la profession et trouver des pistes. Léon Bertrand vise notamment "l'amélioration des conditions d'exploitations des entreprises". Dans la liste : la promotion du secteur dans le cadre du plan Qualité Tourisme, l'extension du bénéfice des chèques-vacances aux PME-PMI de - de 50 salariés, l'organisation de journées de la gastronomie ou encore la réforme des classements…

Un ange passe…
Dans la salle, murmures et froncements de sourcils. Sur l'écran géant à côté de l'estrade, un message apparaît : TVA à 5,5 = symbole de la parole donnée. Léon Bertrand termine en précisant que ces mesures envisagées le sont dans l'attente "à terme de la TVA à 5,5". Nos restaurateurs, peu enclins au long cours, se lèvent et tournent le dos à la tribune quelques instants. Puis se rasseyent. Un ange passe… Renaud Dutreil commence : "Nous ne sommes pas dans une phase de décision mais de concertations, de recherche… (…) Nous sommes bien dans un secteur dit abrité de la concurrence, il y a également une injustice fiscale. Nicolas Sarkozy a récemment rappelé que la subsidiarité était sans doute la piste à suivre… (…) Mais nous ne pouvons pas nous mettre hors-la-loi. Ce qui conduirait à des sanctions à notre encontre importantes…" Le ministre invoque l'intérêt général qui doit prendre le pas sur l'intérêt particulier. Et pour faire passer la pilule, souligne que le "Premier ministre souhaite faire du tourisme une grande politique générale". Des bruissements de protestations se font de nouveau entendre. Renaud Dutreil énumère alors les différents chiffres du secteur et lui reconnaît la capacité de créer des entreprises et des emplois. Bien sûr, la profession est confrontée aux dépôts de bilan, en particulier les cafés. Il admet aussi que le "fait d'entreprendre" dans ce secteur "n'est pas rose tous les jours". Et que le revenu moyen des exploitants CHR est en dessous de la moyenne nationale des entrepreneurs : 16 700 E/an contre 22 000 E. Le tableau brossé, le ministre annonce son souhait que soit établit un "diagnostic" des entreprises du secteur avec l'aide des experts-comptables. Et regrette que le travail effectué par son ministère depuis 2002 ait été, dans la restauration, "masqué par le problème de la TVA". Des grondements agitent une nouvelle fois l'auditoire. Le ministre des PME évoque alors les "chantiers" possibles. Il propose de plancher sur l'amélioration des rapports avec les administrations, de se pencher sur l'état du parc immobilier… "Si on laisse se dégrader hôtels et restaurants, on sacrifie le long terme au présent", souligne-t-il. Renaud Dutreil passe aussi en revue les ressources humaines, revient sur la "politique ambitieuse du tourisme élevée au rang de priorité nationale", et se dit prêt à regarder comment reconnaître au secteur ses qualités artisanales… "Le 1er chantier actuellement, c'est la subsidiarité", tranche peu après Philippe Villalon, le président des restaurateurs de l'Umih. Applaudissements cette fois. zzz74v

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L'Hôtellerie Restauration n° 2963 Hebdo 9 février 2006 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE


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