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du 29 septembre 2005
RESTAURATION

AVEC 1,5 MILLION D'EUROS D'INVESTISSEMENT ET DE HAUTES AMBITIONS

Le mythique Hôtel du Nord devient restaurant-bar

Paris (Xe) Atmosphère, atmosphère ! Si Arletty n'a guère fréquenté l'Hôtel du Nord, l'actrice a cependant laissé son nom à cette légende du Paris de l'entre-deux-guerres, abandonné des années durant. Julien Labrousse, 27 ans, a redonné vie à l'établissement.


La façade du restaurant-bar l'Hôtel du Nord.


La salle rénovée peut accueillir jusqu'à 230 couverts.

Au mois de juin, l'établissement rénové a rouvert ses portes. L'Hôtel du Nord renaît donc de ses cendres, sous la forme d'un restaurant-bar fleurant bon la brasserie des années 1940 : y trône désormais l'icône noir et blanc de l'affiche du film sur piano laqué, dans une vaste salle aux volumes agrandis. Ambiance jazzy, banquettes de velours rouge et oliviers en terrasse agrémentent le décorum un poil désuet du bâtiment faisant face au Canal Saint-Martin. À l'intérieur, carrelage noir et blanc et comptoir marqueté d'époque, percolateur lustré à l'allure futuriste et mobilier de troquet. Le lieu ne désemplit guère depuis 2 mois, tourne à 250 couverts par jour, se prépare à une rentrée agitée… et fait parler de lui. Le cachet expliquerait-il seul l'engouement des Parisiens pour cette adresse bobo ? Sous la houlette d'une reprise bien orchestrée se cache un tout jeune entrepreneur : Julien Labrousse, du haut de ses 27 printemps, gère en effet son établissement en association avec 2 partenaires, après s'être aguerri au métier de marchand de biens. À cette occasion, il rachète à James Harches l'Hôtel du Nord moribond et convainc ses banquiers qu'il trouvera une clientèle à son restaurant, malgré sa totale inexpérience du métier. Mais le jeune patron aime les défis.
"Racheter ici faisait sens : le lieu a un potentiel énorme, tout le monde connaît le nom. C'est une valeur ajoutée incomparable. L'affaire a coûté 1,5 ME, rénovations incluses." Le secret du lieu selon lui ? "Les gens viennent chercher une atmosphère festive. On reçoit un mixte de clientèle branchée et de quartier ; toute la journée curieux et touristes s'y arrêtent pour faire une photo. Je souhaitais faire de cet endroit un espace vaste et convivial, un lieu où l'on vient à 8 ou 10 pour bien manger. En faire une institution de quartier, une sorte de Closerie des Lilas du Xe arrondissement." Alors en cuisine, on débaucha Pascal Brébant pour la carte qui propose Millefeuille de thon cru et cassolette de fruits rouges à l'huile d'olive vanillée. Pour celle des vins, c'est François Délinéris, prix de la Meilleure carte de France, qui s'y est collé. Le tout pour un ticket moyen flirtant avec les 45 E. Une formule 'atmosphère' qui marche.
Gaëlle Girard zzz22v

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L'Hôtellerie Restauration n° 2944 Hebdo 29 septembre 2005 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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