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du 8 septembre 2005
CONJONCTURE

BAROMÈTRE BDO MG HÔTELS & TOURISME/L'HÔTELLERIE RESTAURATION

L'HÔTELLERIE HAUT DE GAMME RÉALISE UN BON MOIS DE JUILLET

La saison estivale a débuté de manière satisfaisante pour les 4 étoiles de l'Hexagone. Leur RevPar a sensiblement progressé. Progression due en majeure partie à une hausse du taux d'occupation. Le bilan s'avère plus mitigé pour l'hôtellerie moyenne gamme tant à Paris qu'en province.


D'une manière générale, les monuments de la capitale ont enregistré une hausse sensible de leur fréquentation.

Chaque rentrée de septembre, c'est traditionnellement l'heure des bilans estivaux. Un rite où les chiffres fusent de toute part allant parfois du simple au double. S'agissant du mois de juillet en l'occurrence, une tendance semble en tous les cas clairement se dégager selon les statistiques du baromètre BDO MG Hôtels & Tourisme/L'Hôtellerie Restauration : l'industrie hôtelière française a plutôt assez bien tiré son épingle du jeu durant cette période.
À commencer par l'hôtellerie haut de gamme parisienne, dont le revenu par chambre disponible (RevPar) a progressé de 4,2 % en juillet dernier atteignant 162 E contre 155 E un an auparavant. Une hausse qui provient pour l'essentiel de l'amélioration du taux d'occupation. Cet indicateur a ainsi globalement augmenté de 6,4 % pour s'établir à 70,9 % avec une pointe à +10,1 % pour les palaces et établissements de grand luxe. Apparemment, les touristes étrangers ont répondu massivement à l'appel de la Ville lumière en particulier les Américains, les
Japonais et les Espagnols. À l'inverse aux dires des exploitants, certaines nationalités ont été moins nombreuses tels les Italiens, les Allemands… "Autre élément important : la clientèle d'affaires a eu tendance à prolonger au-delà du 30 juin et de la première quinzaine de juillet sa présence", souligne le cabinet BDO MG Hôtels & Tourisme.
Plus nombreux certes à séjourner dans les hôtels de prestige de la capitale, les visiteurs ont en revanche regardé davantage à la dépense. En témoigne la baisse de 2 % du prix moyen chambre de ce segment qui est finalement passée de 233 E contre 228 E . "Pour attirer la clientèle, les hôteliers parisiens ont fait preuve d'une réactivité jamais observée jusqu'à présent", explique Paul Roll, le directeur général de l'office de tourisme et des congrès de Paris.

Offres promotionnelles du haut de gamme
D'après un sondage effectué par ce dernier organisme, 80 % des hôtels 4 étoiles reconnaissent avoir pratiqué des offres promotionnelles en juillet. Une politique commerciale qui, logiquement, n'a guère favorisé les affaires des unités parisiennes dites moyenne gamme (2 et 3 étoiles). D'ailleurs pour les 2 et 3 étoiles standard, le mois de juillet s'est soldé par une stagnation du RevPar : + 1,7 % pour le 3 étoiles standard et - 0,9 % pour les 2 étoiles. Seuls en fait les 3 étoiles supérieur ont enregistré une hausse sensible de leur revenu par chambre disponible de 12 % à 80 E (71 E en juillet 2004) tiré par une fréquentation musclée (+ 10,7 %).
Parallèlement, la province (hors Côte d'Azur) a observé une situation quasi similaire à celle de Paris. L'hôtellerie haut de gamme a en effet réalisé un bon mois de juillet. Son taux de remplissage a de fait grimpé de 2,9 % tandis que sa recette moyenne chambre (RMC) grimpait de 3,8 %. Résultat : son RevPar s'est élevé à 84 E , en progression de 6,8 % par rapport à juillet 2004. Par contre, l'indicateur phare de la profession s'est, lui, replié de - 0,5 % pour les 3 étoiles à 46 E ou à tout juste augmenté de + 0,8 % pour les 2 étoiles.

RevPar en baisse pour les 3 étoiles azuréens
Du côté de la Grande Bleue et du pôle Marseille/Aix, les professionnels de l'hôtellerie ne crient certes pas victoire. N'empêche que le mois de juillet s'est relativement bien déroulé. Dans l'ensemble, les revenus par chambre disponible s'affichent du reste en hausse par rapport à l'année précédente. Une hausse de l'ordre tout de même 10,9 % pour les hôtels 4 étoiles et 3,9 % pour les 2 étoiles. Et qu'advient-il des établissements 3 étoiles ? Et bien, ils ont apparemment rencontré pas mal de difficultés au cours du mois de juillet dernier. À tel point d'ailleurs que leur RevPar a chuté de 1,3 % à 63 E. Une tendance baissière constatée sur l'ensemble des sites étudiés à savoir Marseille, Nice et Cannes.
Claire Cosson avec BDO MG Hôtels & Tourisme zzz20h

Cannes

Du côté de La Croisette, les professionnels de l'hôtellerie déclarent avoir passé un mois de juillet encourageant. Exceptés les hôtels 3 étoiles, les autres catégories ont observé une hausse sensible de leur RevPar : 12,2 % pour le haut de gamme et 16,7 % pour les établissements 2 étoiles. Ces fortes progressions sont avant tout tirées par le taux d'occupation alors que le prix moyen stagne. En clair, les promotions ont sans aucun doute largement fonctionné.
En résultats cumulés à fin juillet 2005, les hôtels haut de gamme ont vu leur RevPar croître de 6 % à 145 E alors que les 3 étoiles ont perdu 1,4 %.
Les 2 étoiles ont pour leur part de quoi arborer de larges sourires puisque
leur revenu par chambre disponible a grimpé de 11,4 % à 35 E.

 

Marseille/Aix-en-Provence

Comme partout ailleurs sur la Côte d'Azur, le pôle Marseille/Aix-en-Provence a constaté la petite forme des unités 3 étoiles en juillet dernier.
Ces dernières ont en effet accusé une légère baisse de leur RevPar : 63 E (- 0,8 %). Au terme des 7 premiers mois de l'exercice, cette catégorie a du reste enregistré un fléchissement de son occupation de - 1,8 % à 69,2 %.
Malgré une amélioration de la recette moyenne chambre de 2,1 %, le RevPar moyen à fin juillet fait du surplace + 0,3 % à 58 E. Les 4 et 2 étoiles s'en sortent en revanche beaucoup mieux.

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L'Hôtellerie Restauration n° 2941 Hebdo 8 septembre 2005 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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