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du 10 mars 2005
HÉBERGEMENT

LES HÔTELIERS DU FUTUROSCOPE SE REGROUPENT EN UNE ASSOCIATION

L'UNION FERA LA FORCE... TOUT AU LONG DE L'ANNÉE

Poitiers (86) Alors que s'est ouverte la nouvelle saison du Futuroscope avec 21 attractions - dont 8 supplémentaires - et un objectif de la direction d'arriver à 1 450 000 visiteurs cette année, les neuf hôteliers du parc se félicitent de leur initiative.


Bernard Maret, président de l'Association des hôteliers du Futuroscope et directeur de l'hôtel Alteora : "Nous dépendons des visiteurs du site, et le site dépend de la structure hôtelière pour les retenir."

Au sein d'une profession habituellement peu favorable aux associations entre concurrents, les hôteliers du Futuroscope se sont regroupés il y a 2 ans dans une structure loi 1901 afin de faire face aux difficultés engendrées par la fermeture hivernale du site. Leur idée était simple : louer le parc de loisirs dans son ensemble, alors que ses portes étaient closes, sur des périodes données, pour le vendre à leur clientèle clés en main avec un package hébergement complet. Titre du produit : 'Les Voyages de l'Imaginaire', qui, dès son lancement, a remporté un véritable succès.
Cette stratégie aura été payante à plusieurs titres, équilibrant leurs comptes et limitant les conséquences de la basse saison, mais surtout influençant le Futuroscope vers une ouverture qui sera désormais permanente (hormis le mois de janvier dévolu à la maintenance). Ce dernier entre dans une époque charnière, fort d'un redressement entamé en 2003, après la désastreuse expérience menée par le groupe Amaury. Repris par son ancien propriétaire, le département de la Vienne, et placé sous la direction de Dominique Hummel, il remonte la pente progressivement, espérant retrouver à partir de 2006 un équilibre financier et d'indispensables bénéfices pour perdurer.
"Notre point de rentabilité est à 1,6 million de visiteurs par an, confie Sébastien Durand, responsable de la communication. Nous étions partis en dessous de 1,2 million ; l'an dernier, nous avons dépassé les 1,3 million grâce à une refonte de nos attractions et à l'arrivée de nouveautés. Celles de cette saison et celles de l'année d'après devraient nous permettre d'arriver à cet objectif." Un objectif qui concernera obligatoirement les hôteliers du parc, ces derniers étant devenus des partenaires incontournables, les deux parties ayant désormais leur avenir lié. "C'est évident, résume Bernard Maret, président de l'Association des hôteliers du Futuroscope. Nous dépendons pour notre occupation des visiteurs du site, et ce dernier dépend pour retenir ceux-ci de la structure hôtelière. Si l'un réussit, l'autre aussi, puisque 60 % de la clientèle restent 2 jours minimum."

La stratégie du succès
Entre l'Ibis, le Novotel, l'Alteora, le Campanile, le Clarion -entre autres enseignes-, le parc dispose de 2 000 chambres classées de 1 à 4 étoiles. En 2004, le taux d'occupation a enregistré 60 % en moyenne sur l'année, et, hormis l'Hôtel du Parc qui a subi de graves difficultés, tout le monde y a trouvé son compte. "Nous arrivons au seuil rentable, souligne le président, également responsable de l'hôtel Alteora (2 étoiles, 300 chambres). Notre but pour les mois à venir est de nous maintenir à ce résultat, et nous serions bien évidemment heureux de faire davantage. 65 %, ce serait excellent."
L'association a donc décidé de se donner les moyens de sa réussite. Les hôtels s'impliquent beaucoup plus dans le développement de l'image du Futuroscope qu'ils ne le faisaient jusque-là, changeant pour certains d'entre eux leurs décorations intérieures, en adéquation avec les sujets thématiques du site. Des formules sont offertes à la clientèle, regroupant entrées, hébergement, restauration, visites alentour, tandis que l'accent est mis sur l'accueil aux entreprises, séminaires et manifestations diverses. Le département de la Vienne (propriétaire des lieux à 60 %) et ses partenaires mettent les bouchées doubles en matière de nouvelles attractions, basées sur l'idée première de l'image et sur celle plus récente des nouvelles technologies. 6 ME seront dépensés sur cette saison pour renouveler, moderniser, innover, avec des films extraordinaires, des rêves sur écrans géants, des surprises. "Ces nouvelles attractions devraient nous permettre de confirmer cette relance entamée depuis 2 ans, rappelle Bernard Maret, avec, pour chacun d'entre nous, nos particularités. Ceux qui sont spécialisés dans l'accueil séminaires, groupes et sociétés, n'ont pas les mêmes clients ni les mêmes critères de fonctionnement que ceux qui reçoivent familles et touristes."

Former le personnel
L'association hôtelière va donc poursuivre une stratégie commerciale qui lui a jusque-là fort bien réussi. Ses 9 partenaires, conscients de dépendre les uns des autres, utilisent une centrale de réservations commune, drivée par le Futuroscope, qui oriente les clients selon leurs demandes vers l'un ou l'autre des établissements. Les produits seront adaptés aux nouvelles formules du parc, tenant compte par exemple du spectacle nocturne, fonctionnant désormais tous les soirs. La partie restauration sera traitée en rapport avec cette dynamique, sachant que le visiteur se nourrit principalement dans les tables du parc plus que dans les hôtels.
"Ce ne sont pas là nos seules préoccupations, ajoute Bernard Maret. Nous avons des problèmes de personnel (350 salariés pour les 9 enseignes), que nous avons en partie résolus avec nos formules hivernales et de formation de ce dernier. Nous avons donc fait appel à une structure pédagogique destinée à nos cuisiniers, nos réceptionnistes, nos serveurs, avec pour objectif de les perfectionner, notamment dans la pratique des langues étrangères. Nous allons resserrer nos liens avec le Futuroscope, mais aussi avec les communautés territoriales. Par exemple, nous souhaiterions que les alentours du parc, là où sont nos hôtels, soient équipés de lampadaires, afin que les gens ne soient pas dans une sorte de noir absolu pour retrouver leur lit. Et nous allons avec le Futuroscope, son agence de voyages, son service de communication, faire savoir ce que nous pouvons offrir." L'année 2005 devrait être pour l'ensemble des intervenants une année de stabilisation dans l'attente de la suivante, sur laquelle ces derniers portent de nombreux espoirs. Car en 2006, le Futuroscope présentera une attraction innovante au niveau mondial, qui devrait attirer les foules, et redonner à l'ensemble son lustre des 'années Monory' avec les conséquences économiques pouvant en découler. Les Robots - thème principal - devraient relancer le parc de l'image sur la route d'un succès qui n'aurait jamais dû faiblir et qui devrait, une fois revenu, bénéficier à tous.
Jean-Pierre Gourvest zzz37

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L'Hôtellerie Restauration n° 2915 Hebdo 10 mars 2005 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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