SOS EXPERTS
Se connecter / S'abonner Espace Abonnés Espace abonnés

SOS Experts > Juridique et Social > Accueil

Droit du travail en CHR (+ modèles de contrats et fiches de paie)
Pascale Carbillet


Accueil SOS Experts
Ajouter à mes favoris / Etre alerté Partager :   Partager sur Facebook Partager sur Twitter Envoyer par email

da costa    Lundi 04 novembre 2013 12:21
Classification d'un cuisinier : quelle est-elle ?

bonjour,
pouvez-vous me dire qu'elle est la classification d'un cuisine pour que je puisse déterminer sa période d'essai.
merci de votre aide



Pascale Carbillet Auteur    Lundi 04 novembre 2013 16:16

Un cuisinier doit être au moins classé à l'échelon 3 du niveau I, ce qui correspond au statut employé et ce jusqu'au niveau III.



da costa    Mardi 05 novembre 2013 12:00

bonjour et merci pour votre réponse.
En fonction de quels critères puis-je le mettre soit au niveau I ou II ou III ?
Quel est le délai de la période d'essai dans ces 3 cas de figure ?
Merci infiniement pour votre aide.



Pascale Carbillet Auteur    Mardi 05 novembre 2013 16:12

La convention collective des CHR du 30 avril 1997 a mis en place le principe d'un système de classification, établi selon la méthode des critères classant. Quatre critères ont été retenus : la compétence (expérience ou niveau de formation), le contenu de l'activité, l'autonomie et la responsabilité. Ils s'apprécient de la même façon et le salarié doit remplir les quatre critères pour prétendre à une classification minimale. En annexe, 45 emplois repères ont été classés afin de guider les entreprises dans la mise en place de leur propre classement.
Vous devez donc apprécier ces 4 critères pour lui donner une classification minimale à votre cuisinier. En vous précisant que de cette classification dépendra une rémunération minimale. par exemple, si vous lui attribuez le niveau III échelon 1, vous devez le faire bénéficier d'un taux horaire de 10,21 €. Rien ne vous interdit de le payer plus à ce niveau, il s'agit seulement d'un minima à respecter.
Quant à la période d'essai, dans la mesure où le niveau I jusqu'au niveau III correspond au statut d'employé, la durée initiale de la période d'essai est de 2 mois avec la possibilité de renouveler mais pour un mois uniquement .
Je vous conseille de lire le chapitre période d'essai dans ce blog.



MICHEL    Mardi 11 juin 2019 20:37

Bonjour madame, monsieur
Je suis chef de cuisine niveau 4 echelon 1, quelle est svp ma durée de préavis pour une démission apres 1 an d'anciennetée.
Merci pour votre réponse, cordialement



Pascale CARBILLET    Vendredi 14 juin 2019 17:24

En tant qu’agent de maitrise ayant plus de 6 mois et moins de deux ans d’ancienneté, la durée de votre préavis de démission est d’un mois. Ce délai est prévu par l’article 30.1 de la convention collective des CHR du 30 avril 1997.
Mais comme le rappelle la convention collective, ces durées de préavis s’appliquent à défaut d’accord entre les parties. Ce qui veut dire que le salarié peut réduire la durée de son préavis à condition d’obtenir l’accord de son employeur. Sinon, il doit respecter ces durées minimales.
Quant à l’employeur, il ne peut imposer un délai plus long que celui prévu par la convention collective (Cass.soc. 1er avril 1992, n°90-43999).
Le code du travail ne prévoit aucune forme particulière pour présenter sa démission : elle peut être verbale, écrite. Mais les conventions collectives peuvent prévoir un certain formalisme. Ce qui est le cas de la convention collective des CHR, avec l’article 30.1 qui précise que le salarié doit confirmer sa démission par lettre recommandée avec accusé de réception ou lettre remise en main propre contre décharge.
Ce formalisme demandé par la convention collective ne constitue pas une condition de validité de la démission, mais un moyen de preuve. L’écrit permet d’éviter les contestations sur l’intention même de démissionner ou sur la date de la fin du contrat de travail. Il permet aussi de déterminer le point de départ du préavis.
En cas de démission, aucune disposition légale ne précise les modalités du point de départ du préavis, ni la convention collective des CHR. Cette question a été traitée par la jurisprudence.
Le préavis commence à courir à compter de la notification à l’employeur de la démission (Cass.soc. 5 décembre 1974, n°73-40376), c’est-à-dire soit à partir de :
La date à laquelle l’employeur reçoit la lettre de démission, remise en main propre contre décharge ;
La date à laquelle la lettre lui est présentée pour la première fois (et ce même s’il ne la retire pas à la poste).
Pour gagner quelques jours, le salarié devra privilégier une remise en main propre contre décharge pour notifier sa démission à son employeur.

Suivre et être alerté des nouvelles publications de Pascale CARBILLET


Ajouter à mes favoris / Etre alerté Partager :   Partager sur Facebook Partager sur Twitter Envoyer par email

Ajouter un message

Pascale CARBILLET
Cocher cette case pour rester anonyme
En cliquant sur publier vous acceptez les conditions générales d'utilisation
Publier

Protection de vos données  -  Signaler un contenu illicite
Le journal L'Hôtellerie Restauration

Le magazine L'Hôtellerie Restauration