Le GHR et l’Umih ont adressé chacun de leur côté, un courrier au Premier ministre pour lui faire part des conséquences de la prochaine revalorisation du Smic et du gel des allègements de charges sociales. Catherine Quérard présidente du GHR, dénonce une véritable double peine pour un secteur composé très majoritairement de TPE et PME dont le modèle économique repose essentiellement sur l’emploi et la main d’œuvre.
L’Umih pour sa part rappelle que ce gel aura pour conséquence directe d’accroître le coût du travail pour les employeurs. Si l’augmentation des rémunérations est légitime et nécessaire pour les salariés, elle ne peut être dissociée de ses effets économiques sur les entreprises qui les emploient, en particulier dans les secteurs les plis intensifs en main d’œuvre.
En effet, l’organisation patronale de la rue d’Anjou tient à rappeler que cette décision d’augmenter le coût du travail intervient, dans un contexte de consommation fragile. Rappelant que chaque jour environ 25 établissements supplémentaires du secteur sont déclarés en situation de défaillance. La raison : beaucoup d’établissements ne disposent pas de marges suffisantes pour absorber de nouvelles hausses de coûts fixes. Ils ne peuvent pas davantage les répercuter intégralement sur leurs prix de vente sans prendre le risque d’une baisse de fréquentation, qui pèserait à son tour sur leur activité, leur capacité d’investissement et l’emploi.
« Nos entreprises ont besoin de stabilité et de visibilité » déclare l’Umih qui demande au premier ministre : de reconsidérer cette décision et d’engager sans délai une concertation avec les représentants des secteurs les plus exposés dont le nôtre, afin de préserver à la fois la progression des rémunérations, l’emploi et la pérennité des entreprises de proximité.
Quant au GHR, il insiste sur le contexte déjà très préoccupant pour le secteur avec une hausse de 8,5% des défaillances d’entreprises en 2025, soit plus de 8,5% par rapport à 2024, en sachant que plus de 2100 défaillances ont été déjà recensées au premier trimestre 2026. Le secteur représente à lui seul près de 15% des défaillances d’entreprises en France.
Le GHR demande en conséquence au Gouvernement de revenir sur le gel des allègements de charges annoncé.
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