Le président de la CPIH 16 défend la profession devant les représentants de l'Etat à la Préfecture d'Angoulême

Angoulême (16)

Publié le 05 novembre 2012 à 18:05
Les dirigeants départementaux de la CPIH, de la Fédération nationale du Bâtiment, de la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, du Medef, de la CGPME et de l'Union professionnelle artisanale se sont rendus ensemble, lundi 29 octobre, à la Préfecture d'Angoulême, pour rencontrer les représentants de l'Etat. La loi de finances 2013 « oublie de prendre en compte la situation réelle des entreprises » s'insurgent les différentes filières. « C'est la première fois qu'on voit autant de mobilisation et d'union patronale s'élever ainsi » constate Philippe Lhomme, président de la CPIH 16, qui participait à cette « réunion de crise » au cours de laquelle la transmission de l'outil, le travail dissimulé, la compétitivité comme la TVA ont été abordés. « Tout est bloqué. Pour le bâtiment, les carnets de commandes à six mois sont vides. Dans l'hôtellerie, il n'y a plus de visibilité. Si nous continuons ainsi, c'est tout le monde qui va droit dans le mur » tempête le chef de file de la confédération qui se fait également le porte-parole d'une profession qui « en a ras-le-bol d'être malmenée et dont on refuse de reconnaître la capacité à avoir maintenu la tête hors de l'eau un pan entier de l'économie française ». L'alerte est grave, l'état d'esprit n'est plus au sourire de convenance. Pour Philippe Lhomme, c'est au syndicat d'agir et de réagir. Dans les tuyaux, par exemple, la remise en route la CRHI, la structure régionale de la CPIH regroupant les départements de la Vienne, de la Charente, de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres. « Celle-ci va nous permettre de mutualiser nos moyens sur certains dossiers comme le permis d'exploitation. Nous devons nous en servir pour faire la promotion les événements que nous organisons dans nos départements comme le Carrefour des métiers de Niort ou les Gastronomades à Angoulême. » L'an dernier, Philippe Lhomme, a la tête de l'association Aspect 16, qui réunit notamment les commerces de proximité, a permis de faire capoter un projet d'implantation d'un ensemble commercial dont le premier volet portait sur une surface de vente de 17 800 m2. Face aux arguments de l'association, la commission nationale en charge de ce type de création n'a pas donné son autorisation. Et si les auteurs du projet ont depuis déposé un recours auprès du Conseil d'Etat, les défenseurs du commerce de proximité continuent le combat. « Cette structure se situe loin des zones d'habitation, ce qui n'est pas bon. Il est important de limiter les transports aujourd'hui.  Ils ont aussi dans leur tablette l'ouverture d'un multiplexe. Ce qui veut dit que l'on condamne les cinémas du centre ville ainsi que les restaurants et les cafés qui sont autour. On ne peut plus laisser faire tout et n'importe quoi. A l'heure actuelle, il est urgent de revenir à des notions de bon sens, qui ne mettent pas en péril ce qui existe déjà et qui fonctionne. Ils ont vécu ce problème à Poitiers et on sait ce que ça a donné » martèle le président de la Charente, implacable.

Publié par Sylvie SOUBES



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