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du 25 mars 2004
RESTAURATION

< AUMONT-AUBRAC (48)

Guy Prouhèze a tourné la page

Il a cédé l'établissement familial connu depuis 1891 comme le Grand Hôtel de la Gare. Il cherche désormais à Montpellier un lieu où travailler autrement, avec son fils. Pierre Roudgé, lui, s'installe aux fourneaux.


En mars 2000, la famille Prouhèze avait le sourire : elle retrouvait l'étoile au guide Michelin.

L'histoire de cet hôtel-restaurant a débuté en 1891, lorsque le passage dans cette commune de l'Aubrac de la ligne de chemin de fer entre Clermont-Ferrand et Béziers incite l'arrière-grand-mère de Guy Prouhèze à créer un lieu d'étape. Plus d'un siècle plus tard, c'est l'autoroute A75 qui est un peu l'attraction sur l'Aubrac. Quant à l'établissement, il a bien changé.
Toujours face à la gare, il compte 27 chambres classées 3 étoiles et 2 restaurants, l'un gastronomique, récompensé par 1 macaron au guide Michelin, et l'autre, moins ambitieux, qui arbore tout de même 1 Bib gourmand. Une vraie réussite.
Entré en cuisine en janvier 1972 au côté de Raymond, son père, Guy Prouhèze est devenu seul maître à bord en 1985, et c'est lui qui a pris la décision, voilà quelques mois, de tourner la page et de mettre en vente cet établissement dont la renommée s'étendait largement sur le Languedoc-Roussillon, l'Auvergne et Midi-Pyrénées. "Nous avions tout basé sur le fait que Pierre-Olivier, notre fils, assurerait la succession. En juin dernier, il nous a annoncé ne pas vouloir constituer la 5e génération aux commandes de l'hôtel et du restaurant. Nous avons respecté son choix et décidé de mettre l'ensemble en vente."
Catherine et Guy Prouhèze n'imaginaient pas, cependant, que l'opération se réglerait aussi vite. Dès le mois d'août, un professionnel du Sud-Ouest s'est manifesté, un compromis a été signé et la vente définitivement conclue fin février. "Bien sûr, reconnaît le couple, c'était un peu déchirant, mais gérer en pleine saison une équipe de 25 salariés devenait de plus en plus lourd et difficile. Nous ressentions nous-mêmes cette lassitude et nous avions envie d'autre chose."
Cette autre chose prendra forme à Montpellier ou dans ses proches environs après l'été. "Avec notre fils qui se sent bien dans cette ville, nous cherchons à reprendre ou à créer une affaire dans un registre tout à fait différent, et surtout moins contraignant..."
A Aumont-Aubrac, Pierre Roudgé, qui a repris l'affaire, a décidé de lui conserver son nom. Connu dans la région de Toulouse où il créa La Belle Epoque avant de reprendre le restaurant de Lucien Vanel, il se lance un nouveau défi en famille. Il ouvre les portes du Restaurant Prouhèze ce 27 mars.
J. Bernard zzz22v

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L'Hôtellerie Restauration n° 2865 Hebdo 25 mars 2004 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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