Actualités

Coup de cœur, coup de colère

Vous avez la parole

Cette profession vous passionne et vous aimeriez que ses problèmes soient davantage pris en compte.
Vous êtes nombreux à nous écrire pour nous faire part de vos coups de cœur comme de vos coups de colère.
Quelques morceaux choisis dans lesquels vous vous retrouverez.

Timbré ?
Je me permets de répondre à la lettre de M. Oustry qui conseille aux demandeurs d'emploi de joindre une enveloppe timbrée pour la réponse aux annonces. Je ne sais pas si M. Oustry se rend compte de la dépense financière occasionnée lors d'une recherche d'emploi. Je vais donc lui rafraîchir la mémoire (liste non exhaustive) :
- frais de timbres, papier à lettre, CV, photos ;
- frais de déplacements (essence, billets de trains, hôtels, restaurants).
Il est bien évident que tous ces frais ne sont pas engagés à chaque fois, mais sont souvent multipliés, car nos chers employeurs se sentent obligés de nous faire revenir plusieurs fois pour mieux nous juger paraît-il !
Quant aux règles de bonnes conduites citées par M. Oustry, il est bien évident qu'elles sont valables dans les deux sens et pour moi, c'est de la politesse et de la courtoisie. En conclusion, calculez le coût d'une recherche d'emploi et vous comprendrez mon agacement en lisant votre lettre.
C. (69)

Des banquiers qui ne prêtent plus
Je tiens à dénoncer le manque d'aides accordées pour les créations d'entreprise. Etant sur un projet de création d'une crêperie, grill, moules-frites dont nous savons qu'il est réalisable et rentable puisqu'étudié par un cabinet comptable digne de ce nom, aucune banque ne souhaite s'intéresser à notre projet dont le montant est de 2 MF. Quelle est la mentalité des banquiers en France ? Prêter aux riches, faire en sorte que notre métier de restaurateur disparaisse ou peut-être prêter uniquement à ceux qui ont des cautions. Pourquoi ne prend-on pas en compte la valeur des individus qui en veulent et souhaitent apporter leur contribution à la création d'emplois, exercer un métier qu'ils aiment, car c'est un engagement, un sacerdoce qui nous permet d'apporter à nos clients du bon temps, une joie de vivre, une convivialité. Messieurs les banquiers, soyez sur terre et prenez-nous en considération.
J.-P. R. (27)

De l'utilité de la critique
Votre journal est très utile à la profession du point de vue des informations qu'il contient et des services qu'il propose (je pense notamment aux annonces classées). Cependant, vos articles reflètent un peu trop l'état d'esprit ambiant sans apporter de regard différent sur l'actualité de la profession. Un exemple pris dans votre n° 2576 : "Satisfaction pour l'hôtellerie parisienne". Vous laissez entendre que le mois de juillet constitue un réel tournant dans les performances. En 1989, la France organisait un événement planétaire avec la célébration du bicentenaire de la Révolution. La médiation mondiale de cet anniversaire avait entraîné un regain d'activité pendant toute l'année. N'assiste-t-on pas au même phénomène ? La hausse du dollar constatée en 97, et stable depuis, entre-t-elle en ligne de compte ? La reprise dans l'Union européenne n'est-elle pas source d'une augmentation du tourisme d'affaires ? Autant de questions que nous souhaiterions voir analysées par vos journalistes. En d'autres termes, vos articles constatent plus qu'ils n'expliquent la conjoncture. Est-il nécessaire de faire un gros titre en première page sur le fait que la Sacem fait payer une attente téléphonique ? Votre article présente cela comme injuste à l'égard des hôteliers. Serions-nous au-dessus des lois ? Vous reflétez là encore un état d'esprit un peu franchouillard ; or l'esprit de la profession a besoin d'être modernisé. Pourquoi ne serait-ce pas votre mission ? Enfin, j'ajouterais que votre journal manque d'articles sérieux sur les tendances du marché mondial du tourisme d'affaires et de loisirs. Ces informations sont précieuses pour conduire une politique commerciale cohérente et réagir aux changements qui surviennent parfois brutalement (crise asiatique, crise russe, etc.).
Considérez ma critique comme objective. Je souhaite simplement que mon journal préféré soit plus moderne.
J. L. (75)

La lubie du rond point
Pour cette année touristique exceptionnelle que nous avaient annoncée les autorités du tourisme, les professionnels ont fait en sorte d'améliorer encore et encore les prestations pour satisfaire un nombre croissant de touristes dans la région lyonnaise. Par contre, les collectivités locales, départementales et régionales ont pris à contre-pied cet effort en organisant des travaux sur les nationales 6 et 7 ainsi que sur de nombreuses départementales très fréquentées. Comment voulez-vous stabiliser une clientèle dans une région lorsque celle-ci rencontre des travaux tous les dix kilomètres ! Que dire de la clientèle de passage qui a changé son itinéraire pour le retour des vacances ? A qui profitent ces travaux sur les routes secondaires si ce n'est aux autoroutes ? De qui se moque-t-on ? La facture va bien entendu nous être présentée lorsque nous allons recevoir les diverses taxes professionnelle, foncière et d'habitation. La lubie du rond point, vous connaissez ? 9 200 000 F pour 4 000 m2 d'aménagement ! Si, si, lisez les grands panneaux, soit 2 300 F le m2, et avec ça, les BTP ne se portent pas bien ! Qu'attendons-nous ? Personne ne nous écoute lorsque l'on parle égalisation de la TVA, baisse des charges, etc. Heureusement, il nous reste une arme : le chantage à l'emploi dont beaucoup ne se privent pas.

Persister
Il convient de persister lourdement pour que le taux de TVA à 20,6 % appliqué à la vente de repas soit modifié.
(13)

Embauche
Nous sommes un couple de saisonniers, abonnés à L'Hôtellerie. Depuis longtemps, on avait envie de vous écrire, à propos de l'embauche.
Aujourd'hui, on le fait car la limite a été surpassée et de beaucoup. Après avoir lu le journal du 12 novembre, on ne peut plus se taire. Et nous voilà à l'essentiel : les embaucheurs sont tous (ou bien la plupart) des menteurs et des lâches. Pourquoi ? Ils se plaignent du manque de motivation des jeunes : alors pourquoi ne pas embaucher des plus de 30 ans ? Ils cherchent des diplômes et de l'expérience : si on sort de l'école, comment avoir de l'expérience ? Et si on a commencé à travailler tôt, comment avoir des diplômes ? Maintenant, on vous explique pourquoi, nous, on a du mal à se faire embaucher.
Nos "fautes" :
- être mariés : oui, et alors, on est quand même disponibles et performants ! Mais les messieurs ont du mal à concevoir ça.
- être trop vieux : à 30 et 31 ans, on est bons à jeter ! Mais non, on le sait, c'est à cause de ces maudites aides de l'Etat ! OK, on aide les jeunes de moins de 26 ans (tant que l'exploitation guette de plus belle !), mais des gens de notre âge, on en fait
quoi ?
- ne pas avoir de diplômes ... hôteliers, bien sûr, mais une maîtrise en langues étrangères et un BTS commercial.
- avoir de l'expérience : beaucoup d'expérience, mais ne chercher qu'un simple travail saisonnier... à notre âge, c'est un délit ?
Malgré tous ces problèmes, on arrive à faire notre petit chemin, et à travailler quand même dans le domaine qu'on adore, moi la réception et mon mari la restauration. Les refus sont souvent dus à ma peau - je suis italienne, mais le racisme n'a pas de frontières -, à mes yeux noirs - qui me font ressembler à une Portugaise, une Espagnole, une Arabe...-, et à mon accent. Et mon expérience ? Et mon savoir-faire ?
Non, franchement aujourd'hui c'en est trop ! Arrêtez de vous plaindre, regardez autre chose que les aides et vous verrez que des gens motivés, courageux et performants, il y en a ! Excusez-moi, mais maintenant ça va mieux, même si je sais que les choses ne changeront pas.
Juste pour avoir une idée de mes compétences :
Moi : 30 ans, réceptionniste, animatrice. Français, anglais, espagnol et italien lus, écrits, parlés. J'ai travaillé en Suisse, Italie, Espagne, France et Canaries pour le Club Med, Campanile, AREPOS, l'ambassade d'Haïti, hôtels privés 3 étoiles...
Mon mari : 31 ans, serveur, barman. Français, anglais, italien et notions d'allemand. Il a travaillé en Italie, Suisse, Etats-Unis, Sénégal, Canaries, et France bien sûr, pour le Club Med, McDonald's, hôtels 3 étoiles, centres de loisirs.
Excusez-nous si ce n'est pas suffisant.
D. A. L. (11)

Confiance
Votre journal est très explicite, il nous apporte beaucoup d'informations dans tous les domaines. Je n'ai que des éloges à vous faire à tous points de vue. Très bien rédigé, facile à lire. Evoquons les annonces "Offres d'emploi". Je me suis retrouvée au chômage à 50 ans après avoir été technico-commercial, cadre de développement ; aujourd'hui j'en ai 57. Depuis cette période, j'ai toujours trouvé du travail grâce à ces offres d'emploi et à vous ; les hôteliers répondent à mes lettres, ce qui ne l'est pas dans d'autres domaines d'activité. Donc cela montre que beaucoup de professionnels de l'hôtellerie font confiance à votre journal. Je continuerai à m'abonner, car il est fort intéressant et complet.
R. J. (69)

Rien ne change !
Il y a 5 ans, j'ai décidé de changer de métier. Je suis pourtant très attachée à cette activité qu'est l'hôtellerie. Depuis, je travaille pour une grosse entreprise à un poste à responsabilités. Une entreprise intelligente qui respecte tout son personnel, rien de plus normal ! Et ça marche, je donne le meilleur de moi et je suis épanouie dans mon travail. Je lis chaque semaine L'Hôtellerie et à chaque fois, je ne peux m'empêcher de penser que ce métier est d'un autre âge, encore et toujours. Alors que tout le monde parle des 35 heures, les hôteliers se réjouissent d'avoir la chance de pouvoir encore engager des esclaves (mal payés, mal logés, mal considérés) et qui, en plus, gardent le sourire. Mais combien de temps cela va-t-il encore durer ? 43 heures ! Les hôteliers pleurent en attendant le prochain texte de loi. Auront-ils encore le dernier mot ? Merci au journal de nous donner la parole...
D.H. (37)

Place aux plus de 50 ans
Je tiens à me joindre au mécontentement de nombreux de mes collègues qui aiment leur métier, et qui en sont arrivés à être écœurés, et le terme n'est pas trop fort, par les agissements des employeurs qui ne prennent même pas la peine de répondre aux demandes d'emploi et ne se rendent pas compte de la frustration que cela peut causer, sans parler des frais occasionnés.
Chômeur de longue durée, depuis deux ans, alors que mon plus cher souhait est de pouvoir travailler, je me rends compte qu'à 55 ans on est bon pour le placard, et que les années d'expérience, les diplômes et les langues parlées ne comptent pas. L'âge n'est pas un critère car des gens de mon âge qui aiment leur métier peuvent travailler 12 à 15 heures par jour sans rechigner, alors que des jeunes de 20 ans sont fatigués après quelques heures seulement, leur seul intérêt se résumant aux jours de repos, aux jours fériés, et aux 35 heures puisque nous y arrivons. Or le métier d'hôtelier, pour qui veut bien le faire, est plus une vocation qu'un métier, fatigant certes, mais avec ses joies et ses récompenses quand l'établissement dont vous vous occupez voit sa clientèle satisfaite revenir.
De plus, j'en suis arrivé à constater que la plupart des patrons, leurs chefs du personnel ou les cabinets de recrutement ignorent souvent les facilités accordées par la loi pour l'emploi des seniors. Peut-être que votre journal devrait le faire savoir et être l'outil de la résorption du chômage en France.
Je souhaite qu'une prise de conscience se fasse parmi les responsables et que tant les juniors que les seniors puissent trouver un emploi à la mesure de leurs capacités.
G. G. A.

Classer les petites annonces
Les petites annonces sont souvent écrites trop petit et elles devraient être groupées non seulement par région mais également par fonctions dans un métier, ce qui en permettrait une lecture plus rapide et plus efficace.
G. G. A.


L'HÔTELLERIE n° 2598 Hebdo 28 Janvier 1999

L'Application du journal L'Hôtellerie Restauration
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