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Actualités

Editorial

What a shame !

Décidément, la Grande-Bretagne perd le meilleur de ses traditions pour ne garder que le pire de sa perfidie et de sa suffisance. Après les frasques de la famille royale (mais ce n'est pas vraiment nouveau), le développement de la presse "caniveau", l'arrivée de l'Eurostar à Waterloo station et la diffusion de l'affligeant "Crossroads" sur BBC depuis 40 ans, le Royaume-Uni ose s'attaquer à ce qu'il y a de plus sacré dans notre art de vivre : la cuisine.

Du moins ceux qui prétendent, on se demande bien au nom de quoi, nous donner des leçons en matière de gastronomie. Quand on représente un pays où le porridge, la gravy et le fish and chips sévissent jusque sur les tables réputées les moins mauvaises, il faut une dose d'incommensurable inconscience pour venir chatouiller notre orgueil national sur un sujet aussi sensible. Ainsi donc, Terence Conran, puisqu'il s'agit de lui, vient à peine d'ouvrir son restaurant à Paris qu'il n'hésite pas à dénigrer l'ensemble de ses confrères, jugeant le service déplorable et les nourritures "médiocres". Vous êtes déjà allé chez Quaglino's, à Londres ? Sans doute l'inspiration de ces critiques venait-elle d'un passage dans l'établissement phare de l'empire Conran.

Il faudra beaucoup de talent, et il n'en manque pas, à l'ancien marchand de meubles, pour nous convaincre de la supériorité de l'Alcazar à la sauce anglaise sur nos traditionnelles brasseries parisiennes.

Mais un peu plus de fair play et de panache ne nuirait sans doute pas à la réussite de Terence Coran au pays des "froggies", qui ont su un jour s'écrier : "Messieurs les Anglais, tirez les premiers". C'était il y a plus de deux siècles, bien sûr, mais à l'époque, on savait encore vivre.

En attendant, souhaitons bonne chance et plein succès à l'Alcazar sous la lumière de l'Union Jack, comme n'importe quel Anglais ferait de même pour un restaurant français sur les bords de la Tamise.

LH


L'HÔTELLERIE n° 2587 Hebdo 12 Novembre 1998

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