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Actualités

Courrier des lecteurs

Rubrique animée par
Pascale Carbillet et
Anne Tostivint.
Exclusivement réservée aux établissements abonnés. pcarbillet@lhotellerie-restauration.fr

l Un salarié refuse la prolongation de son CDD

* J'ai embauché un serveur sous contrat à durée déterminée de trois mois en remplacement d'un salarié malade, qui vient de m'adresser une prolongation de deux mois de son arrêt maladie. Le remplaçant ne veut pas prolonger le CDD et je voudrais savoir si je suis quand même tenu de lui verser les 6% de fin de contrat puisqu'il refuse un poste offert ? (V.L. du Mans)

Il est vrai que la fin d'un contrat à durée déterminée donne lieu au versement d'une indemnité de précarité d'un montant de 6%. Cette indemnité a pour but de compenser la précarité de l'emploi. C'est pourquoi dans certains cas l'employeur est dispensé de la verser, notamment quand il propose au salarié au terme de son contrat de prolonger la relation de travail par un contrat à durée indéterminée.
Bien que les textes ne le prévoient pas, l'administration admet qu'à l'expiration de la durée minimale du contrat, chacune des parties a la possibilité de ne pas prolonger les relations contractuelles, même si le salarié remplacé n'est pas de retour ou si l'objet du contrat n'est pas réalisé. Elle en conclut que le salarié qui refuse de poursuivre son contrat au-delà de cette période ne perd pas le bénéfice de l'indemnité de fin de contrat.
Vous ne pouvez donc obliger ce salarié titulaire d'un contrat de date à date qui est arrivé à expiration, à prolonger ce dernier de la durée du nouvel arrêt maladie, et en outre, vous devez lui verser une indemnité de précarité.

n Corporation des gouvernantes et gouvernants

* J'ai lu dans un de vos précédents numéros un article sur l'association Corporation des gouvernantes et gouvernants créée par Madame Adela Bassompière. Pourriez-vous me communiquer les coordonnées de cette association ? (M.F. de Paris)

Vous pouvez contacter cette association aux coordonnées suivantes :
Corporation des gouvernantes et gouvernants
67 rue Robespierre
93558 Montreuil Cedex
Tél. : 01.49.88.98.88.

Fax : 01.42.87.04.93.

w Le SIRHA

* Pourriez-vous me renseigner sur la date du prochain salon SIRHA ? (D.B. de Paris)Le SIRHA, le salon des Métiers de Bouche, aura lieu du 23 au 27 janvier 1999 prochains à l'Eurexpo de Lyon.

Pour plus de renseignements, contactez Eurexpo aux coordonnées suivantes :
Eurexpo
Avenue Louis Blériot
BP 190
69686 Lyon Chassieu Cedex
Tél. : 04.72.22.33.44.
Fax : 04.72.22.33.34.

u Quelles sont les charges locatives ?

* Nous allons reprendre un établissement hôtelier et nous aurions besoin de savoir qu'elles sont les charges locatives qui nous incombent. (M.F. de Paris)

Les charges présentent un caractère de périodicité et viennent s'ajouter au montant du loyer. Le décret de 1953 réglementant les baux commerciaux ne fixe pas la liste des charges qui incombe à l'une ou l'autre des parties. Le plus souvent, le bail définit les charges que le locataire doit payer directement ou bien rembourser au propriétaire, ainsi que les modalités de paiement. Il est donc très important de regarder votre bail avant toute signature, car le montant de ces charges peut augmenter considérablement le loyer.
En pratique, la répartition des charges entre le locataire et le propriétaire se fait de la façon suivante.
Le locataire doit prendre en charge toutes les dépenses locatives, c'est-à-dire les dépenses de consommation d'eau, de gaz, d'électricité, de fournitures individuelles comme le chauffage.
En ce qui concerne les droits et taxes, les taxes municipales ou locatives sont payées par le locataire ou remboursées au propriétaire. Le locataire supporte les taxes nécessaires à son activité (par exemple les droits de licence pour un débit de boissons). Les droits de bail et taxes additionnelles éventuelles sont supportés par le locataire.
Si votre fonds de commerce dépend d'une copropriété, les charges relatives aux éléments d'équipement utilisées et aux prestations collectives sont à la charge du locataire utilisateur.
En pratique, ces charges sont payées par le bailleur copropriétaire du local loué et remboursées par son locataire.
L'assurance de l'immeuble, l'impôt foncier, les autres impositions dont est redevable le propriétaire, les frais de gestion de l'immeuble sont à la charge du propriétaire. Mais le bail peut très bien prévoir par des clauses expresses et précises que ces charges soient mises sur le compte du locataire.
Le transfert sur le locataire de charges qui incombent normalement au propriétaire constitue un supplément de loyer. Lors de la révision ou du renouvellement du loyer, le locataire pourra s'en prévaloir pour le calcul de la valeur locative.

z Comment compenser la demi-journée non prise ?

* Il est précisé dans la nouvelle convention collective que les demi-journées de repos non prises pourront être compensées en fin de saison soit en temps soit en rémunération. Mais pourriez-vous me dire sur quelle base, sur quel taux horaire ? (Y.M. de Val d'Isère)

La convention collective accorde une demi-journée de repos supplémentaire dans les entreprises de 11 salariés et plus. Les salariés de ces établissements ont ainsi, depuis le 6/12/97, deux jours de repos par semaine.
La demi-journée supplémentaire peut être reportée par l'employeur. Mais lorsqu'il y a report, il faut qu'il y ait compensation soit en temps, soit en rémunération.
Cette compensation se fait à un taux normal. Donc, si par exemple vous avez reporté deux demi-journées à votre salarié, vous devrez lui rendre ses deux demi-journées, pas plus.
Mais attention, lorsque l'on reporte sa demi-journée, le salarié est souvent amené à faire des heures supplémentaires pendant la semaine.
Par exemple, un cuisinier qui fait 43 heures hebdomadaires avec 2 jours de repos, fera plus d'heures si on lui retire une demi-journée de repos. Si la demi-journée dure 5 heures, le cuisinier va travailler 48 heures par semaine. Dans ce cas, vous devrez lui payer les 5 heures avec une majoration pour heures supplémentaires.
Mais plutôt que d'être rémunéré avec une majoration, le salarié peut demander un repos compensateur pour ses 5 heures supplémentaires. La convention collective prévoit un repos compensateur de 125 % pour les huit premières heures et de 150% pour les heures suivantes. Le salarié aura donc droit à un repos compensateur de 5 heures x 125%, c'est-à-dire 6 heures 15 mn.
Pour conclure, lorsque vous reportez sa demi-journée à votre salarié, vous devez :
- soit lui en donner une autre, plus lui payer les heures supplémentaires qu'il fait pendant la semaine ;
- soit lui en donner une autre, plus un repos compensateur pour ses heures supplémentaires ;
- soit lui payer cette demi-journée à un tarif normal et lui payer en plus ses heures supplémentaires ;
- soit lui payer cette demi-journée et lui donner un repos compensateur pour ses heures supplémentaires.

Combien d'heures complémentaires un salarié à temps partiel peut-il effectuer ?

* Pourriez-vous me dire combien d'heures supplémentaires a le droit de faire un salarié à temps partiel ? (F.T. de Rennes)

Attention, pour les salariés à temps partiel, on ne parle pas d'heures supplémentaires mais d'heures complémentaires.
En effet, toutes les heures faites par un salarié à temps partiel au-delà de sa durée hebdomadaire de travail sont des heures complémentaires et non des heures supplémentaires. Si par exemple le contrat de travail du salarié à temps partiel prévoit 20 heures de travail par semaine et qu'il en fait 28, les 8 heures de plus sont des heures complémentaires.
Mais attention, le nombre d'heures complémentaires que le salarié est en droit de faire est limité. En effet, le nombre d'heures complémentaires effectué au cours de la semaine ne peut être supérieur au 10ème de sa durée hebdomadaire de travail. Donc si l'on reprend l'exemple du salarié à temps partiel qui travaille 20 heures par semaine, il ne peut pas faire plus de 2 heures complémentaires par semaine (1/10ème de 20 = 2).
En outre, les heures complémentaires ne doivent pas avoir pour effet de porter la durée de travail du salarié au-delà de sa durée légale de travail. Par exemple, la durée hebdomadaire du travail d'un cuisinier est de 43 heures par semaine. S'il est à temps partiel et effectue des heures complémentaires, le nombre de ces heures ne doit pas entraîner un dépassement de ces 43 heures.

m Comment donner les 1 jour et demi de repos hebdomadaire ?

* Notre brasserie est ouverte 6 jours par semaine et uniquement le midi. Mon second et mon commis travaillent de 8 h à 15 h 30 soit 7 heures par jour, soit 42 heures par semaine. Ils nous réclament une demi-journée de repos hebdomadaire supplémentaire. Nous aimerions savoir si nous leur devons ou si les horaires actuels sont compatibles avec la convention ? (J.C. de Bordeaux)

Attention, les salariés travaillant dans les entreprises qui emploient entre 1 à 10 personnes ont droit à 1,5 jour de repos hebdomadaire.
La convention collective des CHR précise la façon dont ce repos peut être donné. L'employeur a, en fait, plusieurs possibilités. Il peut accorder à ses salariés :
- un jour et demi d'affilée ;
- un jour une semaine, deux jours la semaine d'après ;
- un jour une semaine et la demi-journée non consécutive.
Par exemple, si vous donnez le mardi au salarié, la demi-journée n'a pas à être prise obligatoirement le mercredi matin. Elle peut avoir lieu soit le jeudi matin, soit un autre jour.
- un jour dans la semaine, la demi-journée cumulable.
Dans ce cas, le salarié n'a qu'un jour de repos dans la semaine mais cumule ses demi-journées qu'il prendra donc ultérieurement. Attention, il est interdit de cumuler plus de 6 jours c'est-à-dire 12 demi-journées.
L'employeur est entièrement libre de choisir parmi ces quatre façons d'accorder le repos hebdomadaire. Il doit par contre obligatoirement opter pour une de ces propositions. Il n'a pas le droit d'attribuer le jour et demi de repos d'une manière différente.
Dans votre cas, les salariés travaillent 6 jours par semaine. Même s'ils terminent le travail à 15 h 30, cela ne peut pas remplacer la demi-journée obligatoire. Vous devez donc réorganiser les emplois du temps de vos salariés pour qu'ils aient une demi-journée entièrement libre. Vous devez choisir parmi une des formules proposées par la convention.

L'Auberge de la Tuillière

* Pourriez-vous nous communiquer l'adresse et le numéro de téléphone de l'Auberge de la Tuillière dont vous parlez dans le magazine du 10 septembre ? (A.E. de Saint-Flour)

L'Auberge de la Tuillière située dans le Cantou est vraiment très particulière : pas d'eau courante, pas d'électricité, loin des routes.
Et pourtant cette ancienne grange connaît un vif succès.
Voici les coordonnées de cette «auberge comme autrefois» :
Gîte d'Etapes de la Tuillière
La Tuillière
15800 Pailherols
Tél. : 04.71.47.06.60.
Pour plus de détails sur l'auberge, reportez-vous à l'article de Pierre Boyer en page 20 de notre magazine du
10 septembre.

w Fabricant d'empile-assiettes

* Pourriez-vous me communiquer les coordonnées du fabricant d'empile-assiettes que vous avez fait paraître dans le magazine de L'Hôtellerie du 11 juin 1998 ? (L.M. de Bétheny)

Voici deux adresses auprès desquelles vous pourrez vous procurer des empile-assiettes :
Plate Mate France
Clos des Morillons
74410 Saint-Jorioz
Tél. : 04.50.68.95.13.
Fax : 04.50.68.93.34.

Ets Christian Proust
23/25 rue Jean-Jacques Rousseau
75001 Paris
Tél. : 01.45.79.19.43.
Fax : 01.40.59.08.52.

Ça va mieux en le disant

J'ai choisi ce métier, mais ce métier n'aime pas ma couleur

En réponse à l'article «Le lycée Jean Drouant dénonce», paru dans L'Hôtellerie.
Cette vérité est difficile à entendre, à lire et tout simplement à vivre.
Je suis diplômé de l'école hôtelière niveau BTS, âgé de 35 ans et j'exerce mon métier avec passion. Mes employeurs n'ont jamais eu à se plaindre de mon travail, de mon intégrité et de ma disponibilité.
Hélas, je dois toujours lorsque j'adresse un CV éviter d'y joindre une photo afin de passer les présélections à la couleur. Pour des postes au sein d'entreprises que j'ai quittées, ma couleur était un frein à l'évolution. Pour des employeurs potentiels ma couleur est l'alliée d'un refus sans explication après un entretien où les recruteurs vont jusqu'à ébaucher la possibilité d'une collaboration.
Jeunes gens originaires des Antilles, d'Afrique, du Maghreb qui êtes refoulés aux portes des entreprises du fait de ce que vous êtes. ne désespérez pas.
Un jour patience, votre travail sera récompensé par votre entourage professionnel. Celui-ci appréciera votre écoute, votre analyse, votre manière de faire passer les messages et motiver les équipes. Toute personne sérieuse, intègre et courageuse réalise ses rêves.
Cette injustice doit vous rendre plus fort, plus travailleur, plus motivé.
A vous messieurs les patrons d'entreprises : Comment est votre entreprise ? Son encadrement représente-t-il l'ensemble de vos salariés ? Avez-vous résolu vos problèmes de turn-over et votre base croit-elle en vous ?
Les professeurs peuvent être affligés devant certaines attitudes machistes et racistes, mais c'est la réalité et aucune loi ne vous empêchera de continuer votre numéro, bien qu'elles existent. Seuls l'abnégation, le courage, l'ambition de ces jeunes à la couleur de peau différente et le temps agiront.
L'esprit de la clientèle évolue doucement mais sûrement. Pour le client, peu importe la couleur, le sexe de l'individu s'il possède compétences, sourire et toutes les attitudes d'un service gagnant.
Vous pouvez chers patrons regretter la démotivation des uns, le départ de certains vers d'autres métiers tant ce monde du travail est contraignant. Mais vous ne pourrez pas toujours écarter les femmes des portes des cuisines, ni exiger que tous vos salariés ou cadres soient blancs.
Un professionnel depuis 1985, français d'origine martiniquaise.

 

Contre le qui dort dîne

Je voudrais réagir à votre article «N'abusez pas du qui dort dîne». Cela fait une quinzaine d'années que l'on nous ressasse ce leitmotiv. De grâce, cessons de prendre le client pour un pigeon, car ce n'est pas en essayant de lui mettre le grappin dessus de cette manière que l'on réussira à l'apprivoiser. S'il se sent piégé, il cherchera à fuir et vous ne le reverrez plus. S'il a choisi votre gîte, il n'a peut-être pas forcément envie de votre couvert, simplement parce qu'il désire manger autrement ou autre chose.
Alors, au lieu d'avoir recours à ce genre de méthode expéditive, remettez-vous plutôt en question, concernant votre cuisine ou votre accueil. Et s'il revient chez vous en disant «décidément, c'est votre table que je préfère», alors vous l'aurez conquis, non par la force, mais par la douceur et la persuasion.
«Qui dort dîne ?» Oui ! S'il daigne !


L'HÔTELLERIE n° 2580 Hebdo 24 Septembre 1998

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