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Hôtellerie haut de gamme

Le groupe Audley offre une cure de jouvence au Meurice

Propriété de la société Brunei Investment Agency, le groupe Audley investit lourdement dans l'hôtellerie de luxe. Il entend d'ailleurs acquérir un hôtel de prestige par an au cours des cinq prochaines années pour se constituer sa "collection personnelle". Repreneur du Meurice, il souhaite en outre lui redonner ses lettres de noblesse grâce à un vaste programme de rénovation.

Fermé pour cause de travaux... Voilà à peu de choses près ce que l'on peut lire sur les façades d'un luxueux établissement de l'avenue George V. Il n'en va pas de même du côté de la rue de Rivoli. Contrairement au palace repris par le prince saoudien Al Waleed, l'hôtel Meurice, propriété du groupe Audley depuis le mois de mai de l'année dernière, accueille lui en effet actuellement avec toujours autant de charme et de courtoisie l'ensemble de ses clients. Et ce malgré un vaste programme de rénovation en cours de réalisation, dont l'achèvement n'est prévu que pour la fin 1999. "Laisser ouvert l'établissement est un choix stratégique visant à satisfaire notre clientèle. D'autant que nous avons décidé en parallèle de garder sur place la totalité de notre personnel", confie Dominique Borri, directeur général du Meurice. Et d'ajouter, "avec un nombre de chambres restreint jusqu'à l'automne prochain (94 contre 180 initialement), notre équipe composée de 220 personnes ne devrait avoir aucune difficulté à répondre aux besoins de nos visiteurs."

De fait, le ratio personnel peut certes paraître élevé. Mais, il en va de la réputation de l'établissement parisien. Et le Meurice ne veut en aucun cas porter atteinte à cette dernière. D'ailleurs, si le groupe Audley, créé en 1996 pour développer en Europe, aux Etats-Unis et en Extrême Orient, les hôtels de luxe appartenant à Brunei Investment Agency (filiale du ministère des Finances du sultanat de Brunei), a souhaité remettre son unité parisienne au goût du jour, c'est pour qu'elle brille de tous ses feux dès l'an 2000.

De 180 à 160 chambres

Et quels feux ! D'après le directeur général, "l'hôtel Meurice sera en tête des palaces de la capitale d'ici deux ans". Bien que le montant des travaux ne soient pas révélés, ce bel édifice (1835) de sept étages, situé à deux pas du Louvre, subit de fait une impressionnante cure de jouvence. Orchestrée en trois temps, sous les baguettes de Jean-Loup Robert, Nicolas Papamiltiades et Thierry Virvaire, la restauration du Meurice va conduire l'établissement à passer de 180 chambres à 160, parmi lesquelles 33 suites.

Toutes seront naturellement équipées des plus récentes innovations technologiques (fax, chaîne hi-fi, téléviseurs grand écran...), tout en conservant l'authenticité du décor. A noter également que dès 1999, les clients pénétreront au Meurice par la rue de Rivoli et découvriront un nouveau hall beaucoup plus spacieux. Sans oublier les autres transformations qui feront la part belle à l'espace et la lumière extérieure. Au final, ainsi que le souhaite son nouveau propriétaire, l'hôtel Meurice devrait prendre des allures de petit "bijou", Quant au prix moyen chambre et au taux d'occupation, ils devraient avoisiner à terme les 3.500 francs et 72% (environ 60% en 1997).

Reste qu'Audley nourrit d'autres ambitions en dehors de la Ville Lumière. A la tête de quatre hôtels de prestige (le Dorchester à Londres, le Meurice à Paris, le Beverly Hills à Los Angeles et le Nusa Dua Beach à Bali), cette société cherche effectivement à se constituer une jolie collection d'établissements hôteliers de luxe. D'ici cinq ans, Audley vise d'ores et déjà dix unités dans les grandes capitales européennes notamment et en Amérique du Nord. Selon les opportunités, il pourrait aussi s'intéresser à l'Asie. Une précision toutefois : le groupe Audley privilégie les petites tailles et le caractère exceptionnel des hôtels.

C. C.
c.cosson@lhotellerie-restauration.fr

 
L'hôtel Meurice va passer de 180 chambres à 160.


L'HÔTELLERIE n° 2554 Hebdo 26 mars 1998

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