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Actualités


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Conflit des routiers

Une auberge proteste contre la grève

Pour réagir contre la grève des routiers qui paralysait son auberge, Richard Genovardo a dressé ses tables au milieu de la Nationale 7. Un barrage original.

«Je ne pouvais pas rester silencieux alors que mon établissement était en train de sombrer, complètement paralysé par les barrages des routiers», explique Richard Genovardo, directeur de l'Auberge de Bonpas (Vaucluse). A bout de nerfs, les six salariés de l'établissement décident de faire entendre leurs voix et dressent leurs tables sur la N 7. Ainsi, le 21 novembre, les automobilistes qui réussissent à passer entre les camions, devront poursuivre leur slalom pour éviter les mitrons en grande tenue qui font face à des tables garnies de verres à pied et de chandeliers.

Située à 600 mètres d'un des plus grands carrefours autoroutiers d'Europe sur la N 7, proche d'Avignon, l'Auberge de Bonpas ne s'est pas encore remise tout à fait du mouvement des routiers de juillet 1992. «Cette grève nous a coûté en réservations annulées, non honorées... près de 346.000 francs. Pour tenter de combler un peu les pertes, nous avions décidé d'étendre notre clientèle avec des prestations plus milieu de gamme. C'était une erreur. Nous n'avons rien rattrapé et en plus nous avons perdu en notoriété, notamment par rapport à l'image des Logis de France». Quatre ans plus tard, les 12 jours du conflit des routiers mettent en péril l'existence même de l'établissement. «Malgré la fin de la grève, l'inquiétude subsiste. Les gens ne viennent pas au restaurant. Actuellement, nous avons deux couverts par service contre 16 d'habitude. Je crains que ce climat de morosité perdure jusqu'aux fêtes de fin d'année qui représentent pour nous près de 2 mois de chiffre d'affaires.» Si les inquiétudes de Richard Genovardo se justifient, l'Auberge de Bonpas pourrait déposer son bilan rapidement. «En 1992, compte tenu des courriers que m'avait adressés la préfecture, je croyais que l'Etat nous indemniserait au moins en partie, mais j'attends toujours. Aujourd'hui, je suis plus lucide et je sais que nous ne pouvons compter que sur nous», ajoute le directeur.

E. M.



L'HÔTELLERIE n° 2486 HEBDO 5 dŽcembre 1996


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