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Tables et Auberges de France et Cuisiniers de Métier : la rupture !

Ils avaient annoncé leur union pour novembre. Au terme de courtes «fiançailles» que l'on croyait pourtant prometteuses, Jean Lanau, le président de l'association «Tables & Auberges de France», et Claude Izard, l'animateur des «Cuisiniers de métier des provinces françaises», viennent de rompre leurs relations naissantes... Une décision, venue de Lanau et de ses amis, déjà fort commentée.

En créant, voici une dizaine de mois, les «Tables & Auberges de France», Jean Lanau (patron de l'Hostellerie du Chef Jean, à Montgaillard-Lauragais, près de Toulouse) avait créé la surprise, d'aucuns se demandant s'il était bien réaliste de mettre sur le marché une association de plus. Mais rapidement, Lanau allait convaincre, sur un slogan qui se voulait novateur : «On ne compte plus aujourd'hui le nombre de restaurants. Le client ne s'y reconnaît plus. Il ne sait plus, surtout, où se trouve le professionnel, où est la qualité. (...). Nous souhaitons fédérer, hors de toute notion syndicale, tous ceux qui souhaitent assurer la promotion de leurs établissements et préserver les grands principes de convivialité, d'accueil, de professionnalisme et de prestations soignées.» Discours entendu : aujourd'hui, Jean Lanau annonce 700 adhérents à travers la France.

Pour éviter, semble-t-il, une concurrence fratricide, Claude Izard avait lancé l'idée de coopération des deux associations, puis d'une fusion pure et simple que Jean Lanau ratifiait en juin. (Lire L'Hôtellerie des 7 mars et 6 juin 1996). Le «mariage» était prévu pour le mois de novembre, à l'occasion du congrès national des cuisiniers de métier, à Angers.

Echec de la fusion

Mais, quelques semaines avant le congrès, le président de «Tables & Auberges de France» dénonçait l'accord, pour motifs personnels concernant Claude Izard... On n'en dira pas plus des raisons de la brouille qu'un bref communiqué de Lanau résume ainsi : «La Fédération nationale des Tables et Auberges ne souhaite en aucun cas finaliser une collaboration avec l'association de Claude Izard pour des raisons qui lui sont directement liées. Celui-ci ne bénéficiera pas par conséquent de la collaboration de la Fédération.(...)» Un communiqué qui ajoute cependant : «Bien entendu, les adhérents de l'association de Claude Izard qui souhaitent bénéficier de notre dynamique promotionnelle peuvent déposer leur demande d'adhésion à titre individuel.

«Très désagréablement surpris», comme il n'hésite pas à le dire, Jean Lanau vient de décider de faire cavalier seul pour mettre définitivement sur les rails «Tables & Auberges», première chaîne volontaire pour la promotion de la restauration française qui compte donc, un an à peine après son lancement, 700 membres. Et non des moindres, tient à souligner Lanau, comme Toulousy («Les Jardins de l'Opéra», à Toulouse) ; Del Burgo, le tout nouveau Parisien ; ou Jean Bardet, de Tours. Un panel qui représente environ 50% d'hôtels-restaurants et 50% de restaurants.

L'association modifie son logo (une toque sur fond de carte de France), pour montrer qu'elle n'est réservée qu'aux «vrais restaurateurs», et lancera, début 1997, un guide national des restaurateurs des «Tables & Auberges», à 75.000 exemplaires, vendu en France et à l'étranger. «Nous voulons bien faire savoir au public que, de la restauration traditionnelle aux tables gastronomiques, la vraie cuisine, celle faite par des professionnels, existe bien.»

J.-C. Cougoule



L'HÔTELLERIE n° 2486 HEBDO 5 decembre 1996


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