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Zone franche corse

Les professionnels sont
sceptiques

Les grandes lignes de la zone franche corse sont désormais connues. Mais les professionnels du tourisme ne sont pas convaincus par les dispositions qui les concernent.

Lors de sa venue en Corse, les 17 et 18 juillet, Alain Juppé a révélé le contenu de la zone franche qui s'y appliquera. Les entreprises locales se voient accorder pour cinq ans un allégement des charges sociales patronales, l'exonération de l'impôt sur les bénéfices et l'exonération de la taxe professionnelle. Aux entreprises touristiques, concernées par ces mesures, le Premier ministre a par ailleurs annoncé un «dispositif propre à permettre un nouveau départ pour le tourisme corse». Ainsi, un abaissement à 8% de la TVA sur les locations de véhicules et les ventes de forfaits touristiques à destination de la Corse est «envisagé». L'Etat propose également aux professionnels et à la Collectivité territoriale de Corse la mise au point d'un «programme concerté d'actions touristiques», appellation qui recouvre deux types d'actions : la définition de nouveaux produits en direction d'une clientèle dépensière et une promotion ciblée sur les pays correspondant à cette clientèle. Le programme serait financé sur des crédits contractualisés entre l'Etat et la Collectivité territoriale que cette dernière devrait redéployer en partie, l'Etat s'engageant alors à apporter un complément financier de 10 MF.

Pas de redémarrage rapide !

Concernant le financement des entreprises, deux dispositions ont été mises en place : des prêts de trésorerie exceptionnels garantis par la Sofaris, d'un plafond porté à 200.000 francs et des prêts participatifs de 7 ans à 3%, sous un plafond de 4 MF, afin de permettre «la restructuration des dettes à long terme qui pourrait, avec l'accord de la Collectivité territoriale, faire l'objet d'un différé d'un an pour le premier remboursement».

Pour autant, les hôteliers corses qui relèvent l'emploi fréquent du conditionnel dans ces annonces -Bruxelles n'a donné qu'un accord de principe- ne s'écrient pas «Noël !». Dans un communiqué de deux pages, reprenant -et démontant- point par point les mesures annoncées, la Coordination des industries touristiques juge qu'elles ne permettront pas un redémarrage rapide du secteur du tourisme. «Les entreprises corses ne seront pas affranchies des prélèvements les plus lourds, ne pourront donc pas redresser leur situation financière, procéder aux investissements nécessaires et embaucher davantage.» La Coordination regrette par ailleurs que rien de concret ne soit proposé au niveau des transports Corse-continent. De son côté, le Conseil régional des professionnels du tourisme estime qu'il y a «encore beaucoup de choses à affiner». Les professionnels devraient d'ailleurs rencontrer prochainement le conseiller du Premier ministre.

E. Milleliri



L'HÔTELLERIE n° 2468 Hebdo 25 juillet 1996


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