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L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL EN CHANTIER

Pour répondre à l'évolution de l'activité des secteurs économiques, un million d'entreprises devrait être créé d'ici 5 ans. D'où la nécessité de former les jeunes.

Présenté mercredi 13 novembre par Luc Ferry, le ministre de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche, lors d'une conférence de presse, le plan d'action destiné à valoriser la voie professionnelle et les métiers a au moins le mérite d'expliciter clairement les maux dont souffrait jusqu'alors l'enseignement professionnel. Pénalisé par une trop grande importance accordée à la filière de l'enseignement général, il a drainé des élèves peu motivés, appauvrissant le vivier de renouvellement des générations de travailleurs qualifiés. Résultat : les métiers à forte intensité de main-d'œuvre souffrent d'un déficit de vocations, cette désaffection se manifestant par un sous-effectif croissant des élèves dans l'enseignement professionnel. Rappelant donc que le lycée professionnel n'est pas "un lieu d'accueil pour les élèves en difficulté", Luc Ferry a plaidé pour une "véritable diversification des voies de formation (...) indispensable pour permettre à tous de réussir", rejetant l'enseignement général en tant que "seul modèle possible".

Agir dès le collège
D'ici 2010, 7 à 8 millions d'emplois changeront de titulaires, soit à cause de départs à la retraite, soit à cause de la création de nouveaux métiers. Et d'ici 5 ans, 5 millions d'entreprises devraient être créés pour pouvoir faire face à la conjoncture économique. Or, les deux tiers des entreprises créées par des jeunes de moins de 25 ans le sont par de jeunes diplômés de l'enseignement professionnel. D'où l'urgence de séduire et de former des jeunes afin de ne pas louper ce tournant.
L'objectif principal consiste à recruter de bons élèves et à minimiser les mauvaises orientations en enseignement général. Pour cela, 7 chantiers vont être mis en œuvre : valorisation dès le début du collège de la part allouée à l'information sur les voies professionnelles et technologiques, amélioration des relations entre le lycée d'enseignement général et le lycée d'enseignement professionnel ainsi que l'orientation, promotion du lycée des métiers, adaptation de l'offre de formation, et enfin, organisation de la poursuite d'études. Des propositions qui, sur le terrain tant éducatif que professionnel, peuvent rapidement trouver des limites. L'ouverture aux élèves des baccalauréats professionnels de formations technologiques supérieures (STS ou IUT) pourrait faire reculer leur entrée sur le marché du travail, ce dernier risquant ensuite de ne pas pouvoir absorber une main-d'œuvre trop qualifiée, ses plus gros débouchés se situant aux niveaux IV et V. "Il convient en effet tout à la fois de réaffirmer la vocation d'insertion professionnelle du baccalauréat professionnel, et d'aménager au mieux, pour les élèves qui ont la possibilité d'y réussir, les conditions d'entrée dans le technologique supérieur", justifie le ministre.
D'ici la fin 2002, chaque académie devrait présenter un bilan des capacités d'accueil des lycées professionnels afin de mettre en œuvre une politique d'échanges (stages, classes de découverte de métiers, parcours individualisés avec l'enseignement général) et définir un objectif chiffré de développement, cette action se situant à la charnière des classes de troisième et de seconde.
L. Anastassion zzz68m

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L'Hôtellerie Restauration n° 2797 Hebdo 28 Novembre 2002 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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