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Une nouvelle chance ? Dans
son immense sagesse, il est aujourd'hui évident que le Conseil d'État,
composé de magistrats bien élevés, ne contredira pas l'avis du 'Commissaire
du gouvernement' (membre également de la juridiction administrative) rendu
public lundi dernier, sur l'accord de 2004 concernant le temps de travail dans la
profession. Il est compréhensible que la perspective de l'annulation
de l'accord, et surtout ses conséquences financières éventuelles
sur les entreprises subitement appelées à régler des heures supplémentaires
à leurs salariés avec une rétroactivité au 1er
janvier 2005 suscitent une vive émotion dans la profession. Mais la profession ne peut éviter, à la suite de cet avatar annoncé, de s'interroger sur elle-même, notamment en matière sociale : que faire pour éviter de nouvelles déconvenues dans les relations conventionnelles entre employeurs et salariés, comment se débarrasser, aux yeux d'une opinion trop facilement manipulable, de l'image de 'Thénardiers' exploiteurs, et surtout, quelle stratégie pour s'assurer la fidélité de collaborateurs de qualité trop souvent enclins à changer d'emploi au gré des opportunités, en n'oubliant pas que l'appel du large est de plus en plus fréquent, vers Londres, New York ou l'Asie ? L'équation n'est certes pas facile à résoudre,
et s'il existait une solution toute faite, elle serait, n'en doutons pas, d'ores
et déjà mise en place. Vos questions et vos remarques : Rejoignez le Forum des Blogs des Experts L'Hôtellerie Restauration n° 2998 Hebdo 12 octobre 2006 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE | |||||||||||||||||||