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OPÉRATION VACANCES CONFIANCE
ÉTÉ 2006 8
à 10 % DES ÉTABLISSEMENTS CONTRÔLÉS
SONT EN INFRACTION
Durant l'opération de contrôle interministérielle
Vacances Confiance 2006 qui s'est déroulée du 1er juillet au
29 août, près de 10 000 établissements de la restauration et de
l'hôtellerie ont été visités par 350 agents de la Direction
générale de la concurrence et de la répression des Fraudes (DGCCRF).
Bilan : même si le nombre d'infractions est en baisse, des efforts restent
à faire en matière d'hygiène et d'information du consommateur.
Les
10 000 établissements de restauration et d'hôtellerie visités durant
cet été ont été l'objet de 54 000 contrôles environ. Néanmoins,
la DGCCRF a observé une amélioration sensible de la situation.
- Restauration rapide : les progrès se poursuivent
Le ministre de l'Économie a demandé
que soit particulièrement renforcée, cet été, la vigilance auprès
des petits établissements élaborant sur place des denrées à
emporter ('baraques à frites', vendeurs de sandwiches, de merguez…
au bord des plages). Et bonne nouvelle, le taux d'établissements faisant l'objet
de PV (procès-verbal) a baissé, il est de 8,2 % contre 9,5 % en 2005 et
11,4 % en 2004.
- Restauration classique :
en progrès également
Le pourcentage d'établissements
faisant l'objet d'intention de PV dans ce secteur a également baissé :
il est ainsi de 10 % contre 11,3 % en 2005, 11 % en 2004 et 12,5 % en 2003.
- Restauration hôtelière : légère
dégradation
Cette activité qui habituellement présente
les meilleures performances en termes de respect des réglementations, se dégrade
légèrement. Le pourcentage de ce type d'établissements faisant l'objet
d'intentions de suites contentieuses est en effet de 8,5 % contre 8,2 % en 2005,
9,1 % en 2004 et 10,2 % en 2003.
D'une façon générale,
le rapport révèle que dans l'ensemble des secteurs d'activité contrôlés
(restauration, hôtellerie, débits de boissons, campings, commerces),
les établissements visités respectent de mieux en mieux :
- Les règles de températures
de stockage des aliments : le taux infractionnel observé s'élève
à 4,1 % contre 5,6 % en 2005, ce qui constitue un progrès incontestable.
- Les règles générales
d'hygiène et de sécurité des produits, du personnel ainsi que des
locaux : le taux infractionnel passe entre 2005 et 2006, de 3,6 à 2,5 % en
ce qui concerne l'hygiène du personnel et des locaux et s'élève à
3,6 % à 2,1 % en 2005, en ce qui concerne l'hygiène et la sécurité
des denrées. Le rapport relève cependant encore trop de manquements résultant
le plus souvent, d'une part, de l'utilisation d'une main-d'oeuvre saisonnière
non qualifiée, d'autre part, d'installations trop déficientes pour travailler
dans des conditions satisfaisantes face à un afflux important de clientèle.
Quelques chiffres
En 2006 : 43 800
établissements
ont été visités contre 35 000 en 2005
En 2006 :
186
310 actions ont été réalisées contre 160 000 en 2005
En 2006 :
près de 10 000 restaurants et hôtels ont été visités
soit 22 % des visites totales
En 2006 :
près de 54 000 contrôles ont concerné les restaurants et hôtels
soit 29 % des contrôles
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Ne
faites pas comme eux
Des produits congelés de façon
'artisanale'

Pour
congeler vous-même en toute sécurité, vous devez être équipé
d'une cellule de congélation et avoir obtenu l'agrément des services vétérinaires.
Les méthodes adéquates de congélation-surgélation
et décongélation ne sont pas encore totalement bien respectées :
240 PV ont été recensés à la suite de 4 539 contrôles.
Le taux infractionnel y est de 5,3 % contre 7,3
% en 2005, 7,9 % en 2004 et 11 % en 2003. Même si l'on observe un progrès
régulier et très sensible pour la saison actuelle, la réglementation
sur ce point demeure la moins bien observée, en présentant un taux infractionnel
deux fois supérieur à la moyenne générale infractionnelle
qui est de 2,5 %. Bien des professionnels se contentent trop souvent d'une congélation
artisanale, comme un particulier le fait chez lui, ce qui peut être source
de contaminations diverses.
De plus, certaines de ces pratiques s'effectuent encore trop souvent
sur des produits proches de la date de péremption, voire périmés,
de façon à essayer de continuer à les écouler.
Pour congeler vous-même, vous devez disposer :
d'une cellule de congélation
d'un agrément des services vétérinaires
Vous ne pouvez congeler que des produits d'une grande fraîcheur
ou des préparations culinaires immédiatement après leur préparation
et ou leur cuisson le cas échéant.
Sont interdites : la congélation de produits frais conditionnés
sous vide et la congélation de restes.
Un menu
'terroir' composé de produits d'autres régions de France ou importés
Dans un restaurant de l'intérieur du Morbihan,
adhérant à un réseau qui l'oblige, au titre de sa charte interne,
à présenter un menu du terroir, les 4 plats principaux du menu, ainsi
qu'une entrée, ne présentaient en rien les saveurs du terroir. Ainsi :
La salade de saumon était élaborée avec du saumon fumé en Haute-Loire
et avec du saumon écossais ou importé directement de Grande-Bretagne
Le saumon en escalope provenait de Norvège
Le filet de sandre provenait, en définitive du Kazakhstan
Le magret de canard provenait des Hautes-Pyrénées
Quant à l'entrecôte, elle avait pour origine
le Maine-et-Loire
Idem dans un restaurant du Puy-de-Dôme où :
Une assiette de charcuteries d'Auvergne était composée
de saucisson et de terrine ne provenant pas d'Auvergne
Le menu 'terroir' offrait des lentilles importées
et une pièce de boeuf d'origine espagnole
Le vin en pichet était présenté comme vin
du pays alors qu'il s'agissait de vin de table
De la viande de Salers venue d'ailleurs

Si vous écrivez sur votre carte 'Viande de Salers', vous devez être en
mesure de montrer aux agents de contrôles des factures prouvant que vous achetez
bien de la viande de cette race.
Dans un restaurant du Puy-de-Dôme, des contrôleurs ont constaté la présence, à
l'entrée de l'établissement, d'un panneau avec l'indication 'Salers - Acajou des
volcans et Ici produit et viande 100 % Salers' accompagné d'une photographie
d'un pâturage avec le logo du parc régional des volcans d'Auvergne.
Or, les agents de contrôles n'ont découvert, dans la chambre froide, que la
présence de noix de basse côte avec l'indication 'Origine Allemagne'. De plus,
les responsables n'ont pas été en mesure de confirmer la race Salers de ces
morceaux.
Un procès-verbal de délit pour publicité fausse
sur l'espèce et l'origine de la viande bovine a été dressé.
Des DLC dépassées de 2 à
34 jours Dans un hôtel-restaurant
implanté dans une station thermale du Puy-de-Dôme, les agents de contrôle
ont découvert dans les chambres froides des denrées alimentaires avariées
et dont la DLC était largement dépassée soit :
23 denrées
alimentaires corrompues, pour un poids total de 4,5 kg.
11 produits, pour un poids total de 7,5 kg, avec une DLC
(date limite de consommation dépassée), les dépassements allant de
2 jours à 34 jours.
une terrine de poissons sans l'emballage d'origine et dépourvu
de la DLC.
Un manque de suivi et de contrôles réguliers
comme en atteste la présence de denrées corrompues, de denrées avec
DLC dépassées, de denrées déconditionnées sans étiquetage
et de quelques denrées congelées sans date de congélation.
Un dossier contentieux a été transmis au Parquet.
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Complément d'article 2994p37
Pour retrouver
l'ensemble du bilan de la DGCCRF de l'Opération Interministériel Vacances
2006 :
cliquez ici
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L'Hôtellerie Restauration n° 2994 Hebdo 14 septembre 2006 Copyright © - REPRODUCTION
INTERDITE

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