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LE VAUCLUSE EN ASSEMBLÉE
GÉNÉRALE
L'Umih 84 entre satisfactions et craintes
C'est dans les locaux de l'école hôtelière d'Avignon
que l'Umih 84 a convié ses troupes pour un tour d'horizon de l'année 2007.
Globalement, "il y a eu des clients pour tout le monde", se réjouit
Franck Gomez, président départemental, tout en restant prudent sur l'avenir.

L'Umih 84 réunie
autour de son président, Franck Gomez (au centre). |
En 2007, l'année aura été chargée pour l'Umih du Vaucluse. Et
bonne dans l'ensemble pour les professionnels. "Il y a eu des clients pour tout
le monde", admet Franck Gomez, président du syndicat départemental,
tout en émettant quelques réserves. "Les professionnels sont inquiets.
Les cafés de village sont confrontés à des baisses de chiffre à
cause de la loi antitabac, et les hôteliers sont effrayés par les sommes
qu'ils vont devoir investir pour se mettre aux normes incendie et d'accessibilité
aux personnes handicapées." Michèle Michelotte, présidente
du club hôtelier d'Avignon, confirme : "On se sent assassinés. Nous
avons tous des maisons biscornues, qui apportent un cachet et font la différence.
Comment va-t-on faire pour se mettre aux normes incendie ? L'État a sorti
une nouvelle fois un texte de loi qui ne prend pas en compte la réalité
du terrain." Quant à la restauration, celle-ci "navigue à vue".
Néanmoins, "certaines batailles aboutissent", et non des moindres. Par
exemple, le syndicat a obtenu du préfet l'envoi d'un courrier à tous
les maires du Vaucluse leur rappelant que les chambres d'hôte doivent désormais
être inscrites en mairie, et ne pas proposer plus de 5 chambres. "Il y
a eu 110 contrôles effectués par le Comité sur le travail dissimulé
(Colti) et 60 PV ont été distribués, alors que c'est un secteur qui
a peu d'obligations. Très souvent, c'est le nombre de chambres qui est en cause."
Un label pour les cafés
de tradition et de charme
Autre sujet qui tient à
coeur au département : poursuivre en justice les "pseudos traiteurs",
non déclarés à l'Urssaf. C'est chose faite. L'Umih du Vaucluse
est d'ailleurs le seul syndicat départemental "ayant une vraie branche traiteur
organisateur de réceptions" au sein de son bureau, et son président,
Olivier Marseille, est aujourd'hui le représentant national de cette
branche intégrée à la Fédération nationale de la restauration
française de l'Umih. Un label pour les cafés de tradition et de charme
a également été lancé par Valérie Barthélémy,
présidente des cafetiers du Vaucluse. "Ce label, explique Franck Gomez,
s'adresse aux cafetiers qui font un peu de restauration et qui travaillent sur la qualité de l'accueil.
Il a été mis en place avec l'accord d'André Daguin, et étudié
pour tous les cafés de villages de moins de 3 000 habitants sur des critères
de service, d'hygiène, d'aspects extérieurs et intérieurs…"
Les établissements qui en bénéficient vont pouvoir ainsi participer
aux Étoiles de l'accueil, organisées par Maison de la France, et être
référencés dans les offices de tourisme du département. Lors
de cette assemblée générale, les 9 premiers labellisés ont été
officiellement présentés
: Le Café de France à Lacoste, Le Café des Poternes à Séguret,
Le Café le Progrès à Ménerbes, Du Pain sur la Planche à
Maubec, L'As de Coeur à Roaix, Le Café du Cours à Vacqueyras,
Le Castrum à Roussillon, Le Crillon à Murs et Le Petit Café à
Oppede-le-Vieux. Autre dossier qui tourne : le permis d'exploitation. "C'était
un gros challenge, mais les gens sont satisfaits. Au début, ils croient tout
connaître, et au bout des trois jours, ils s'aperçoivent du bien-fondé
de cette formation."
Sylvie
Soubes
zzz74v
APRÈS LES PROPOS DE
CHRISTINE ALBANEL DANS UNE INTERVIEW DONNÉE AU 'FIGARO'
Une taxe sur l'hôtellerie de luxe
pour sauver le patrimoine est un raisonnement peu structuré selon André
DaguinC'est la surprise
dans les rangs des professionnels après l'annonce de la ministre de la Culture,
Christine Albanel, de collecter une "contribution de 2 E" par nuitée
sur l'hôtellerie de luxe pour sauver le patrimoine français, propos
recueillis lors d'une interview au quotidien Le Figaro du 21 janvier. "L'hôtellerie
de luxe, à l'image de l'ensemble de l'hôtellerie, est en pointe grâce
aux investissements en matière de développement durable, d'accès
aux personnes handicapées, et dans la mise en valeur touristique des établissements.
C'est pour cette raison que les touristes font de la France la première destination
mondiale. L'hôtellerie est une partie du patrimoine reconnue à l'international",
rappelle André Daguin, président de l'Umih. Et d'ajouter :
"La taxe de séjour est payée par l'hôtellerie, et non par les
autres prestataires de services qui bénéficient aussi du tourisme. Les
monuments sont visités parce qu'on peut dormir pas trop loin. Toute l'économie
en profite. Les ministres de la Culture m'avaient habitué à des raisonnements
plus structurés. Celui-ci est d'une simplicité enfantine. Les principaux
intéressés n'ont même pas été consultés. Espérons
que ce soit une idée en l'air dont le propre est de retomber." À
bon entendeur. zzz74v
Sy.
S. |
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L'Hôtellerie Restauration n° 3065 Hebdo 24 janvier 2008 Copyright © - REPRODUCTION
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