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du 13 avril 2006
PERSPECTIVES

pour pérenniser et revaloriser l'apprentissage en picardie

Vers une Charte qualité apprentissage

Somme L'Umih et le CFA Interfor viennent d'élaborer une charte de qualité pour labelliser les maîtres d'apprentissage.

Il faut revaloriser l'apprentissage. En adhérant à la charte, le patron s'engage à être bon, et cela lui apportera sans doute un avantage pour recruter", affirme Thierry Dupré, président de l'Umih de la Somme. Le syndicat de ce département vient en effet de signer un accord avec Interfor, le CFA des CCI d'Abbeville et d'Amiens, pour la création d'une Charte qualité apprentissage. Celle-ci devrait être en application dès les prochains contrats d'apprentissage pour l'année 2006-2007.

Une Charte qualité basée sur le volontariat "Comme maîtres d'apprentissage, nous devons respecter le Code du travail, rappeler que l'école est obligatoire, poursuit Thierry Dupré. L'objectif de la charte est d'éviter les taux de rupture, de rétablir les droits et les devoirs de chacun. Dans un contrat d'apprentissage, le patron et le CFA ont des devoirs, l'apprenti et ses parents ont des droits. En étant meilleurs maîtres, nous pourrons pérenniser l'apprentissage."

Basée sur le volontariat, la Charte qualité apprentissage, dont le logo et le slogan ont été conçus par des élèves de bac pro à Interfor, décline les responsabilités de chacun. Un groupe de pilotage, formé de professionnels, de formateurs, de représentants des élèves, décernera un label tenant compte de la qualité de la formation et du respect de la législation. "Ce n'est pas un tribunal, le référentiel est précis", insiste le président de l'Umih. La charte énumère les engagements respectifs des 3 parties, patron, apprenti et organisme de formation, ce dernier s'engageant en outre à promouvoir les entreprises labellisées. "Nous avons beaucoup d'informations à donner, notamment aux organismes d'orientation", précise Christophe Leroy, responsable à Interfor pour l'hôtellerie-restauration.

"Les parents sont toujours un peu inquiets de savoir où ils placent leur enfant, reprend Thierry Dupré. Il faut les rassurer, les parents comme le jeune, vis-à-vis du patron. Le vieux contrat d'apprentissage conférait au patron 'un rôle de bon père de famille.'

À la clé, bien sûr, il s'agit pour la profession de recruter plus facilement. Interfor forme en moyenne 250 jeunes, dont 80 à 100 sont présentés à un diplôme chaque année ("avec un taux de réussite de 80 %", souligne Christophe Leroy). Les quelque 150 entreprises qui ont recours aux services de ce CFA sont essentiellement des TPE ou des PME, plus intéressées par des niveaux V (CAP).   
Jacques Gravend
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Thierry Dupré, président de l'Umih de la Somme, et Christophe Leroy, responsable à Interfor pour l'hôtellerie-restauration.

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L'Hôtellerie Restauration n° 2972 Hebdo 13 avril 2006 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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