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La pratique du droit de bouchon n'est pas réglementée
Sachez que le droit de bouchon est une pratique de la profession qui n'est réglementée par aucun texte : il ne s'agit que d'un usage. Cette pratique consiste en la possibilité pour le restaurateur de prélever une certaine somme d'argent pour servir les boissons apportées par les clients lors de la consommation d'un repas. En contrepartie de cette autorisation, le restaurateur perçoit, pour rémunérer le service et le manque à gagner, une somme forfaitaire qui s'applique sur chaque bouteille consommée, d'où l'expression de droit de bouchon. Le client n'a aucun droit à prétendre vouloir apporter ses propres bouteilles. Ceci résulte de la négociation commerciale entre le restaurateur et son client. En pratique, le droit de bouchon ne va s'effectuer que sur une partie des boissons, par exemple le champagne servi au dessert ou une catégorie de vin proposée pendant le repas. Dans la mesure où le professionnel effectue une grande partie de sa marge sur les boissons, plus il proposera un menu attractif sur les prix, moins il accordera cette possibilité. Quant à la fixation du montant du droit de bouchon, il n'y a pas de règles de fixation du prix, mais il faut savoir que celui-ci tient compte du standing de l'établissement et de la nature des boissons servies (vin ou champagne). En pratique, on constate que les professionnels demandent un droit de bouchon qui varie entre 5 et 10 E et qui s'applique sur les bouteilles servies. zzz66h La SAIH vous propose un contrat de protection juridique
Il s'agit certainement de la société SAIH (Service d'assurance de l'industrie hôtelière). Cette société propose notamment des assurances de protection juridique réservées aux hôteliers, restaurateurs, cafetiers et aux professionnels des métiers de la nuit. Un contrat d'assurance comprenant en général un service de renseignements par téléphone, qui vous informe sur vos droits et vous conseille dans vos démarches, et une assistance juridique qui vous aide à résoudre un litige. Le rôle de votre assureur protection juridique est de vous aider à trouver une solution à un différend que vous rencontrez avec toute personne (voisin, propriétaire, fournisseur, client, salarié, etc.) ou avec l'administration (services publics, organismes de contrôle, commission fiscale, etc.). Votre assurance engage d'abord une démarche amiable, et si cela ne suffit pas, elle va en justice pour votre compte. Elle vous défend aussi devant les commissions administratives. Sur le site de la SAIH, vous trouverez des exemples de litiges défendus qui couvrent tous les aspects de votre profession : il peut s'agir de litiges concernant des plaintes tenant à la fréquentation de votre établissement, des infractions à la législation économique et au Code de la santé publique (anciennement Code des débits de boissons), publicité mensongère, contentieux fiscal, affaires d'hygiène, de sécurité, d'incendie, de fermeture administrative, de malfaçons en matière de travaux, etc. zzz66 zzz60 SAIH Comment calculer la capacité d'accueil pour la taxe de séjour forfaitaire
La taxe de séjour forfaitaire est assise sur la capacité d'accueil de l'hébergement. Le montant de celle-ci est donc indépendant du nombre de personnes réellement hébergées. Elle se calcule en prenant le tarif en vigueur pour l'établissement considéré, multiplié par la capacité d'accueil exprimée en nombre de personnes, et par le nombre de nuitées comprises à la fois dans la période d'ouverture de l'établissement et la période de perception, afin de tenir compte du taux moyen de fréquentation (art. L.2333-41 du Code des collectivités territoriales). La capacité d'accueil de chaque établissement est
déterminée conformément aux règles fixées par décret
en Conseil d'État. L'article R.23333-59 précise que le nombre d'unités
de capacité d'accueil de
chaque établissement correspond au nombre de personnes que celui-ci est susceptible
d'héberger. Montant des indemnités de licenciement économique
Le montant et les modalités de calcul de l'indemnité de licenciement, qu'elle soit légale ou économique, sont définis par l'article R.122-2 du Code du travail. Tout salarié licencié pour motif économique et qui a 2 ans d'ancienneté a droit à une indemnité de licenciement égale à 2/10e de mois de salaire par année d'ancienneté, sachant qu'à partir de 10 ans d'ancienneté, il faut ajouter 2/15e de mois de salaire par année d'ancienneté au-delà de 10 ans (art. R.122-2 du Code du travail).
Je vous précise que cette indemnité de licenciement
pour motif économique est doublée par rapport à l'indemnité
de licenciement légale qui n'est que de 1/10e de mois par année
d'ancienneté auquel s'ajoute une indemnité supplémentaire de 1/15e
après 10 ans. Pour apprécier l'ancienneté du salarié, on
fait le calcul depuis le 1er jour d'embauche jusqu'à la fin
de son préavis. On va donc retenir non seulement les années complètes,
mais aussi les années incomplètes qui seront calculées dans ce cas
prorata temporis, c'est-à-dire
proportionnellement
à leur durée. Si votre salarié a 8 ans et 4 mois d'ancienneté,
il faut aussi tenir compte de ces 4 mois. Donc, l'indemnité sera calculée
sur la base de 8 ans + 4/12, soit 8,3 années. | |||||||||||||||||||
Rubrique animée par Pascale Carbillet.
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L'Hôtellerie Restauration n° 2968 Hebdo 16 Mars 2006 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE