![]() |
|
|
Baromètre L'Hôtellerie Restauration/Conso CHD LA RESTAURATION COMMERCIALE INDÉPENDANTE DÉBUTE 2006 À PAS COMPTÉS
D'ordinaire, janvier ne figure jamais parmi les mois les plus soutenus en termes d'activité dans le secteur de la restauration. Et pour cause ! Après les agapes de fin d'année, les consommateurs ont souvent une fâcheuse tendance à serrer les cordons de leur bourse. D'autant plus fortement d'ailleurs que beaucoup d'entre eux réservent l'essentiel de leurs investissements aux soldes. Dans ces conditions, rien de surprenant à ce que le baromètre mensuel de la restauration commerciale indépendante L'Hôtellerie Restauration/Conso CHD indique que 57 % des restaurateurs français déplorent une diminution de leur fréquentation, tandis que 10 % seulement constatent une hausse. Reste que le fléchissement du nombre de clients en janvier dernier a été particulièrement sensible puisque la chute atteint près de 6 % par rapport au mois précédent selon les 200 exploitants sondés les 16 et 17 février 2006. Quant à l'indice d'évolution, il tombe tout bonnement à 77 contre 82 en décembre 2005. Autre point à souligner : pratiquement tous les segments et toutes les zones géographiques sont logés à la même enseigne en termes de baisse de clientèle. Les restaurants les plus touchés par la désaffection de clientèle se situent ainsi en province dans l'est de la France (- 7 %). Viennent ensuite le Nord (- 6,9 %) et l'Ouest (- 5,7 %). À Paris et en région parisienne, les professionnels paraissent faire de la résistance, limitant les dégâts à une baisse de 4,5 %. Le cabinet Conso CHD constate en outre que les établissements les plus désertés ont été ceux pratiquant des prix supérieurs à 20 E (- 8,3 %).
Restaurants à thème malmenés en termes de recette
C'est dire que la donne est délicate. Encore plus lorsque l'on découvre que la baisse de la recette par jour a atteint 5 % en moyenne. Un fléchissement qui n'épargne aucun segment. La preuve. Les exploitations réalisant des tickets moyens inférieurs à 10 E ont vu leur recette par jour dévisser de 7,8 %. Parallèlement, les établissements dont les tickets moyens dépassent 20 E ont davantage amorti le choc avec une baisse de la recette jour de 4,4 %. /font> Dans le détail, les restaurants traditionnels semblent mieux tirer leur épingle du jeu avec un repli de leur recette moyenne par jour de 3,3 % à comparer aux - 7,2 % pour la restauration classique à thème (régional, étranger, autres…) et - 5,8 % pour les brasseries et cafés-restaurants. Forte de toutes ces données, la recette moyenne
par couvert a globalement baissé de 0,9 % entre janvier 2006 et 2005. Ce qui
en soi, finalement, n'est pas une aussi mauvaise performance que cela.
La question du mois Hormis le plat principal, vos clients sont-ils plutôt sucrés que salés ?
Il existe également des disparités importantes de consommation selon les différents segments d'activité. Les cafés-restaurants et brasseries sont des lieux où l'on consomme très rarement des entrées. Rien d'étonnant à cela compte tenu notamment du faible temps passé à table dans ce type d'unité. A contrario et en toute logique, c'est dans les restaurants traditionnels les plus onéreux (TMR supérieurs à 20 E) que le repas complet est le plus souvent dégusté. Quelle tendance pour le mois de février 2006 ?
Article précédent - Article suivant Vos questions et vos remarques : Rejoignez le Forum des Blogs des Experts L'Hôtellerie Restauration n° 2967 Hebdo 9 mars 2006 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE | |||||||||||||||||||