Quand doit être versé le salaire ?
Mon employeur me verse toujours ma paye vers le 5 du mois suivant,
mais à la fin du mois, j'ai tous mes prélèvements qui tombent. N'y a-t-il pas un texte
qui peut l'obliger à me payer le dernier jour du mois ? (R.M. par courriel)
Il
faut savoir que la loi ne fixe pas précisément une date limite de paiement du
salaire. Par contre, cela ne veut pas dire qu'il n'existe pas de règles. En effet,
l'employeur est tenu de respecter un minimum de règles. L'article L.143-3 du Code du
travail prévoit que les salariés mensualisés doivent être payés une fois par mois. En
outre, la paie doit être remise sur les lieux de travail et pendant les heures de
travail. Quant à la fixation du jour du paiement, il est laissé à son appréciation,
mais elle doit avoir lieu à une date très rapprochée de l'échéance. La date de
paiement du salaire sera en fait déterminée par l'entreprise. Certaines la fixent dans
les derniers jours du mois en cours, quand d'autres prennent les premiers jours du mois.
Il faut savoir que quel que soit le choix de l'employeur, celui-ci est tenu ensuite de s'y
confirmer afin de respecter le principe de paiement du salaire tous les mois. zzz60r
Il existe deux licences restaurant
Lors d'une discussion, un ami m'a certifié qu'avec une
petite licence de restauration, je peux vendre des alcools forts dans le cadre d'un repas
ou d'un apéro dînatoire. Pourriez-vous me donner des infos à ce sujet ? (Yann sur
le Forum de L'Hôtellerie
Restauration)
Pour
vendre des boissons à l'occasion des repas et en accessoire de la nourriture, vous
devez être titulaire d'une licence restaurant. Il en existe 2 : la petite licence
restaurant qui vous permet de servir les boissons des 2 premiers groupes et la grande
licence restaurant qui vous permet de vendre toutes les catégories de boissons.
Nous vous
rappelons que les boissons sont classées en 5 catégories partant du produit non
alcoolisé au plus alcoolisé.
- 1er groupe, celui des boissons non alcoolisées : eaux minérales ou
gazéifiées, lait, jus de fruits ou de légumes (à - de 1°), sirops, sodas, limonades,
chocolat, café, thé et autres infusions.
- 2e groupe, celui des vins, bières, poirés, crèmes de cassis et jus de
fruits ou de légumes (à - 3°), vins doux naturels bénéficiant du régime fiscal des
vins, hydromel.
- 3e groupe, celui des vins doux naturels, vins de liqueurs et apéritifs à
base de vin (à - 18°), liqueurs de
fraise, framboise, cassis et cerise (à - 18°).
- 4e groupe, celui des rhums, tafias, alcools
provenant de la distillation des vins, cidres et poires, sans addition d'essence. Liqueurs
anisées édulcorées de sucre ou de glucose et autres liqueurs édulcorées.
- 5e groupe, celui de toutes les autres boissons qui ne sont pas interdites.
Donc, vous ne
pouvez vendre des alcools forts avec une petite licence restauration même dans le cadre
d'un repas.
Un
restaurateur qui souhaite proposer toutes les catégories d'alcools à sa clientèle
doit être en possession d'une grande licence restaurant. Dans la mesure où il s'agit
d'un titre délivré par l'administration des douanes, moyennant le paiement d'une
redevance, le plus souvent, le professionnel prendra la grande licence restaurant qui lui
permet de vendre toutes les catégories d'alcools. zzz66b
Congés pour événements familiaux
Pouvez-vous me dire quelle ancienneté dans l'entreprise
doit avoir un salarié pour bénéficier des congés exceptionnels (décès, mariage,
naissance, etc.) ainsi que le nombre de jours ? (C.C. sur le Forum de L'Hôtellerie Restauration)
Pour
connaître le nombre de jours auxquels vous avez droit en matière de congés pour
événements familiaux, vous devez vous reporter à l'article 25-1 de la convention
collective des CHR du 30 avril 1997, qui vous précise les conditions à respecter pour en
bénéficier ainsi que le nombre de jours auxquels vous avez droit pour chaque
événement.
Cet article
précise que vous pouvez bénéficier et sans condition d'ancienneté de :
- 4 jours pour le mariage du salarié
- 3 jours pour chaque naissance survenue à son foyer ou pour l'arrivée d'un enfant
placé en vue de son adoption
- 2 jours pour le décès du conjoint ou d'un enfant
- 1 jour pour le mariage d'un enfant
- 1 jour pour le décès du père ou de la mère
- 1 jour pour le décès d'un grand-parent
Par contre,
il faut avoir 3 mois d'ancienneté pour bénéficier des jours de congé suivants :
- 1 jour pour le décès du beau-père, de la belle-mère,
d'un frère ou d'une soeur
- 3 jours au maximum pour présélection militaire
En outre, la
convention précise un certain nombre de dispositions :
- Le salarié fera connaître à son employeur la date prévue de son absence dès que
possible.
- Tous les congés doivent être pris au moment de l'événement ou dans les conditions
prévues par la loi.
- Si l'événement survient pendant la période de congé annuel, aucun congé
compensateur ni indemnité ne seront dus de ce fait.
- Lorsque le salarié doit se rendre dans un lieu situé à plus de 500 km aller-retour de
son lieu de travail, il bénéficie d'un jour supplémentaire non rémunéré, pouvant
être pris ou non sur les congés, en accord avec son responsable hiérarchique. zzz60o
L'apprenti a
droit à 5 jours de congé pour
préparer son examen
Il me semble avoir lu l'année dernière dans votre journal qu'en
tant qu'apprenti, je pouvais avoir des jours de congé supplémentaires pour préparer mon
examen. Pourriez-vous me donner les références des textes pour que je puisse les montrer
à mon patron, car il m'a donné une semaine, mais sur mes congés payés ? (M.B. de
Lyon)
Il
s'agit de l'article L.117 bis-5 du Code du travail qui prévoit qu'un apprenti a droit
pour la préparation de ses examens à un congé supplémentaire de 5 jours ouvrables au
cours du mois qui précède les épreuves. Ceci pour permettre à l'apprenti de pouvoir
suivre les cours de formation organisés spécialement dans les CFA. Cependant, une
réponse ministérielle (Rép. Diméglio : An XIV-10-1996) est venue préciser que
l'apprenti bénéficiait de ces 5 jours supplémentaires même en l'absence de cours
organisés par le CFA.
Vous
bénéficiez donc de ces jours soit la semaine où sont organisés les cours par le CFA ou à tout moment dans le mois qui
précède l'examen. Pendant ces 5 jours de congé, votre employeur doit maintenir votre
salaire. Donc ces 5 jours se rajoutent aux 30 jours ouvrables de congés payés auxquels
vous avez droit, ainsi qu'aux jours conventionnels prévus par l'avenant du 13 juillet
2004 qui vous accorde 0,5 jour par mois de travail et qui commencent à être
comptabilisés à partir du 1er juin 2005. zzz60a
Complément d'article 2929p17
Question N° : 41921 |
de
M. Dimeglio Willy (Union pour la démocratie française et du Centre - Hérault ) |
| Ministère interrogé : |
travail et affaires sociales |
| Ministère attributaire : |
travail et affaires sociales |
| |
Question publiée au JO le : 05/08/1996
page : 4232 |
| |
Réponse publiée au JO le : 14/10/1996
page : 5446 |
| Rubrique : |
Apprentissage |
| Tête d'analyse : |
Politique et réglementation |
| Analyse : |
diplôme. préparation. conge
supplémentaire |
Texte de
la QUESTION : |
M. Willy Dimeglio appelle
l'attention de M. le ministre du travail et des affaires sociales sur les dispositions de
l'article L. 117 bis (5/) du code du travail. Celles-ci précisent notamment que, pour la
préparation directe des épreuves du diplôme ou du titre prévu par le contrat
d'apprentissage, l'apprenti a droit a un conge supplémentaire de cinq jours ouvrables,
pendant lequel il doit suivre les enseignements spécialement dispenses par le CFA, des
lors que la convention de création du CFA en prévoit l'organisation. Il semblerait que
l'on puisse avoir deux interprétations ou n'est-il du que lorsque le CFA organise
spécialement des cours de révision pour les apprentis ? C'est pourquoi il lui demande
que soient apporté des précisions quant a ces dispositions de l'article L. 117 bis (5/)
du code du travail. |
Texte de
la RÉPONSE : |
L'honorable parlementaire appelle
l'attention sur l'interprétation qu'il convient de donner aux dispositions de l'article
L. 117 bis (5/) du code du travail. Cet article pose le principe d'un conge de cinq jours
pour la préparation directe des épreuves du diplôme ou du titre prévu par le contrat
d'apprentissage et précise que l'apprenti doit suivre les enseignements spécialement
dispenses dans le centre de formation d'apprentis des lors que lorsque la convention de
création en prévoit l'organisation. Il n'indique pas que l'apprenti n'a droit a ce conge
supplémentaire que dans le seul cas ou le CFA organiserait des enseignements
spécifiques. Des lors, tous les apprentis doivent bénéficier de ce conge rémunère
même en l'absence de cours organises par le centre de formation d'apprentis pendant cette
période. Il convient, en outre, d'ajouter que réserver le droit au conge de cinq jours
aux seuls apprentis dont le centre organise des cours de révision, aboutirait a créer
une discrimination non justifiée entre les apprentis et a consacrer une rupture
d'égalité des chances dans l'obtention du diplôme ou du titre préparé. Ce conge
concerne exclusivement la préparation du diplôme ou du titre prévu par le contrat
d'apprentissage. Dans la mesure ou l'apprenti présente une demande relative a la
préparation d'un diplôme ou d'un titre de l'enseignement technologique ou professionnel
de son choix, les dispositions applicables sont celles des articles L. 931-1 et L. 931-8-3
du code du travail relatif au conge pour examen. |
Rubrique animée par Pascale Carbillet et
Tiphaine Beausseron.
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Restauration n° 2929 Hebdo 16 Juin 2005 Copyright © - REPRODUCTION
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