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du 21 octobre 2004
CONCOURS

11E TROPHÉE DU MEILLEUR SOMMELIER DU MONDE

Le titre revient en France avec l'accent italien !

Grèce Si Franck Thomas n'a pu assurer la succession d'Olivier Poussier sacré en 2000, le succès d'Enrico Bernardo atténue un peu la déception française. En effet, ce jeune professionnel de 27 ans exerce son métier au Cinq, le restaurant de l'hôtel Four Seasons George V, à Paris.


Enrico Bernardo a reçu le Moët & Chandon Silver Mathusalem Trophy symbolisant son titre.

Un sacre tricolore ! Oui, mais en vert, blanc, rouge… Le concours du Meilleur sommelier du monde disputé à Athènes a livré un incontestable vainqueur, l'Italien Enrico Bernardo. Il a survolé la finale, laissant loin derrière lui Gérard Basset (Grande-Bretagne), Hervé Pennequin (États-Unis) et Jürgen Fendt (Allemagne). Quant à Franck Thomas, il était relativement satisfait après les épreuves écrites. Pourtant, il est tombé dans le piège tendu aux 43 concurrents par le jury de l'épreuve de service et de décantage. Une déception que le Niçois ne devrait pas chercher à effacer dans 3 ans en Espagne. "Je ne crois pas que j'aurai l'énergie de replonger 6 heures par jour dans les livres. Il faut savoir laisser la place aux jeunes." À 32 ans, il tourne donc la page des concours avec un palmarès tout à fait exceptionnel composé des titres de Meilleur sommelier d'Europe et de France ainsi que celui de MOF.

Une préparation impressionnante
Rien n'a en effet semblé échapper à la maîtrise théorique et pratique du candidat italien. "Et dire que personne ne voulait le prendre comme sommelier, se souvient Eric Beaumard, vice-Meilleur sommelier du monde en 1998 et directeur de la salle du Cinq. Il travaillait en cuisine chez Troisgros et m'a sollicité alors que j'étais à La Poularde à Montrond-les-Bains (42). Il a débarqué chez nous comme commis et s'est très vite affirmé. C'est un garçon qui comprend exactement la méthode d'un concours. Sa préparation a été impressionnante." Une motivation que Enrico Bernardo explique simplement : "J'ai eu le déclic au Japon en 1995, lors d'un précédent concours. C'est là que j'ai eu envie de devenir sommelier, c'est là aussi que j'ai pensé que je voulais gagner ce titre."  

Passation de pouvoirs à l'Asi
Le concours mondial a également été l'occasion de procéder à l'élection du nouveau président de l'Association de la sommellerie internationale (Asi). 2 candidats briguaient la succession du président sortant, l'Italien Giuseppe Vaccarini : le Grec Kostas Touloumtzis et le Canadien Jacques Orhon. 2 philosophies, aussi, s'opposaient. La grecque, soutenue notamment par l'Allemagne, la Suisse, et qui permettait d'installer le président sortant dans un poste de directeur général où il bénéficie désormais des pleins pouvoirs, d'un côté. De l'autre, la canadienne, qui entraînait dans son sillage les pays sud-américains mais aussi la France et visait à ne pas prolonger plus longtemps l'expérience italienne et éviter ainsi ce qui était considéré comme une dérive bien éloignée de l'esprit de l'association créée en 1969.
La majorité des pays a cependant souhaité aller dans le sens des intérêts du président sortant puisqu'au terme du scrutin, Kostas Touloumtzis l'emportait par 24 voix contre 15 à Jacques Orhon. Au sein du nouveau bureau aussitôt mis en place, on note la présence du Français Philippe Faure-Brac au poste de trésorier-adjoint et du Monégasque Jean Pallanca à la tête de la commission des statuts.
Jean Bernard
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Moët & Chandon partenaire
Depuis 1989, le groupe français est associé au concours du Meilleur sommelier du monde. Un sponsoring d'ores et déjà confirmé pour la prochaine épreuve prévue en Espagne en 2007. Quelles sont les motivations de ce partenariat ? Réponse de Jean Berchon, directeur de la communication
de Moët & Chandon.

"Notre philosophie est que le métier de sommelier est indispensable dans la restauration. Non seulement le professionnel conseille le client mais il sait aussi où trouver les vins, comment les acheter, les stocker et bien sûr les servir idéalement. Pour nous, c'est un ambassadeur entre le vigneron et le consommateur, et cela n'a pas de prix. Malheureusement, dans beaucoup de pays, entre la volonté d'exister au sein de l'Association de la sommellerie internationale et la réalité du terrain, il y a un grand vide qu'il faut combler. Notre action va donc aussi dans le sens d'une aide à la formation des sommeliers dans les pays émergents, dont les liens avec le vin sont encore récents.Le concours en Grèce était le 6ème que nous soutenions et à ce titre nous sommes le seul sponsor présent depuis 15 ans."

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L'Hôtellerie Restauration n° 2895 Hebdo 21 octobre 2004 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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