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du 28 juin 2007
CONJONCTURE

DU CÔTÉ DU SUD-OUEST

Les Albigeois petits mais vaillants

La chambre de commerce et d'industrie d'Albi-Carmaux-Gaillac a publié les résultats d'une enquête évaluant les forces et les faiblesses de la filière hôtellerie-restauration de l'agglomération d'Albi. Avec 50 hôtels et 1 109 chambres (977 en 2005), le parc hôtelier du pays albigeois progresse sensiblement malgré une capacité inférieure aux moyennes nationales et régionales. "Après le boom hôtelier des années 1989-1991, la baisse sensible des années 1992-1994 et la stabilité jusqu'en 2003, on a noté un net rebond des créations d'hôtels en 2004 et 2005 avec encore des projets pour cette année, contrairement à la tendance régionale", fait remarquer Jacques Rousseau, responsable tourisme et service à la CCI d'Albi. Dans cette zone au nord du département, la catégorie économique est prépondérante en hôtellerie avec 10 établissements (29 deux étoiles et 11 trois et quatre étoiles). Le taux d'occupation des premiers subit une érosion de 7 %, l'hôtellerie intermédiaire gagne, en revanche, 2,5 % et l'hôtellerie grand confort perd 3 %. Après avoir augmenté de 15 % entre 1997 et 1999, la part de chiffre d'affaires, représentée par l'hébergement des hôtels de l'Albigeois, a grimpé de 8 % de 1999 à 2001 et de 27 % de 2001 à 2005.
C'est sans doute le fruit d'une activité accrue, d'une politique des prix soutenue et de l'extension du parc. "Si le taux de pénétration des chaînes intégrées reste inférieur à 10 %, celui des chaînes volontaires est très supérieur en Albigeois. C'est d'ailleurs une des pistes choisies par les professionnels pour compenser une visibilité et une notoriété inférieures à de grands sites touristiques", précise le technicien de la CCI. Autres données puisées dans cette étude : le chiffre d'affaires de la restauration (245 établissements) accentue sa progression (+ 28,5 % entre 2001 et 2005, soit 7 % par an) - même si les habitants déjeunent ou dînent deux fois moins au restaurant que le Français moyen - avec un nombre de repas en augmentation (plus de 4 348 000 en 2005), une stabilité de la dépense (un ticket moyen de 7,30 E en économique, de 14,25 E en gamme intermédiaire, le grand gagnant avec 64 % de l'offre, et de 28,80 E en haut de gamme). "Il y a toutefois un manque de rentabilité inquiétant", tempère Jacques Rousseau. zzz70

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L'Hôtellerie Restauration n° 3035 Hebdo 28 juin 2007 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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