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applicables
dès janvier 2009
PAS DE RETARD POUR LES
NORMES HÔTELIÈRES ATTENDUES POUR DÉCEMBRE
COMME PRÉVU 
"Hervé
Novelli (photo) a souhaité renforcer le dossier en apportant des
éléments consuméristes qui n'existaient pas",
explique Christophe des Roseaux, conseiller du secrétaire
d'état au Tourisme.
Les
résultats finaux permettant de présenter les nouvelles normes réglementaires
des hôtels seront bien exposés à la fin de l'année, précise
le cabinet d'Hervé Novelli. "Nous n'avons pris aucun retard,
déclare Christophe des Roseaux, conseiller du ministre, et nous respecterons
nos engagements, à savoir rendre les conclusions de nos travaux en décembre."
Il est vrai que des rumeurs avaient circulé,
semant le trouble dans les esprits, liées notamment à la déprogrammation
deux fois de suite d'un rendez-vous avec les professionnels dans un grand palace
parisien, sur le sujet de la 5e étoile. "Cela n'a rien à
voir avec le dossier, précise Christophe des Roseaux. Ce n'est qu'une
question d'agenda. D'ailleurs, ces réunions estivales avec les professionnels
locaux sont davantage des rendez-vous d'information, destinés à mieux
présenter stratégie et objectifs, que des réunions de travail,
poursuit-il. Pour ce qui concerne les normes, aucun retard n'est pris. Nous nous
étions donné une période de six mois. Nous avons reçu les
syndicats hôteliers
avec la direction du Tourisme, le 12 juin dernier, et nous avons donc pris acte
des documents fournis. Cependant, Hervé Novelli a souhaité renforcer le
dossier en apportant des éléments consuméristes qui n'existaient
pas. C'est la raison pour laquelle il a réuni un panel de consommateurs qui
apporteront cette 'touche client', tout en demandant une étude 'quali' à
un cabinet spécialisé."
Enfin, même si le cabinet en question n'a
pas été retenu à ce jour (le ministère devant respecter la
loi des marchés publics en matière d'appel d'offres), les délais
de remise du rapport sur les normes ne devraient pas être rallongés par
rapport à la date initiale, a précisé le conseiller d'Hervé
Novelli. "Une bonne nouvelle, précise Vincent le Gorrec de Shangri
La, car nous attendons avec impatience cette nouvelle 5e étoile."
Il reste à espérer toutefois
que cette étude 'quali' vienne compléter utilement et objectivement l'étude
technique remise par les syndicats en juin dernier, et que l'attente n'aura pas
été vaine. zzz74v zzz36
E.
d. B.
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tribune libre |
| À
la suite de l'article publié le 10 août dans "Le Journal du Dimanche",
nous avons reçu de la part de Jean-François Girault, président
de la CPIH et de la commission de refonte des normes hôtelières, la réaction
suivante. "Les
syndicats professionnels n'ont pas besoin de 'conseilleurs' autoproclamés !"
Par
Jean-François Girault, président de la commission de refonte des normes
hôtelières
Depuis
la conférence de Luc Chatel alors chargé du Tourisme, les 5 centrales
syndicales hôtelières, sous le contrôle de la direction du Tourisme,
ont travaillé à l'élaboration d'un nouveau classement hôtelier,
en s'inspirant notamment de l'Allemagne et du Québec. Quelle n'est donc pas
notre surprise de lire dans Le Journal du Dimanche un article confiant à
un président autoproclamé des clients d'hôtel, le soin de faire
le test d'une grille qui n'a pas eu son approbation dès sa rédaction.
Tout d'abord, la 5e étoile a été admise depuis le début
des travaux, la dénomination palace fait l'objet de réflexions et ne concerne
que peu d'établissements sur le territoire. Contrairement à ce qui est
affirmé, les 5 centrales syndicales ont toujours placé au cÏur de leur
réflexion le client, sans qui nous n'existerions pas. Pas progressistes ? Rétrogrades
? Non, raisonnés ! Donner à l'hôtellerie française les moyens de s'adapter aux demandes de la clientèle
en permettant aux critères de pouvoir évoluer dans le temps. Notre demande
de révision des normes, nous l'avons réclamée avec insistance à
l'arrivée de Léon Bertrand. Et Luc Chatel nous en a donné
la possibilité, et si j'en crois le calendrier, nous avons une chance de voir
quelque chose aboutir en 2011, de qui se moque-t-on ? Ce monsieur a sans doute la
science infuse pour connaître l'hôtellerie mieux que les hôteliers
! Ce n'est pas une seule centrale syndicale qui a travaillé, mais 5, dans la
concertation, pour établir des critères aussi bien physiques, de service,
d'environnement et d'accès aux personnes handicapées. Une grille aux 300
critères soit obligatoire, soit optionnelle pour que chaque type d'hôtel
puisse être classé. Faut-il avoir peur d'une corruption larvée lors
de contrôles effectués par des cabinets spécialisés ? Il
faut d'abord rappeler que l'État désire se désengager du classement
des hôtels, qu'ensuite les cabinets interviennent fréquemment dans
la profession pour des
visites, mystère ou pas, dans les chaînes volontaires de type Logis de
France ou Best Western, mais aussi pour des labellisations comme HotelCert.
Enfin, notre hôtelier français n'est pas prêt à payer
son classement alors qu'il est gratuit depuis toujours ! Pourtant, nous sommes conscients
que si nous voulons avoir une hôtellerie de qualité, un contrôle
périodique est indispensable. Nous ne voyons aucune objection à ce que
l'État prenne en charge comme par le passé le classement hôtelier,
seulement nous ne voulons pas attendre son bon vouloir pour dépoussiérer
la grille ! Enfin, si 15 000 hôtels ont besoin de travaux de rénovation,
nous n'avons pas attendu qui que ce soit pour nous en apercevoir. Une étude
sur l'hôtellerie indépendante avait déjà été effectuée
par le Conseil national du tourisme, remise à Léon Bertrand, et
mettant en évidence la difficulté d'une remise à niveau de
l'hôtellerie, surtout rurale, lorsque l'on sait que 25 % des hôteliers
sont à l'âge de la retraite… Comment fait-on pour aider les repreneurs
et ceux qui veulent se moderniser ? Les conseilleurs ne sont pas les payeurs !" zzz74v
zzz36v |
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L'Hôtellerie Restauration n° 3094 Hebdo 14 août 2008 Copyright © - REPRODUCTION
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